Stéphane Argentin
22/09/2009, 09h53
Une députée voudrait que les magazines mentionnent quand leur cliché a été retouché afin de mettre fin aux stéréotypes du corps parfait. "Une question de santé publique", selon elle.
Pas de cuisse capitonnée, pas de vilain bouton sur la joue, des gambettes de 2m13... Cela en deviendrait presque agaçant. Dans les pages des magazines ou sur les affiches de publicité, stars et modèles affichent sculptures de rêve et visages parfaits. Une bonne hygiène de vie, une bonne couche de maquillage... Sans doute mais aussi un sacré travail de retouches. Merci à Photoshop et autres logiciels destinés à modifier l'apparence d'un cliché, sorte de bistouri virtuel. C'est agaçant mais surtout dangereux, selon la députée Valérie Boyer. "Une question de santé publique", affirme-t-elle. La semaine dernière, elle a proposé une loi pour que soit précisée la mention "photo retouchée afin de modifier l'apparence corporelle" sur les clichés "photoshopés".
"Ces images peuvent conduire des personnes à croire à des réalités, qui très souvent n'existent pas", explique à LCI.fr cette élue des Bouches-du-Rhône, auteur d'un rapport parlementaire sur l'obésité et l'anorexie. Et de citer, par exemple, le cas d'une jeune fille de 20 ans qui va complexer, confrontée à la photo d'une actrice, la cinquantaine étincelante, au corps de rêve que l'adolescente n'a pas. "Il y a une différence entre rêverie et tromperie", argumente encore Valérie Boyer expliquant que ces jeunes filles ne font pas la différence entre le virtuel et le réel.
"Regarde comme ils m'ont retaillé mon nez ! "
Les hommes ne sont pas épargnés par ce diktat du zéro défaut obtenu à grands renforts de clics de souris. Mannequin aux fesses parfaites, acteurs aux muscles à rendre jaloux Popeye, président à la tablette de chocolat... "Je souhaite lutter contre une représentation erronée du corps dans la société car ça contribue au développement des troubles psychologiques", explique la députée Selon elle, toutes les images diffusées par la presse écrite devraient être concernées mais aussi les affiches publicitaires, de campagne ainsi que les emballages et les photographies d'art. "Il y a une forme d'indécence à faire croire aux gens que seule une certaine catégorie de l'humanité peut atteindre la perfection, sans dents jaunes, ni bourrelets", dit-elle volontairement provocatrice. Un champ très large qui ne devrait pas plaire à tous. La punition pour ceux qui ne respecteraient pas la consigne : Valérie Boyer propose 37.500 euros d'amende. Mais comment vérifier que la photo a été retouchée ? "Des logiciels permettent de le voir", assure la députée, qui ne sait pas encore précisément quand elle présentera son projet.
D'ici là, charge aux lecteurs de démêler le vrai du faux ; de lire ces tabloïds qui publient les photos volées de stars sans fards. Ou récemment le magazine Elle qui faisait poser trois actrices en Une, "sans maquillage, ni retouche". Pour la petite histoire, les people eux-mêmes peuvent elles-mêmes s'étonner devant de tels procédés. Ce fut le cas de Florence Foresti. L'humoriste, qui faisait la Une en août la Une du magazine Psychologies s'est esclaffée devant la photo de son nez. L'appendice avait été retaillé par le journal. Le comble pour un numéro consacré à la confiance en soi. "Et après, comment tu veux croire en toi ?", s'est demandée la femme préférée des Français.
Source (http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,4763042,00-les-people-bientot-mises-a-nu-.html)
Pas de cuisse capitonnée, pas de vilain bouton sur la joue, des gambettes de 2m13... Cela en deviendrait presque agaçant. Dans les pages des magazines ou sur les affiches de publicité, stars et modèles affichent sculptures de rêve et visages parfaits. Une bonne hygiène de vie, une bonne couche de maquillage... Sans doute mais aussi un sacré travail de retouches. Merci à Photoshop et autres logiciels destinés à modifier l'apparence d'un cliché, sorte de bistouri virtuel. C'est agaçant mais surtout dangereux, selon la députée Valérie Boyer. "Une question de santé publique", affirme-t-elle. La semaine dernière, elle a proposé une loi pour que soit précisée la mention "photo retouchée afin de modifier l'apparence corporelle" sur les clichés "photoshopés".
"Ces images peuvent conduire des personnes à croire à des réalités, qui très souvent n'existent pas", explique à LCI.fr cette élue des Bouches-du-Rhône, auteur d'un rapport parlementaire sur l'obésité et l'anorexie. Et de citer, par exemple, le cas d'une jeune fille de 20 ans qui va complexer, confrontée à la photo d'une actrice, la cinquantaine étincelante, au corps de rêve que l'adolescente n'a pas. "Il y a une différence entre rêverie et tromperie", argumente encore Valérie Boyer expliquant que ces jeunes filles ne font pas la différence entre le virtuel et le réel.
"Regarde comme ils m'ont retaillé mon nez ! "
Les hommes ne sont pas épargnés par ce diktat du zéro défaut obtenu à grands renforts de clics de souris. Mannequin aux fesses parfaites, acteurs aux muscles à rendre jaloux Popeye, président à la tablette de chocolat... "Je souhaite lutter contre une représentation erronée du corps dans la société car ça contribue au développement des troubles psychologiques", explique la députée Selon elle, toutes les images diffusées par la presse écrite devraient être concernées mais aussi les affiches publicitaires, de campagne ainsi que les emballages et les photographies d'art. "Il y a une forme d'indécence à faire croire aux gens que seule une certaine catégorie de l'humanité peut atteindre la perfection, sans dents jaunes, ni bourrelets", dit-elle volontairement provocatrice. Un champ très large qui ne devrait pas plaire à tous. La punition pour ceux qui ne respecteraient pas la consigne : Valérie Boyer propose 37.500 euros d'amende. Mais comment vérifier que la photo a été retouchée ? "Des logiciels permettent de le voir", assure la députée, qui ne sait pas encore précisément quand elle présentera son projet.
D'ici là, charge aux lecteurs de démêler le vrai du faux ; de lire ces tabloïds qui publient les photos volées de stars sans fards. Ou récemment le magazine Elle qui faisait poser trois actrices en Une, "sans maquillage, ni retouche". Pour la petite histoire, les people eux-mêmes peuvent elles-mêmes s'étonner devant de tels procédés. Ce fut le cas de Florence Foresti. L'humoriste, qui faisait la Une en août la Une du magazine Psychologies s'est esclaffée devant la photo de son nez. L'appendice avait été retaillé par le journal. Le comble pour un numéro consacré à la confiance en soi. "Et après, comment tu veux croire en toi ?", s'est demandée la femme préférée des Français.
Source (http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,4763042,00-les-people-bientot-mises-a-nu-.html)