BaNDiNi
01/09/2004, 12h55
Etant fanatique de l’univers de Katsuhiro OTOMO, j’étais déjà conquis par ce film avant même de l’avoir vu. Mais arriver à ce point là à me faire jouir les sens, ce dessinateur réalisateur est exceptionnel.
http://images-eu.amazon.com/images/P/B0002IE448.08.LZZZZZZZ.jpg
La Rose Magnétique qui ouvre Memories est au-delà de mes attentes. L’histoire d’astronautes attirés par un S.O.S dans l’épave spatiale à la dérive. D’une poésie baroque à désintégrer le plus réfractaire aux charmes des dessins japonais, ce court-métrage méritait amplement un long pour s’étaler de sa superbe. Eblouissant et forcément apocalyptique, cette Rose Magnétique m’a laissé béat, l’esprit en larme, les yeux heureux.
Bombe Puante, l’histoire tragiquement drôle d’un chimiste devenant bien malgré lui une arme biologique, est typiquement Otomo. Des pilules, d’immenses espaces envahis de fumée, l’armée qui dynamite l’architecture pour supprimer une menace invincible… Akira et Domu ne sont pas loin.
Memories se termine sur un trop court Cannon Fodder qui dépeint une société prolétarienne vouant un culte aux canons, ces derniers étant de véritables dieux. Otomo, dans un style graphique original, montre une guerre absurde contre un ennemi inexistant… Surréaliste et noir.
Un joyau de l'animation qu'on a attendu dix ans chez nous. Le voilà enfin, ne vous privez pas ! :)
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La Rose Magnétique qui ouvre Memories est au-delà de mes attentes. L’histoire d’astronautes attirés par un S.O.S dans l’épave spatiale à la dérive. D’une poésie baroque à désintégrer le plus réfractaire aux charmes des dessins japonais, ce court-métrage méritait amplement un long pour s’étaler de sa superbe. Eblouissant et forcément apocalyptique, cette Rose Magnétique m’a laissé béat, l’esprit en larme, les yeux heureux.
Bombe Puante, l’histoire tragiquement drôle d’un chimiste devenant bien malgré lui une arme biologique, est typiquement Otomo. Des pilules, d’immenses espaces envahis de fumée, l’armée qui dynamite l’architecture pour supprimer une menace invincible… Akira et Domu ne sont pas loin.
Memories se termine sur un trop court Cannon Fodder qui dépeint une société prolétarienne vouant un culte aux canons, ces derniers étant de véritables dieux. Otomo, dans un style graphique original, montre une guerre absurde contre un ennemi inexistant… Surréaliste et noir.
Un joyau de l'animation qu'on a attendu dix ans chez nous. Le voilà enfin, ne vous privez pas ! :)