Jonathan Levine (All the boys love Mandy Lane)1 août 2010 - Vincent Julé

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All the boys love Mandy Lane est le premier film de Jonathan Levine, mais la France ne l'a découvert qu'avec son deuxième, The Wackness, sorti... en 2008 ! Seuls quelques chanceux (des festivals de Gérardmer et Deauville USA) avaient pu voir la belle à mourir Mandy Lane, jusqu'à aujourd'hui, où, grâce à Wild Side, elle se montre aux yeux de tous en DVD et Blu-ray. L'occasion de s'entretenir avec le réalisateur, sur l'enfer de la distribution, la découverte Amber Heard, ses influences et ses projets.

 

All the boys love Mandy Lane a été tourné il y a maintenant 5 ans. Que s'est-il passé ? Pourquoi le film a-t-il tant de temps à sortir... en DVD en France par exemple.

Je ne saurais dire exactement pour la France, mais aux Etats-Unis, c'est une histoire presque aussi terrifiante que celle du film. En fait, nous l'avons vendu  une société de distribution [NDLR : The Weinstein Compagny et leur filiale Dimension Films]. Le film a été présenté à la séance de minuit du Festival de Toronto, en septembre 2006, donc il y a presque 4 ans, et les spectateurs l'ont adoré. Mais la société de distribution a connu un échec [NDLR : Grindhouse], et ils sont devenus indécis au sujet du film. Cela a été très dur, le producteur a essayé de récupérer le film pour le distribuer lui-même, ce qui a donné lieu à une bataille de droits. C'est formidable de pouvoir faire des films de manière indépendante, garder une pureté et une liberté, mais au final, le sort du film réside entre les mains du distributeur. Et cela peut se résumer à de simples questions financières. [NDLR : Mandy Lane n'est toujours pas sorti aux Etats-Unis]

 

 Jonathan Levine

 

Quelles ont été les influences pour le film... et je crois qu'elles ne sont pas forcément horrifiques ?

Notre approche originale était de faire un film d'horreur qui soit vraiment différent. Pour moi, il était plus question de teen movie, la nature de l'adolescence est assez effrayante en elle-même, et je voulais l'explorer. Je citerai donc des films comme Donnie Darko, Virgin suicides, mais aussi d'autres très esthétiques, je pense à Terrence Malick. Pour l'horreur pur, j'ai grandi avec les slashers, donc je n'ai pas vraiment eu à les revisiter. L'idée était vraiment de combiner ce genre avec d'autres.

 

 Mandy Lane

 

Et surtout, vous avez Amber Heard ! Comment l'avez-vous trouvé ? Aviez-vous conscience d'avoir de l'or entre les mains ?

Elle a été l'une des premières à passer le casting, et j'ai su tout de suite qu'elle était formidable. Mais nous avons dû continuer les auditions, pour clarifier nos doutes, pour approfondir le personnage. Puis le scénariste l'a vu, et il n'aurait jamais cru rencontrer en vrai sa Mandy Lane.

En un film, elle est devenue la nouvelle scream queen, une vraie icône !

Et elle doit l'être ! Elle le mérite, elle est belle, cool, juste fantastique.

 Mandy Lane

Le twist final donne un ton très original au film, que l'on pourrait qualifier de « slasher indie ».

Je pense que ce que nous pouvons dire, c'est que le film en dit plus que d'autres slashers typiques. La raison de la fin est qu'habituellement, le dernier acte tient souvent du pur film d'action. Je voulais rester dans la psychologie des personnages, trouver l'équilibre entre la psychologie et l'action. Mais la fin est controversée, certains l'adorent, d'autres la détestent. Je suis content que nous ayons essayé quelque chose de différent.

Quels sont vos projets ?

Je suis en train de finir une comédie avec Seth Rogen et Joseph Gordon-Lewitt, intitulée Life with It et qui parle du cancer. Après, je devrais tourner Warm Bodies, un film de zombie et d'amour, une drôle de combinaison à l'instar de Mandy Lane. Des zombies et de l'amour, de la romance et de l'action. Cela sera très spécial, et très fun !

Propos recueillis par Vincent Julé.

Remerciements à Wild Side et Benjamin Gaessler.

 

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