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Voir la version complète : Iron Maiden - flight 666 - Dunn et McFayden


hello kitty !!!
23/04/2009, 16h28
Flight 666, ou la preuve par l’image que, si les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel, les gens « exceptionnels » quant à eux n’ont pas forcément grand’chose à raconter.

Tout est là pourtant : des prouesses scéniques d’un des meilleurs chanteurs encore en activité, aux blagues potaches du batteur en backstage, en passant par des fans sud-américains surexcités… et même un Boeing 757 reconverti pour l’occasion en tour bus volant et baptisé Ed Force One ! C’est d’ailleurs là que se trouve la plus grande qualité du film : rappeler constamment la démesure de la tournée – Somewhere Back in Time – dans laquelle il nous embarque. Mais ce qui manque à Flight 666, c’est une histoire, un véritable « point de vue ». Le film souffre d’une réelle absence de dynamique et d’enjeu. Tout est posé d’emblée : « Exit the tour bus, viva Ed Force One, e basta ! ».


Passé la folie du sujet lui-même (suivre un grand trekking à travers le monde, dans un avion de ligne piloté par une rock star – Mr Bruce Dickinson himself !), le film manque cruellement de relief. Les vignettes « off » s’en vont remplir un album photo de portraits format timbre-poste de musiciens dans leur cinquantaine, adultes et responsables, qui ont des loisirs de gens de leur âge : ils jouent au tennis, au golf ou aux touristes en sandales…et des cadrages qui coupent particulièrement bien les têtes des musiciens (problème dans le format diffusé?)

Ajoutés à cela quelques bizarreries, de la part de « Maiden Geeks » comme Dunn et McFayden qui pourraient remettre en question l’honnêteté intellectuelle du film… Steve Harris se précipitant en studio pour discuter avec Kevin Shirley (leur producteur) du mix d’un morceau (tiré d’un album sorti deux ans auparavant), ou le groupe en pleine séance de balances (qu’ils ne les font plus eux-mêmes depuis les années 80) par exemple… Rod Smallwood ne serait donc pas le « meilleur rock manager » du monde pour rien (en plus d’être producteur exécutif du film).:pochtron:

Enfin, fait assez paradoxal pour un documentaire musical, les extraits de concerts, trop nombreux et trop courts, donc frustrants, assez mal mixés et mal fichus visuellement en viennent à parasiter le film (ils en occupent une bonne moitié)… Sans compter que ces titres seront repris in extenso sur le deuxième disque de l’édition DVD du film à paraître le 25 mai…:pimorang:

Au final, et malgré tout ce qui aurait pu faire de ce film un bonus promotionnel inutile à coller en face B d’un énième DVD live, il est pratiquement impossible de contenir son enthousiasme à l’issue de la projection. Pourquoi ? Parce que Maiden en concert, même filmé au téléphone portable, ça reste « 10 % plus cool que n’importe quel autre groupe », comme dirait Lars Ulrich, et parce que des titres comme Aces High, Rime of the Ancient Mariner ou Hallowed Be Thy Name, sur grand écran numérique, ça le fait, tout simplement. Et on se prendrait presque à envisager ce que pourrait donner un projet du type de Shine A Light avec Maiden en lieu et place des Stones… et un bon film à la clef (certes, ça demande un certain effort d’imagination) !:guioui:

écrit avec l'aide de 2 Maiden geeks qui ont réussi à nous perdre en sortant du ciné d' Evry ( Oui! Evry..c'est loin!!)

Hate-craft
23/04/2009, 16h45
Oui voilà tout pareil que la dame. :love:

J'ajouterais ma réflexion une fois sortie du cinéma:
L'entité Maiden (oui entité, on ne parle plus de groupe depuis la sortie de 7th Son...), l'entité Maiden donc, c'est un peu les George Lucas du métal.

Ils sont toujours "indépendants" sur le papier et ne disent ne devoir gagner leur succès qu'à la sueur de leur front.
Cependant l'argent coule à flot, la vanne des produits dérivés toute azimut, tout est borné, étudié au millimètre près et on ne parle pas de sujets qui fâchent (pourquoi 2 membres essentiels de Maiden sont partis de la "famille" puis revenus ensuite?)... :neutre:

pulpy
27/04/2009, 19h25
Un groupe qui sort un best of et un live, voire 2 après chaque disque studio n'est forcément pas indépendant. Là dessus, ils ne peuvent tromper personne.

Maintenant, je m'en fous, Maiden je suis pas fan, mais je suis content de les avoir vu sur scène une fois.