Kaji
19/05/2006, 20h59
J'espère que vous êtes bien assis... :icon_conf
Le double viol d'un enfant de huit ans par des écoliers de 9 et 11 ans, durant la récréation dans une école d'Ottignies, s'est produit mercredi midi. Seules des mesures éducatives protectionnelles peuvent être prises.
La victime ne s'est confiée à ses parents que le lendemain. Le substitut de la Jeunesse, Eric Janssens a été chargé du dossier et devait entendre les enfants vendredi après-midi au Palais de Justice de Nivelles. L'un des deux agresseurs fait d'ores et déjà l'objet d'une mesure d'éloignement.
Alors que les enfants jouaient au football dans la cour de l'école, le ballon a échoué derrière un haut mur. C'est alors que la petite victime tentait de récupérer celui-ci, qu'il a été rejoint par deux autres garçons qui lui auraient tenu des propos à caractère sexuel. Devant le refus de se laisser faire, les deux écoliers de 9 et 11 ans ont violé l'enfant, l'un par sodomisation et l'autre par fellation.
A la reprise des cours, l'enfant n'a pas osé parler de ce qu'il venait de subir. Quand les faits ont été connus par la famille de la victime, plainte a été déposée auprès de la police locale dont le service spécialisé en la matière a réalisé une audition vidéofilmée. L'enfant a également été examiné par un médecin.
Selon Bernard Goethal, substitut "Presse" auprès du parquet de Nivelles, l'affaire, une fois connue a tout de suite été prise très au sérieux et traitée rigoureusement. "Si pénalement, des enfants ne peuvent être poursuivis pour ce type d'acte et qu'il n'y a pas de dessaisissement possible vers une instance correctionnelle, les seules mesures d'application en la matière sont des mesures éducatives protectionnelles. Côté familles et établissement scolaire, il conviendra aussi d'apporter une aide éducative et protectionnelle. Il est par contre regrettable que cette affaire ait été mise en place publique aussi rapidement", a déclaré le magistrat.
Le Docteur Emmanuel de Becker, pédo-psychiatre aux cliniques Saint-Luc de Bruxelles convient que le fait qui s'est déroulé à Ottignies est peu banal: "Il faut essayer de comprendre s'il a existé la construction d'un scénario, ce qui est rarement le cas. Par contre, il est pensable que certains verrous ont sauté pour passer de l'image (forme de fantasme) à l'acte dans son accomplissement. Il convient enfin d'analyser le contexte socio-familial des auteurs des faits".
"Quant à l'acte de sodomisation, il est coordonné au fait d'avoir dépassé le stade pubertaire dans le cas de celui qui pose l'acte. L'enfant a un potentiel de violence qui peut s'exprimer au-travers de pulsions sexuelles, mais seul des examens pratiqués sur les intéressés pourront déterminer le degré de responsabilité et la prise de conscience de la gravité des actes perpétrés", note le médecin.
Source: Le Soir (Journal Belge)
Le double viol d'un enfant de huit ans par des écoliers de 9 et 11 ans, durant la récréation dans une école d'Ottignies, s'est produit mercredi midi. Seules des mesures éducatives protectionnelles peuvent être prises.
La victime ne s'est confiée à ses parents que le lendemain. Le substitut de la Jeunesse, Eric Janssens a été chargé du dossier et devait entendre les enfants vendredi après-midi au Palais de Justice de Nivelles. L'un des deux agresseurs fait d'ores et déjà l'objet d'une mesure d'éloignement.
Alors que les enfants jouaient au football dans la cour de l'école, le ballon a échoué derrière un haut mur. C'est alors que la petite victime tentait de récupérer celui-ci, qu'il a été rejoint par deux autres garçons qui lui auraient tenu des propos à caractère sexuel. Devant le refus de se laisser faire, les deux écoliers de 9 et 11 ans ont violé l'enfant, l'un par sodomisation et l'autre par fellation.
A la reprise des cours, l'enfant n'a pas osé parler de ce qu'il venait de subir. Quand les faits ont été connus par la famille de la victime, plainte a été déposée auprès de la police locale dont le service spécialisé en la matière a réalisé une audition vidéofilmée. L'enfant a également été examiné par un médecin.
Selon Bernard Goethal, substitut "Presse" auprès du parquet de Nivelles, l'affaire, une fois connue a tout de suite été prise très au sérieux et traitée rigoureusement. "Si pénalement, des enfants ne peuvent être poursuivis pour ce type d'acte et qu'il n'y a pas de dessaisissement possible vers une instance correctionnelle, les seules mesures d'application en la matière sont des mesures éducatives protectionnelles. Côté familles et établissement scolaire, il conviendra aussi d'apporter une aide éducative et protectionnelle. Il est par contre regrettable que cette affaire ait été mise en place publique aussi rapidement", a déclaré le magistrat.
Le Docteur Emmanuel de Becker, pédo-psychiatre aux cliniques Saint-Luc de Bruxelles convient que le fait qui s'est déroulé à Ottignies est peu banal: "Il faut essayer de comprendre s'il a existé la construction d'un scénario, ce qui est rarement le cas. Par contre, il est pensable que certains verrous ont sauté pour passer de l'image (forme de fantasme) à l'acte dans son accomplissement. Il convient enfin d'analyser le contexte socio-familial des auteurs des faits".
"Quant à l'acte de sodomisation, il est coordonné au fait d'avoir dépassé le stade pubertaire dans le cas de celui qui pose l'acte. L'enfant a un potentiel de violence qui peut s'exprimer au-travers de pulsions sexuelles, mais seul des examens pratiqués sur les intéressés pourront déterminer le degré de responsabilité et la prise de conscience de la gravité des actes perpétrés", note le médecin.
Source: Le Soir (Journal Belge)