King Kong de Peter Jackson est-il un vrai grand film ou un gros blockbuster surestimé ?

Mise à jour : 23/03/2017 09:01 - Créé : 12 mars 2017 - La Rédaction
T-Rex
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Grand film ou gros ratage : King Kong de Peter Jackson partage la rédaction.

3,5 millions d'entrées en France, plus de 550 millions au box-office et même trois Oscars dont celui des effets spéciaux : King Kong a dignement régné sur l'hiver 2005, réanimé par Peter Jackson dans une superproduction gargantuesque portée par Naomi WattsJack Black et Adrien Brody.

Alors que Kong : Skull Island va tenter (plus ou moins bien) de raviver la franchise pour notamment orchester une future rencontre folle avec Godzilla, la rédaction a décidé de se battre dans les bureaux pour savoir à quel point le blockbuster de Peter Jackson est bien, ou pas bien. Et à peu près personne n'est d'accord, peu importe l'aspect du film. La preuve.

 

Photo Naomi Watts

 

L'HISTOIRE REMAKÉE

OUI ! Le parti pris de Peter Jackson est simultanément simple, ultra-audacieux et très complexe dans sa mise en place. Considérant que le film original de Schoedsack et Cooper n’est pas un chef d’œuvre pour rien, il décide d’y rendre hommage en respectant scrupuleusement sa structure et ses composantes.

Il va se « contenter » de les passer en surmultipliée, afin de les faire correspondre au gigantisme et aux possibilités visuelles offertes par les avancées technologiques de 2005. Soit une position à la fois humble et fonctionnant comme un pur hommage mais exigeant un dosage méticuleux pour ne pas tomber dans le syndrome du too much ou du bigger and louder. Pari tenu pour Jackson qui signe à la foi sun film dont le propos épuré lui confère une éclatante modernité à l’heure du divertissement méta et une naïveté rafraîchissante, indispensable à la crédibilité du projet.

 

Photo Adrien Brody

 

MOUAIS... Le problème n'est pas de refaire le film de 1933. Adapter, moderniser, densifier le récit avec de si nobles ambitions est même une belle idée. Mais à l'écran, la chose manque trop de finesse. Il n'y a qu'à écouter à la cinquième minute du film la tirade du vieux qui explique lourdement à Annie qu'elle doit suivre ses rêves, noter l'utilisation balourde d'Au coeur des ténèbres qui offre un échange grotesque ou observer la mine déconfite de Jack Black en cinéaste aveuglé parce que l'art-avant-la-vie, pour se dire que King Kong manque terriblement de nuances.

La niaiserie qui enrobe le spectacle, l'humour omniprésent dans la première heure et le fait que Naomi Watts n'ait ensuite principalement qu'une longue de série de hurlements à interpréter, n'aide pas. La lourdeur et la longueur de l'entreprise laissent tout le loisir de voir ses faiblesses, et notamment ses grosses ficelles paresseuses - des personnages "expendables" au second plan à Annie qui marche sur une brindille et attire l'attention d'une grosse bête, en passant par les derniers mots des sacrifiés. Celui qui apprécie le film rangera ces éléments derrière la naïveté et le côté pulp assumé du film, mais on peut simplement trouver qu'ils relèvent juste d'une approche simplette.

 

Photo Jack Black

 

LA DIRECTION ARTISTIQUE

OUI ! King Kong est synonyme de foisonnement, qu’il s’agisse du New York de 1933 (reconstitué avec un luxe de détails appréciables, le tout dans une profusion de couleurs loin des clichés sépias ou grisâtres usités pour dépeindre la Grande Dépression) ou de l’incroyable Skull Island. Sur cette dernière, la liste des réussites du film est telle qu’on peine à en faire la liste.

Qu’il s’agisse des indigènes terrifiants, de leurs temples, ou d’une jungle luxuriante tout droit sortie d’un vieux pulp, tous les décors impressionnent. Du côté de la faune, le festin est également au rendez-vous. Le film réinvente le look des dinosaures pour leur conférer une apparence de cartoon tour à tour stimulante ou terrifiante. On reste encore traumatisés par le design inquiétant des monstrueux insectes de la séquence du canyon, qui s’amuse à rejouer une scène coupée du film original, dont il ne reste que deux mystérieuses photos à ce jour.

 

Photo

 

MOUAIS... Certes, Peter Jackson a un vrai sens de la mise en scène. Il est capable d'organiser l'espace et orchestrer le choc des dimensions, et prend un plaisir évident à plonger les personnages et le public dans les profondeurs étranges et folles de cette île. Les premiers pas sont d'ailleurs réjouissants, notamment parce que ce genre de spectacle simple voire régressif devient rare au rayon blockbuster.

Le problème n'est donc pas tant le talent du cinéaste, que la manière dont il déploie son énergie. Et King Kong prend vite des airs de superproduction grasse, ultra-stylisée (parfois dans le mauvais sens : voir ces étranges ralentis sur les crânes et autres) au point de ressembler à une entreprise clinquante, froide et artificielle. Au fond, King Kong n'est pas laid, et il offre même des visions parfois enthousiasmantes. Mais il manque une dimension à ce livre d'images pour être plus que ça. Dès lors que la brume se lève sur l'eau, que l'île montre son visage en pleine lumière, le film ne convainc plus totalement et tombe dans les travers ordinaires.

 

Photo Peter Jackson

  

KING KONG LUI-MÊME 

NON ! King Kong, c'est sensé être la force brute, primitive, sauvage et masculine qui s'adoucit et s'humanise en découvrant des sentiments aussi nobles que l'amour. C'est beau et tout, mais pas chez Peter Jackson. Parce sa version de Roi Kong a quand même une sale gueule de dépressif quadragénaire avec son oeil qui pleure et sa petite dent qui pointe. Ce fut d'ailleurs l'une des polémiques que dut subir le film au moment de la divulgation de ses premiers visuels, les fans ayant plutôt mal pris le fait que la bestiole ait une tête de contrôleur des impôts qui se pose des questions sur sa vie devant son plateau-télé. Résultat, une petite modification qui design mais le mal était fait. A défaut d'être un personnage vraiment romantique, King Kong s'était transformé en ce voisin poilu perpétuellement en marcel et qui tire toujours la gueule.  

OUI ! Dans l’apparence du personnage gît toute la note d’intention de Peter Jackson. Lorsqu’il entame son remake, l’icône est défraîchie. Plus grand monde ne regarde le chef d’œuvre de 1933, la version de 1976 est décriée et les outrances japonaises qui l’ont attaché à King Kong ont achevé d’en faire une blague potache. Conscient qu’il veut rebâtir un mythe abîmé, Jackson opte pour un Kong vieilli et désabusé, d’où son apparence de vieux gorille en bout de course. Par conséquent, sa prise de pouvoir sur le récit, sa montée en puissance tout le long du film, jusqu’à sa chute au cœur d’une aube mordorée n’en seront que plus belles.

 

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LES EFFETS SPÉCIAUX

OUI ! Trop souvent utilisés de manière à faciliter ou accélérer un processus de production, plus qu’un arsenal technologique doté d’avantages et d’inconvénients, les images de synthèse sont souvent synonymes d’effets voyants, inaboutis, voire franchement ratés et voués à vieillir très rapidement. La performance obtenue par Peter Jackson en est d’autant plus saisissante. Concernant Kong, elle demeure encore aujourd’hui inégalée. Renforcé par le travail d’Andy Serkis du côté de la performance capture, le rendu de Kong est proprement ahurissant, de précision, d’émotion et d’humanité. En témoigne des plans durant parfois plusieurs dizaines de secondes sur le faciès de l’animal, dont la richesse d’expression a de quoi laisser pantois. Malgré une absence physique totale, le film obtient une présence sentimentale absolue et parvient à faire enfin du gorille géant un personnage à part entière.

Le résultat est un chouia plus inégal dans une poignée de séquences, notamment lors de la poursuite des Brontosaures, ou une poignée d’incrustations passent moyennement. Mais globalement, on est toujours sidérés par la qualité technique de l’ensemble, ainsi que la complexité des interactions entre éléments réels et virtuels, comme lors du sidérant affrontement entre trois tyrannosaures et le King pour les beaux yeux de Naomi Watts.

 

Photo

 

NON... King Kong a beau avoir reçu un Oscar des effets spéciaux, le film ressemble trop à une bouillis numérique indigeste. D'où la sensation d'affronter, à partir du moment où l'aventure commence pour de bon, des couloirs de fonds verts et images de synthèse (des animaux aux couchers de soleil en passant par les plans larges) qui vampirisent l'écran, écrasent les acteurs et réduisent le facteur humain à un détail gênant dans l'image. Un détail presque hors de propos, comme un insecte égaré dans un bac à sable au milieu des jouets en plastique manipulés par un môme surexcité.

La poursuite avec les brontosaures poursuivis par les vélociraptors est à ce titre remarquable : l'enchaînement des péripéties aurait pu créer une scène d'anthologie, mais le déluge d'effets spéciaux et l'écriture poussive l'en empêchent. A l'écran, c'est donc artificiel et assez vilain, en plus de trop bien résumer les limites du blockbuster gras - Peter Jackson ne sait vraisemblement pas s'arrêter : il ne faut pas un ni deux mais trois T-Rex. Si bien que le film prend souvent des airs de gigantesque farce maladroite. N'est pas Indiana Jones qui veut.

 

Photo Jack Black

 

LA DURÉE

NON ! Depuis Le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson ne sait plus faire de films courts, simples et efficaces. Si cela était plus ou moins justifié avec la quête de Frodon et ses potes en regard de la taille imposante du bouquin, on a par contre beaucoup plus de mal à comprendre comment il a pu transformer le King Kong de 1933 d'1h40 en une grosse boursouflure indigeste de presque 3h.

Parce que Jackson, nouveau dieu du divertissement à l'époque, ultra-fan du film d'origine et en pleine crise égotique, veut tout nous expliquer, tout nous montrer, tout souligner. Résultat : un démarrage laborieux où on n'a strictement rien à faire des castings ratés de Naomi Watts, de son vol de pomme, qui ne servent en rien le propos mais le rallonge inutilement pour faire genre "en fait y a de l'humain dedans t'as vu c'est beau". Malheureusement, ces ajouts plombent l'ensemble et ne permettent jamais au film de dépasser le stade du drama télé, en plus d'être complètement artificiel dans sa narration. Comment ça y a une version encore plus longue ?!

 

Photo Naomi Watts, Adrien Brody

 

OUI ! Qu’il s’agisse de la version longue ou de la version cinéma, King Kong est indiscutablement un gros morceau. Bien sûr, il faut pouvoir digérer la bête, mais quand un plat est composé de si succulents aliments, pourquoi se plaindre d’être obligé de se resservir deux fois pour finir le plat ?

Bien sûr, Jackson en fait trop, la durée est excessive, c’est indiscutable. Mais bon dieu, s’il y a bien un projet qui mérite tous les superlatifs, un mythe auquel les limites du médium paraissent ne pas devoir s’appliquer, c’est bien son premier mythe « interne », sa première icône créée de toutes pièces. D’autant plus que pour une fois, toutes les séquences supplémentaires du film le nourrissent avec génie. Qu’il s’agisse de personnages plus fouillés, des scènes aquatiques cauchemardesques ou de l’arrivée d’un tricératops furieux, les scènes coupées contiennent toutes des éléments significatifs ou des morceaux de bravoure.

 

Photo Peter Jackson, Naomi Watts

Peter Jackson et Naomi Watts 

   

LA VERSION LONGUE

OUI ! Si vous avez eu du mal à tenir le choc devant la version ciné, la version longue risque d’être dure à avaler. Il faut dire qu’elle a pour ambition de nous placer dans la position de l’enfant découvrant le Septième Art pour la première fois, face à un concept écrasant, qu’il ne peut pas encore tout à fait appréhender. Et le King Kong de Jackson est totalement cette œuvre-monstre, ce divertissement plus grand que nature, cet hommage total à un art que son auteur vénère et place au-dessus de tout.

NON !! Avec une version de 3h07 exploitée en salles, difficile d'imaginer qu'il existe une version "longue" (3h20). Peter Jackson y pousse les curseurs un peu plus encore, mené par le désir de s'amuser, de réaliser ses rêves de gosse et orchester un voyage plus fou encore. Forcément, celui qui n'a pas été convaincu par le film ne sera pas davantage conquis, au contraire. Ainsi, la scène sur l'eau (qui repose sur la mécanique poussiéreuse du "oh pourquoi ces affreuses bêtes fuient subitement ?... oh, parce qu'une bête encore plus affreuse est là !") a pu être retirée sans gêner le reste de l'intrigue, preuve que ce n'était qu'un morceau superflu, sans incidence sur l'histoire. Comme trop de parties du film.

  

 

Le grande scène coupée, avec encore des bêtes

 

UNE SCÈNE GRANDIOSE

A quoi ressemble l'enfer ? Grâce à Peter Jackson, la réponse n'est malheureusement plus si mystérieuse que ça. Qu'on aime ou pas le film, la séquence des insectes géants est mémorable et inégalée.

 


 

UNE SCÈNE NULLE

Naomi Watts est une des plus belles femmes du monde, tout le monde s'en rend compte, même un singe géant qui vit dans sa grotte. Alors on comprend d'autant moins comment Peter Jackson a pu penser deux secondes que la séduction dont elle fait preuve pour ne pas se faire avaler direct pourrait lui servir, surtout traité de cette façon. On n'a rien contre les moments comiques et légers ou un peu décalés, on adore ça même, mais bon, franchement, voir Naomi Watts faire des claquettes, se péter la mouille sur les rochers façon clown Barnum ne nous donne pas envie de l'épargner, bien au contraire. Faut dire aussi qu'on a plus de coeur, ça peut expliquer.  

 

Photo Naomi Watts

 

UNE AUTRE SCÈNE NULLE

S'il y a bien un truc pour lequel le King Kong de Peter Jackson est impardonnable, au-delà des arguments cités plus haut, c'est bien pour son abominable scène de patin à glace en plein Central Park. Là, quand on l'a vu la première fois, on a compris direct que le réalisateur de Braindead et Bad Taste était mort et enterré. On a rien contre le romantisme, hein, attention, on connait cette théorie et on a même entendu dire que ça faisait du bien, mais franchement, tout à fait entre nous, créer une telle scène détruit complètement l'aura du singe. Bien entendu il faut montrer qu'il s'humanise et qu'il s'adoucit, mais le film original n'oubliait jamais qu'il restait avant tout une bête sauvage, qui pouvait retrouver son instinct à tout instant, ce qui le rendait puissant, inquiétant et magnétique. Là, c'est tout l'inverse : à cause de cette simple scène qu'on croirait sortie de l'esprit d'un ado de 12 ans qui veut nous expliquer ce qu'est l'amour ou au moins le désir. Alors, non, ça ne passe pas. Ce n'est pas King Kong. Et ce n'est certainement pas la belle qui a tué la bête, mais bien le film tout entier.

 



commentaires

stivostine 22/03/2017 à 04:53

"Le résultat est un chouia plus inégal dans une poignée de séquences, notamment lors de la poursuite des Brontosaures, ou une poignée d’incrustations passent moyennement"
C'est le seul point négatif du film, les FX sont plus que pourris, ca gache tout et c'est bien dommage car sinon c'est un sans faute. La scène de la patin noire est tout simplement géniale grâce a la musique-score qui démarre très tôt dans NY.
Le dernier kong est tres bon mais rien a voir avec ce chef d’œuvre.

Oolong 17/03/2017 à 20:51

Le problème du Kong de Jackson c'est qui le fait marcher à 4 pattes ( et il est trop petit), au moins dans le nouveau film il est bipède et immense.

lemon 13/03/2017 à 17:23

Je l'ai vu au cinéma quand il est sorti et je reste sur ma position, quelle déception.

Bubululu007 13/03/2017 à 16:19

Je n'ai pas encore vu le kong de cette année mais celui de P Jackson est juste culte. Plein d'émotion et d'actions de ouf avec des effets spéciaux bien maîtrisé une bande originale magnifique. Pour la scène sur la glace je sais pour d'autre mais moi ca m'a emu. Tellement mémorable ce film est une poésie.

Vickers 13/03/2017 à 10:20

J'aime bien comme certains partagent leur avis avec la conviction qu'il s'agit d'une évidente vérité.. Non non vraiment, c'est un avis. Donc on peut tout à fait trouver King Kong indigeste, avec des qualités bien sûr, mais également un paquet de défaut.
Et c'est pas en le comparant à Skull Island ou des Marvel (manque plus qu'à dire que c'est mieux que Transformers 4 tiens) que ça aide à en faire une grande évidence contre laquelle on ne pourrait aller.

corleone 13/03/2017 à 09:17

BLOODY COUNT à tout dit. King Kong de Peter Jackson est tout simplement savoureux. Et pour votre info, il a su ressuciter le mythe du gorille géant dans les années 2000, avec une classe encore inégalé depuis lors pour un remake de ce type(parlez de King Kong aux nouvelles générations et ils ne feront référence qu'a ce King Kong de Jackson)
Par contre je doute fort que cette infamie qu'est Skull Island puisse un jour autant marquer les esprits. Ce film est honteux, pathétique, sans ame.

Baneath88 12/03/2017 à 23:07

Je comprends que les avis divergent sur le King Kong de Peter Jackson, néanmoins j'estime que le film offre bien plus que beaucoup de ses concurrents dans le domaine. On peut reprocher cette première heure, peut être un peu longue, mais elle me paraît nécessaire à la caractérisation des personnages principaux. Elle me parait d'autant plus bienvenue qu'elle rend encore plus tragique le destin de certains (notamment Jack Black, qui tient là un rôle d'une grande richesse).
Pour les effets spéciaux, je conçois la réserve notamment sur la scène de la poursuite avec les brontosaures (certains fonds verts sont malheureusement trop perceptibles). Par contre, je ne vois pas bien le problème avec la scène opposant Kong aux trois T-Rex. Visuellement, je trouve que c'est une vraie pépite: sauvage, épique et amusante. En 5 minutes, Peter Jackson confirme (si besoin était) un sens du spectaculaire qui n'a rien à envier aux plus grands. Mais s'il y a bien une chose que je ne comprends pas, c'est la critique concernant Kong lui-même. Il n'a jamais été aussi beau, poignant, palpable. Il demeure aujourd'hui l'une des plus belles créations en motion capture. Elles ont beau être légions aujourd'hui, mais je trouve que arrivent à un tel degré de réussite. Et P. Jackson ne se contente pas de l'exposer crânement, il lui donne l'occasion d'exister réellement (si je peux dire).
la scène de Kong on ice, je comprends le rejet même si j'ai trouvé cette scène assez belle. Elle offre une respiration entre l'explosive scène dans les rues de New York et le final qu'on connait tous.
En définitive, je considère le King Kong de 2005 comme l'un des rares remakes parvenant à faire jeu égal avec son modèle. Il n'est pas sans défaut mais ils me paraissent mineurs, compte tenu du spectacle et de l'émotion qu'il parvient à partager.

Tali 12/03/2017 à 18:35

@Pseudo

Si t'es pas prêt à lire l'avis des autres parce que toi seul a raison : change d'occupation, les sites de ciné c'est pas pour toi.

Pseudo 12/03/2017 à 18:27

La scène sur le lac gelé est une des plus belles scènes et des plus touchantes. Changez de boulot

BLOODY COUNT 12/03/2017 à 17:17

Pour moi, le "King Kong" de P. Jackson est le divertissement ULTIME !

Autant le film respecte l'oeuvre originale avec une rigueur rarement vue à ce jour tout en la modernisant à l'aide d'effets spéciaux numériques pour en faire une oeuvre absolument DANTESQUE, autant en terme de direction artistique qu'en terme d'action, ces dites séquences étant tout bonnement incroyables grâce à un découpage de l'action aux petits oignons, un jeu avec l'espace et avec les dimensions (comme le défend bien l'article) proches de la perfection (imaginez le bordel si on voyait un singe géant se battre contre TROIS T-REX en essayant en même temps de protéger une petite blondinette minuscule ? Bah chez Peter Jackson, tout est aussi clair, lisible que terriblement bandant !)
Le film fait peu de compromis en général, Jackson alternant des séquences d'émotion pure, à la limite du gnangnan avec d'authentiques scènes d'horreur, ce qui a d'ailleurs tendance à me choquer quand on voit une production quintuple A de ce calibre ! Mais ça montre surtout l'immense implication émotionnelle de notre gros barbu que l'on chéri tant, ce bougre n'hésitant pas à étirer ses scènes d'action, allant jusqu'à 15-20 minutes de combat haletant (la séquence culte sur l'Empire State Building est le genre de scène définitive que l'on ne pourra jamais dépasser dorénavant si on tente de remaker le film)

Mais le clou du film est son King Kong ! Rarement je n'aurais vu un personnage animal si bien caractérisé, sans explications lourdingues et fumeuses de la part d'autres personnages ! Car grâce à quelques plans, on comprend le statut de roi que possède Kong sur Skull Island (des crânes de gorilles géants jonchant le sol semblent indiquer qu'il soit le dernier de son espèce), un statut proche de la malédiction finalement, notre cher Kong ayant probablement dû exterminer son espèce pour être le roi, mais se retrouve finalement seul à contempler son coucher de soleil chaque soir... l'arrivée du personnage de Naomie Watts fait encore plus sens à ce niveau, puisque sa présence fait office de distraction pour le Kong, autant que peut l'être un petit chaton tout mignon à nos yeux (la séquence où Naomie Watts jongle sous ses yeux apporte ainsi une couche supplémentaire de tendresse)

Bref, ce film EST un grand film ! Peter Jackson parvient à s'adresser autant aux geeks purs et durs, fans de bastons homériques contre des dinos, qu'aux cinéphiles à l'affut de toute prouesse en terme de mise en scène... même la ménagère de 50 balais matant le film un dimanche soir sur TF1 pourra tirer sa larmichette devant des séquences hyper émouvantes, sans cynisme, sans condescendance... Un divertissement épique, donc, mais pour moi, ça reste LE divertissement classique ULTIME !

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