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Voir la version complète : Angels in America


La Rédaction
20/09/2004, 01h00
Vous pouvez discuter ici du film Angels in America.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-378.php

Pimette
30/03/2005, 10h31
Voilà un topic qui va faire plaisir à Gregmond... ;-)

J'ai donc commencé à regarder cette mini-série HBO hier soir (seulement le premier chapitre, pour l'instant), et j'avoue que j'étais pas loin d'en rester bouche bée. N'eut été ma conscience professionnelle (:ange:) qui me demandait de dormir un peu, j'aurais volontiers enchaîné sur les chapitres suivants...

Peinture des années 80 aux USA, entre reaganisme et montée du Sida, considérations religieuses et choix d'orientations sexuelles, l'ensemble est (pour l'instant, mais je ne doute pas que ce soit de mieux en mieux) d'une finesse et d'une intelligence rares.
Evidemment, en prime, les comédiens s'annoncent excellents (je n'avais jamais vu Al Pacino comme ça :o).

Et en petit aparté, pour achever de convaincre Gregmond de regarder West Wing (mon défi de l'année), sache qu'on y retrouve à partir de la saison 2, je crois, Mary-Louise Parker, alias la Harper accro au Valium de Angels in America.

Riézincou
30/03/2005, 12h18
C'est plutôt drôle ou plutôt triste ? Plein de personnages à la Short Cuts ?

Pimette
30/03/2005, 12h20
C'est a priori (au vu du premier épisode) plutôt à ranger côté drame, mais pas de pathos larmoyant : c'est grave sans être déprimant. Quelques sourires quand même, et de jolies passages oniriques.


Côté personnages, en effet, on en découvre plusieurs dont on comprend peu à peu le fil (plus ou moins ténu) qui les relie.

Gregmond
30/03/2005, 12h37
La conversation à la fin du premier épisode entre Pacino et le bad guy de LA Confidential est fabuleuse. Je crois que je n'avais jamais rien vu de si bien écrit à la télévision.

C'est vraiment dommage que la série soit passée inaperçu lors de sa diffusion sur Canal.
Un tel casting, une telle qualité d'écriture, une telle richesse thématique est tellement rare.
D'ailleurs, il faut insister sur le fait que ce ne soit pas une série sur le SIDA comme on a bcp pu le lire, mais une série sur l'époque reaganienne, qui représente le dernier bastion d'un foi aveugle dans les valeurs américaines.

Pimette
04/04/2005, 10h36
Et hop, chapitres 2 et 3 regardés hier soir. Où l'on découvre Meryl Streep et Emma Thomson, où la dramatisation de l'intrigue s'accompagne d'un passage de plus en plus net au fantasmagorique et au mystique et où, contrairement à ce qu'on pourrait craindre, ça ne plombe absolument pas l'ensemble. La passionnante réflexion sur les années Reagan continue, s'enrichit de réflexions sur les différentes religions et communautés qui peuplent les Etats-Unis, sur la démocratie américaine elle-même et sur son système politique et judiciaire. Avec une humanité et une émotion à fleur de peau, en permanence.

Je n'avais jamais vu Justin Kirk (qui joue Prior) dans quoi que ce soit avant, mais j'espère bien le revoir souvent après...

Vivement les 3 derniers chapitres !

perfo
06/04/2005, 13h21
Les DVD sont sortis... pas cher, dans les 23/25 euros.
Suite aux commentaires du Greg et de Pim, je me tate. C'est long comment la totalité de la série ?

Gregmond
06/04/2005, 14h06
Les DVD sont sortis... pas cher, dans les 23/25 euros.
Suite aux commentaires du Greg et de Pim, je me tate. C'est long comment la totalité de la série ?

6X50 minutes ...

Pimette
07/04/2005, 14h03
Chapitre 4 vu hier soir, j'attaque donc la deuxième partie intitulée "Perestroika" (du coup, je me suis demandé comment s'intitulait la première, je n'avais pas fait attention).
C'est de plus en plus brillant, on a l'impression de commencer enfin à voir se dessiner un plan d'ensemble qui dépasse le cadre de ce qu'on supposait jusque là. En fait, la réflexion menée va bien au-delà de ce qu'il y paraissait dans la première partie, et c'est super gonflé. Avec à chaque fois, fort heureusement, la petite touche d'humour qui vient directement désamorcer un cadre qui pourrait s'avérer pompeux (les face-à-face entre Prior et l'ange sont particulièrement savoureux).
J'ai pour l'instant un peu de mal à voir où on va avec le personnage de Harper et de Mrs Pitt (alias Meryl Streep), mais j'imagine que ça va s'éclaircir dans le prochain épisode...

Vivement la suite ce soir ! :cool:

Sandy Gillet
07/04/2005, 15h35
Chapitre 4 vu hier soir, j'attaque donc la deuxième partie intitulée "Perestroika" (du coup, je me suis demandé comment s'intitulait la première, je n'avais pas fait attention).
C'est de plus en plus brillant, on a l'impression de commencer enfin à voir se dessiner un plan d'ensemble qui dépasse le cadre de ce qu'on supposait jusque là. En fait, la réflexion menée va bien au-delà de ce qu'il y paraissait dans la première partie, et c'est super gonflé. Avec à chaque fois, fort heureusement, la petite touche d'humour qui vient directement désamorcer un cadre qui pourrait s'avérer pompeux (les face-à-face entre Prior et l'ange sont particulièrement savoureux).
J'ai pour l'instant un peu de mal à voir où on va avec le personnage de Harper et de Mrs Pitt (alias Meryl Streep), mais j'imagine que ça va s'éclaircir dans le prochain épisode...

Vivement la suite ce soir ! :cool:

Bof bof. Je viens de finir le second chapitre en DVD et je ne suis pas du tout emballé. Pacino en fait des tonnes et je trouve le passage onirique du premier chapitre vraiment lourdingue. Mais bon je vais quand même aller jusqu'au bout car j'aime bien finir ce que je commence.

Julio Lopez
07/04/2005, 17h56
Bof bof. Je viens de finir le second chapitre en DVD et je ne suis pas du tout emballé. Pacino en fait des tonnes et je trouve le passage onirique du premier chapitre vraiment lourdingue. Mais bon je vais quand même aller jusqu'au bout car j'aime bien finir ce que je commence.

Ah merde, moi qui voulait commencer à regarder cette mini-série dès que possible (j'ai prêté mon DVD à une personne qui voulait absolument le voir) vu l'enthousiasme de la plupart des personnes ici présentes, voilà que le boss de la rédac d'Ecran Large nous dit que c'est bof !!! :-(

Pimette
07/04/2005, 18h02
Bof bof. Je viens de finir le second chapitre en DVD et je ne suis pas du tout emballé. Pacino en fait des tonnes et je trouve le passage onirique du premier chapitre vraiment lourdingue. Mais bon je vais quand même aller jusqu'au bout car j'aime bien finir ce que je commence.

Aaaaah, un débat avec Sandy, ça faisait longtemps ! :cool:
Si les passages oniriques m'ont un tantinet déroutée au début, j'avoue qu'à mesure que les chapitres passent je les trouve de mieux en mieux (et surtout, j'ai l'impression que le spectre s'élargit sur ce qu'ils sont vraiment). Avec surtout un avis positif sur les rêves de Prior, comme je le disais, j'ai encore un peu de mal à voir où on va avec Harper.

Quant à Pacino, il lui est évidemment arrivé de jouer plus en finesse que ça. Mais j'avoue que, dans le premier chapitre, il m'a bluffée. Et, finalement, même s'il en fait des caisses, je le trouve génial.

Pimette
08/04/2005, 12h54
Bon, ça y est, j'ai fini les deux derniers chapitres. Enfin, "fini" est un bien grand mot, puisque mon DVD ayant manifestement un petit problème, il m'a été impossible de voir les 5 dernières minutes (je parle bien de Angels in America et non du Commissaire Bourrel). :x Heureusement que c'est pas un film de Shyamalamalan...

Un 5è épisode plutôt sobre et sombre (peu de rêves et d'hallucinations, une lente descente aux enfers de tout le monde, et on comprend enfin où va le personnage de Meryl Streep), qui contraste avec un 6è épisode complètement barré, qui clôt la série dans une sorte d'apothéose flamboyante. Si le délire des séquences oniriques va crescendo, l'humour qui l'accompagne aussi, ce qui est donc formidable. Exubérant et déroutant, too-much et génial, ce dernier épisode est vraiment hallucinant... et élargit définitivement le spectre de la mini-série, des années Reagan aux Etats-Unis à une sorte d'allégorie sur l'humanité entière et l'ensemble du 20è siècle. Difficile de développer sans spoiler ceux qui ne l'auraient pas vu, mais je trouve vraiment que faire une mini-série comme ça, en 2004, c'était sacrément gonflé.

Un seul bémol : si je trouve tous les personnages très bien travaillés, avec de belles idées (Ethel Rosenberg, honnêtement, peu auraient osé !), j'ai une petite réserve sur celui de Harper. Ca me semble être le plus "maltraité" de l'histoire. J'ai également l'impression qu'on n'a pas de réel dénouement pour Joe, à moins que ce ne soit dans les ultimes minutes que j'ai ratées...

Gregmond
11/04/2005, 16h12
Bon, ça y est, j'ai fini les deux derniers chapitres. Enfin, "fini" est un bien grand mot, puisque mon DVD ayant manifestement un petit problème, il m'a été impossible de voir les 5 dernières minutes (je parle bien de Angels in America et non du Commissaire Bourrel). :x Heureusement que c'est pas un film de Shyamalamalan...

Un 5è épisode plutôt sobre et sombre (peu de rêves et d'hallucinations, une lente descente aux enfers de tout le monde, et on comprend enfin où va le personnage de Meryl Streep), qui contraste avec un 6è épisode complètement barré, qui clôt la série dans une sorte d'apothéose flamboyante. Si le délire des séquences oniriques va crescendo, l'humour qui l'accompagne aussi, ce qui est donc formidable. Exubérant et déroutant, too-much et génial, ce dernier épisode est vraiment hallucinant... et élargit définitivement le spectre de la mini-série, des années Reagan aux Etats-Unis à une sorte d'allégorie sur l'humanité entière et l'ensemble du 20è siècle. Difficile de développer sans spoiler ceux qui ne l'auraient pas vu, mais je trouve vraiment que faire une mini-série comme ça, en 2004, c'était sacrément gonflé.

Un seul bémol : si je trouve tous les personnages très bien travaillés, avec de belles idées (Ethel Rosenberg, honnêtement, peu auraient osé !), j'ai une petite réserve sur celui de Harper. Ca me semble être le plus "maltraité" de l'histoire. J'ai également l'impression qu'on n'a pas de réel dénouement pour Joe, à moins que ce ne soit dans les ultimes minutes que j'ai ratées...

pas vu les deux derniers non plus ... mais je me rattrape bientôt ... (dès que mon pote me les grave ... :mad: )

Gregmond
11/05/2005, 10h21
a y est !!!!!!
j'ai eu les derniers épisodes ... du coup, j'ai revu les premiers, pour une vision globale ...
très haut niveau ... j'ai quelques réserves sur le traitement, mais il faut avouer que l'ensemble dénote un niveau d'exigeance rarement observé à la télévision jusque là ...
ambitieux, et magnifiquement bien écrit .... je comprends que Pacino vienne s'y embarquer, ca faisait longtemps qu'on ne lui avait plus donner de personnage si complexe au cinéma.
Une série d'envergure, une vision élargie et dotée d'un certain recul sur le "règne" républicain des années 80, Reagan, les désillusions du capitalisme et de ses tenants politiques (mc carthysme notamment), l'apparition du SIDA et sa prime perception sociale, et l'imbroglio théologique qui agit comme une barrière à l'appréhension des différents évènements.
Ca fait beaucoup pour une mini série de 6 heures .... surtout qu'il faut ajouter à cela une démesure legèrement kitsch pour l'aspect spirituel de la série.
Heureusement, formidablement écrit et interprété, le tout reste parfaitement digeste.
Mes réserves concernent plutot la dimension onirique ... un peu trop poussée dans certains épisodes, et du fait de laquelle j'ai un peu décroché ...
Autre question que l'on est en droit de se poser, c'est celle de l'accessibilité de l'oeuvre ... son appréhension implique un minimum de culture (fait surprenant pour un cinéphile contemporain, tant le cinéma actuel prémache l'information), par exemple, mieux vaut être au fait des évènements du mac carthysme, du procès Rosenberg, etc .... une belle exigeance, donc, qui, finalement étonne dans la politique de production de fiction actuelle ...

pour Pim, effectivement, Harper est le personnage bancal de l'oeuvre ... franchement délaissée dans la seconde partie de la série ... mais il est vrai qu'elle peut être vue uniquement comme un catalyseur aux révélations sur le personnage de Joe.
De même, celui ci est un peu mis de côté dans le dernier épisode ... satellite luxueux à l'histoire de Prior et Louis ...

Pimette
12/05/2005, 10h24
Mes réserves concernent plutot la dimension onirique ... un peu trop poussée dans certains épisodes, et du fait de laquelle j'ai un peu décroché ...
J'ai eu quelques réserves là-dessus dans les épisodes 3-4, je crois. Mais dans le 6è, où pourtant on part dans un grand délire, j'ai trouvé ça extraordinairement gonflé. Et traité avec tellement d'humour que ça passe tout seul.

Autre question que l'on est en droit de se poser, c'est celle de l'accessibilité de l'oeuvre ... son appréhension implique un minimum de culture (fait surprenant pour un cinéphile contemporain, tant le cinéma actuel prémache l'information), par exemple, mieux vaut être au fait des évènements du mac carthysme, du procès Rosenberg, etc .... une belle exigeance, donc, qui, finalement étonne dans la politique de production de fiction actuelle ...
Je suis d'accord avec toi, c'est assez rare en télévision comme au cinéma. C'est toutefois une fiction essentiellement destinée au public américain, pour lequel les références que tu cites font partie prenante de la culture du pays, partagée par le plus grand nombre je pense (j'espère). Il est sans doute rare qu'on y fasse appel à la télévision, et au fond ça fait plaisir.

pour Pim, effectivement, Harper est le personnage bancal de l'oeuvre ... franchement délaissée dans la seconde partie de la série ... mais il est vrai qu'elle peut être vue uniquement comme un catalyseur aux révélations sur le personnage de Joe.
Elle est complètement abandonnée dans le traitement, mais les bases du personnage étaient posées pour qu'elle aille au-delà du simple rôle de catalyseur (ses rêves de banquise, etc...). Joe n'étant d'ailleurs, par ailleurs et comme tu le dis, qu'un personnage secondaire de luxe dans l'histoire Louis/Prior, qui permet d'introduire le personnage de Meryl Streep. C'est dommage, ça fait une oeuvre un chouïa bancale dans la seconde partie. Mais ça n'en enlève pas tout son mérite.

Gregmond
12/05/2005, 10h35
Mes réserves concernent plutot la dimension onirique ... un peu trop poussée dans certains épisodes, et du fait de laquelle j'ai un peu décroché ...
J'ai eu quelques réserves là-dessus dans les épisodes 3-4, je crois. Mais dans le 6è, où pourtant on part dans un grand délire, j'ai trouvé ça extraordinairement gonflé. Et traité avec tellement d'humour que ça passe tout seul.

Autre question que l'on est en droit de se poser, c'est celle de l'accessibilité de l'oeuvre ... son appréhension implique un minimum de culture (fait surprenant pour un cinéphile contemporain, tant le cinéma actuel prémache l'information), par exemple, mieux vaut être au fait des évènements du mac carthysme, du procès Rosenberg, etc .... une belle exigeance, donc, qui, finalement étonne dans la politique de production de fiction actuelle ...
Je suis d'accord avec toi, c'est assez rare en télévision comme au cinéma. C'est toutefois une fiction essentiellement destinée au public américain, pour lequel les références que tu cites font partie prenante de la culture du pays, partagée par le plus grand nombre je pense (j'espère). Il est sans doute rare qu'on y fasse appel à la télévision, et au fond ça fait plaisir.

pour Pim, effectivement, Harper est le personnage bancal de l'oeuvre ... franchement délaissée dans la seconde partie de la série ... mais il est vrai qu'elle peut être vue uniquement comme un catalyseur aux révélations sur le personnage de Joe.
Elle est complètement abandonnée dans le traitement, mais les bases du personnage étaient posées pour qu'elle aille au-delà du simple rôle de catalyseur (ses rêves de banquise, etc...). Joe n'étant d'ailleurs, par ailleurs et comme tu le dis, qu'un personnage secondaire de luxe dans l'histoire Louis/Prior, qui permet d'introduire le personnage de Meryl Streep. C'est dommage, ça fait une oeuvre un chouïa bancale dans la seconde partie. Mais ça n'en enlève pas tout son mérite.

Je serais assez intéressé d'avoir des infos sur la pièce dont est tirée la série, notamment sa date de création.

Sinon, il faut avouer qu'Angels in America n'a aucun retentissement en France ... très peu vu, très peu vendu, et aucune couverture médiatique ....

Pimette
12/05/2005, 10h43
Tony Kushner, l'auteur, a apparemment gagné le Pulitzer en 1993 avec la première partie. Il semble qu'en fait, il s'agisse de deux "full-length plays" : la première "Millenium Approaches" a eu le Pulitzer, la seconde "Perestroika" a eu le Tony Award.

La construction initiale en deux pièces distinctes mais qui se suivent peut expliquer la différence de traitement des personnages de Harper et Joe entre la première et la deuxième partie. :idea:

Dans le résume qui en est fait là : http://endeavor.med.nyu.edu/lit-med/lit-med-db/webdocs/webdescrips/kushner1050-des-.html, il est intéressant de voir que le personnage de Joe n'est même pas nommément cité...

Gregmond
12/05/2005, 10h54
Tony Kushner, l'auteur, a apparemment gagné le Pulitzer en 1993 avec la première partie. Il semble qu'en fait, il s'agisse de deux "full-length plays" : la première "Millenium Approaches" a eu le Pulitzer, la seconde "Perestroika" a eu le Tony Award.

La construction initiale en deux pièces distinctes mais qui se suivent peut expliquer la différence de traitement des personnages de Harper et Joe entre la première et la deuxième partie. :idea:

Dans le résume qui en est fait là : http://endeavor.med.nyu.edu/lit-med/lit-med-db/webdocs/webdescrips/kushner1050-des-.html, il est intéressant de voir que les personnages de Joe et Harper ne sont même pas nommément cités...

Possible donc que Joe et Harper aient été developpés pour la mini série alors qu'ils avaient un rôle anecdotique dans la pièce ...

incroyable Meryl Streep au passage ... j'étais très surpris d'apprendre qu'elle interprétait également le rabbin du premier épisode ...