JaimzHatefield
09/04/2006, 14h22
Mais qui est encore assez bête pour appeler les renseignements ? Encore beaucoup de monde en fait, et le marché brasse un joli pactole.
(...)
Des services peu fiables
En pratique, si la CLCV constate cependant que, pour une « recherche simple », c'est-à-dire le numéro de téléphone d'un particulier, « la très grande majorité des opérateurs » a des taux de réponses exactes qui flirtent avec les 100 %, il n'en va pas de même dès que la requête se complique (professionnel, association...). Sans parler des « recherches de proximité ». « Au total, sur les 11 opérateurs testés, seuls 2 obtiennent 100 % de réponses exactes, aucun parmi eux ne fournissant d'informations de proximité », relève l'association.
En théorie ils sont sensés fournir des informations exactes. Mais dans la pratique, tout ce qui compte est d'avoir un client en ligne et de le "carotter" bien comme il faut, quitte à dire n'importe quoi notamment des renseignements erronés, voire totalement farfelus. Les exemples sont nombreux : faux horaires de cinéma, horaires de trams aléatoires, vous cherchez un cybercafé dans le coin pour consulter vos mails et vous êtes aiguillés sur des boîtes informatiques... De plus, les tarifs (http://www.appel118.fr/detail.php) ne sont pas très clairs et rien n'est fait pour être tout à fait transparent lorsque le client est au bout du fil, ils sont là pour lui faire payer le plus possible. De ce fait, la "mise en relation" avec le contact que l'on cherche à joindre n'est pas une simple bascule, mais elle reste dans la plupart des offres au niveau de l'opérateur qui met en contact les deux lignes, tout en faisant tourner le compteur... "chhh-ching".
En outre, ajoutons que toutes les firmes ont installé les locaux de leur service au Maroc afin de gagner encore plus de marge sur les salaires et de s'affranchir des lois françaises sur la durée du travail. Si le principe est peu élégant vis-à-vis des salariés de l'hexagone, ils sont quand même parfaitement dans leur droit. Les marocains ont eux-aussi le droit d'être embauchés si leur main-d'oeuvre est compétitive. Néanmoins, là où à mon sens cela devient malhonnête, c'est que les téléopérateurs ont tous des pseudonymes de travail à la sonorité bien française, histoire de faire croire que l'on embauche ici. C'est aussi sous-entendre à tord que si le renseignement est onéreux, au moins la compagnie fait travailler les gens de notre pays.
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Des services peu fiables
En pratique, si la CLCV constate cependant que, pour une « recherche simple », c'est-à-dire le numéro de téléphone d'un particulier, « la très grande majorité des opérateurs » a des taux de réponses exactes qui flirtent avec les 100 %, il n'en va pas de même dès que la requête se complique (professionnel, association...). Sans parler des « recherches de proximité ». « Au total, sur les 11 opérateurs testés, seuls 2 obtiennent 100 % de réponses exactes, aucun parmi eux ne fournissant d'informations de proximité », relève l'association.
En théorie ils sont sensés fournir des informations exactes. Mais dans la pratique, tout ce qui compte est d'avoir un client en ligne et de le "carotter" bien comme il faut, quitte à dire n'importe quoi notamment des renseignements erronés, voire totalement farfelus. Les exemples sont nombreux : faux horaires de cinéma, horaires de trams aléatoires, vous cherchez un cybercafé dans le coin pour consulter vos mails et vous êtes aiguillés sur des boîtes informatiques... De plus, les tarifs (http://www.appel118.fr/detail.php) ne sont pas très clairs et rien n'est fait pour être tout à fait transparent lorsque le client est au bout du fil, ils sont là pour lui faire payer le plus possible. De ce fait, la "mise en relation" avec le contact que l'on cherche à joindre n'est pas une simple bascule, mais elle reste dans la plupart des offres au niveau de l'opérateur qui met en contact les deux lignes, tout en faisant tourner le compteur... "chhh-ching".
En outre, ajoutons que toutes les firmes ont installé les locaux de leur service au Maroc afin de gagner encore plus de marge sur les salaires et de s'affranchir des lois françaises sur la durée du travail. Si le principe est peu élégant vis-à-vis des salariés de l'hexagone, ils sont quand même parfaitement dans leur droit. Les marocains ont eux-aussi le droit d'être embauchés si leur main-d'oeuvre est compétitive. Néanmoins, là où à mon sens cela devient malhonnête, c'est que les téléopérateurs ont tous des pseudonymes de travail à la sonorité bien française, histoire de faire croire que l'on embauche ici. C'est aussi sous-entendre à tord que si le renseignement est onéreux, au moins la compagnie fait travailler les gens de notre pays.