Les tops 2016 de la rédaction

Mise à jour : 31/12/2016 11:52 - Créé : 26 décembre 2016 - La Rédaction
Photo Ryan Gosling
50 réactions

Ce n'est pas une défaillance de la rédaction. N'essayez donc pas de recompter. Nous maîtrisons, à présent, toute cette page. Nous contrôlons les chiffres et lettres. Nous pouvons vous noyer sous un millier de news ou dilater une simple rumeur jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà... Nous pouvons modeler votre vision et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir. Pendant les cinq à huit minutes qui viennent, nous contrôlerons tout ce que vous aller voir et lire. Nous partagerons les angoisses et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses... de l'année 2016.

 

AVERTISSEMENT : la rédaction d'Ecran Large étant sauvage et ingérable, il a été impossible d'imposer un nombre précis, logique et normal de films pour ce top incontournable. D'où ce petit chaos assumé encouragé.

Les flops de la rédaction par ici.

Les coups de coeur oubliés de la rédaction par ici.

 

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CHRISTOPHE FOLTZER aime les dorayakis, l'épice et la mer

 
 
Naomi Kawase nous parle de la vie, de la mort et de la recherche de soi à travers une fable moderne d'une sensibilité et d'une beauté dont elle est la seule à avoir le secret. En toute simplicité, poésie et finesse, elle nous rappelle que le temps nous est compté et que notre existence peut se résumer à un plat mijoté avec amour, tout en ne faisant pas l'impasse sur l'un des épisodes les plus sombres de l'histoire du Japon. Emouvant et beau, Les Délices de Tokyo fond en bouche en nous tirant quelques larmes et s'impose, à titre personnel, comme le plus gros choc de l'année.

2. THE STRANGERS
 
Sorte de Memories of Murder sous acides, The Strangers confirme qu'après The Chaser et The Murderer, Na Hong-Jin est l'un des plus grands réalisateurs en activité. Conte horrifique et barré sur le racisme ordinaire et la paranoïa face à l'Autre lorsque l'on est en proie à ses propres démons, le film nous assène un pamphlet énervé sur nos petits travers, portes ouvertes aux plus grandes catastrophes si l'on n'y prend pas garde. Un film important surtout par les temps qui court, techniquement hallucinant malgré quelques longueurs, mais tellement définitif sur le sujet qu'il nous laisse épuisé et heureux. Avec, en bonus, l'une des plus impressionnantes scènes d'exorcisme vues depuis un moment au cinéma.

 

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3. JODOROWSKY'S DUNE
 
Un témoignage exceptionnel d'un des plus grands rendez-vous manqués de l'histoire du cinéma, tout autant qu'une analyse de fond de la pensée de Jodo. Un document précieux tout autant qu'une leçon de résilience qui montre que parfois, malgré les meilleures intentions, le principe de réalité se met en travers de notre chemin mais qu'il peut avoir des conséquences inattendues dans un spectre beaucoup plus large. Plus qu'un documentaire, Jodorowsky's Dune est un véritable acte psycho-magique flamboyant. 

4. SOUFFLER PLUS FORT QUE LA MER
 

Oui, alors je triche et je m'en fous. Le film, découvert en festival, ne sortira dans les salles que l'année prochaine mais que voulez-vous, c'était tellement commun et populaire de mettre le Elle de Paul Verhoeven dans le top. Le premier long-métrage de Marine Place, bien qu'imparfait (normal, c'est un premier film) touche au coeur dès ses premiers moments. Une réflexion profonde et juste sur le traumatisme et le monde qui change qui n'est jamais didactique et se tient du début à la fin. N'hésitant pas à aller sur le terrain du fantastique et du mythologique symbolique, Marine Place réussit là où beaucoup ont échoué avant elle. Partir d'un cadre très cinéma français pour dériver lentement vers un terrain plus personnel et inconscient. Quand le cinéma se rappelle ce qu'il signifie, cela donne Souffler plus fort que la mer. Rien de plus, rien de moins.

 

Photo Souffler plus fort que la mer

 

 

GEOFFREY CRETE aime les mygales et Mackenzie Davis

 

1. THE REVENANT

Le cliché a parfois du vrai : le film d'Iñárritu est plus une expérience qu'un film, avec toute l'immersion, la tension, l'horreur et l'émerveillement qui va avec. La prouesse technique renversante de certaines séquences s'inscrit profondément dans l'ADN de cette odyssée cauchemardesque à la Jack London, qui laisse une empreinte féroce après 2h36 intenses.

 

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2. NOCTURAMA

Bertrand Bonello signe probablement son meilleur film avec ce cauchemar à demi-éveillé centré sur un groupe de jeunes terroristes, qui décident de se cacher dans un grand magasin après avoir provoqué plusieurs explosions dans Paris. Derrière le sujet brûlant et dangereux, il y a un portrait en creux d'une génération perdue, désoeuvrée, profondément fragile et aveuglée. Nocturama est un objet fascinant aux multiples niveaux de lecture, qui hante et attaque la pensée. Avec en prime, une utilisation sublime de la musique du générique d'Amicalement vôtre.

 

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3. L'ECONOMIE DU COUPLE

L'électrochoc silencieux. Un travail d'orfèvre à la fausse simplicité, qui dissèque la mécanique du couple avec une justesse et une clarté saisissantes. Joachim Lafosse signe l'un de ses films les plus forts dans cette maison qui devient le théâtre d'une triste fin, entre silences pesants et douloureuses joutes verbales. Avec Bérénice Bejo et Cédric Kahn, formidables.

4. THE NICE GUYS

L'enjeu majeur d'une comédie est le timing comique. Cette capacité à manier les dialogues, les personnages, les scènes et l'intrigue pour composer une mélodie harmonieuse. Et Shane Black a un don remarquable : cette odyssée ridicule et méchante dans le Los Angeles des années 70, autour d'une histoire de disparition et de star du porno, est une merveille. Pas une fausse note pour entâcher cette enquête, qui brille à tous les niveaux (des acteurs parfaits au scénario cocasse, de la mise en scène précise aux dialogues irrésistibles) et aura offert l'un des moments les plus réjouissants et impressionnants de l'année. 

 

Cannes 2016

 

5. LA LOI DE LA JUNGLE

Dans le triste paysage de la comédie française que les cinéphiles aiment détester, il y a le deuxième film d'Antonin Peretjatko, repéré par La Fille du 14 juillet en 2013. A savoir l'aventure rocambolesque d'un vieux stagiaire du Ministère de la Norme (Vincent Macaigne, descendant indirect de Pierre Richard), envoyé malgré lui en Guyane pour superviser la construction de Guyaneige, la première piste de ski en intérieur d'Amazonie. Le film a ses défauts, notamment au niveau du rythme dans sa deuxième partie, mais il déborde surtout d'une énergie peu commune. Antonin Peretjatko s'amuse avec un plaisir évident à manier les codes et les outils du cinéma pour créer un chaos d'une générosité et d'une absurdité délirantes.

 

Vincent Macaigne, La Loi de la jungle

 

Bonus TV

VEEP Saison 5

La série avec la fantastique Julia Louis-Dreufys se bonifie avec le temps. Plus cruelle, plus fine, plus irrévérencieuse, plus drôle, plus ridicule, la saison 5 de cette satire politique est d'une drôlerie affolante. Grâce à une écriture précise et des acteurs grandioses, à tous les plans. Et l'ère Trump risque bien de nourrir l'imagination des scénaristes.

HALT AND CATCH FIRE Saison 3

AMC résiste. La série sur les geeks des années 80 a beau récolter des audiences misérables, la chaîne lui offrira une quatrième et ultime saison. Un sort à la hauteur de cette belle et noble odyssée, passionnante et enivrante, portée par des personnages passionnants et des acteurs impeccables (Mackenzie Davis, révélation explosive et depuis castée dans quelques petits films comme Blade Runner 2049). S'il y a une justice, Halt and Catch Fire sera regardée dans les prochaines années comme une série culte.

 

Julia Louis-Dreyfus

 

STRANGER THINGS Saison 1

Avant d'être un phénomène incroyable, qui a naturellement été décortiqué et critiqué pour contrebalancer l'enthousiasme, la série des frères Duffer était un objet timide, attendu par très peu et vendu par une promo tardive. Loin d'avoir les ambitions de révolutionner le genre, Stranger Things restera comme une variation classique mais terriblement attachante, grâce à de jeunes héros qui ont été adoptés en quelques épisodes. Sans parler de l'irrésistible parfum de nostalgie, qui en a fait l'un des gros plaisirs de l'année.

BLACK MIRROR Saison 3

Netflix a récupéré l'anthologie britannique pour lui offrir au moins deux de ses meilleurs épisodes : Nosedive de Joe Wright avec Bryce Dallas Howard (drôle, percutant, réjouissant), et San Junipero d'Owen Harris avec Gugu Mbatha-Raw et encore Makenzie Davis (étonnant, magnifique, déchirant). Deux morceaux de qualité supérieure, qui justifient à eux seuls le visionnage de cette série désormais incontournable.

 

Photo Mackenzie Davis, Gugu Mbatha-Raw

  

MAYA BERKO aime les vieux, la banlieue et les prolos

 

1. LOUISE EN HIVER

Bijou poétique dans un écrin de mélancolie, Louise en hiver est la plus jolie surprise de la saison, et peut-être de l’année écoulée. D’une sensibilité et d’une clairvoyance rares, ce conte d’animation est une échappée métaphysique sur les rives d’une petite ville balnéaire. En toute modestie, il interroge le sens de la vie, évoque le poids du souvenir et mêle le rire aux larmes dans une seule et même exhalaison.

 

Jean-François Laguionie

 

2. ELLE

Même si, d’après certains rédacteurs d’Ecran large que je ne citerai pas (coucou Christophe), c’est « tellement commun et populaire de mettre le Elle de Paul Verhoeven dans le top », ce polar au charme vénéneux mérite amplement sa place au rang des objets cinématographiques les plus remarquables de l’année. D’abord, parce qu’il est tiré d’un livre a priori inadaptable de Philippe Djian, que non seulement il ne dénature pas, mais auquel il apporte une dimension supplémentaire qui fait souvent défaut aux adaptations. Ensuite, parce qu’il est capable de convoquer le rire et l’effroi au sein d’une même séquence. Enfin, parce qu’il est porté par une Isabelle Huppert éblouissante de perversité.

 

Verhoeven

 

3. DIVINES

Ce film a l’énergie redoutable des premières fois. Premier long-métrage de la réalisatrice Houda Benyamina, mais aussi du producteur Marc-Benoît Créancier, Divines est un drame mené tambour battant qui ne ralentit jamais sa course jusqu’à la séquence finale, magistrale. Outre la qualité de ses interprètes principales, Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena, Divines réussit l’exploit de dépoussiérer le film de banlieue, en faisant de cette dernière le décor moderne d’une tragédie classique.

 

Photo Oulaya Amamra

 

4. WILLY 1er

Film injustement oublié de cette année, Willy 1 er raconte l’histoire d’un homme handicapé de 50 ans qui vient de perdre son frère jumeau et décide de prendre son indépendance. A partir de ce pitch risqué, Willy 1 er tisse une fable politiquement incorrecte et très drôle sur l’intolérance et le handicap. Porté par une bande son électro qui insuffle une grande énergie au récit, et magnifiquement interprété par le formidable Daniel Vannet, Willy nous fait rire autant qu’il nous bouleverse, sans jamais sombrer dans la caricature ou la facilité.

5. MOI, DANIEL BLAKE

On peut ne pas trop aimer Ken Loach, comme c’est mon cas, mais on ne peut pas rester insensible devant I, Daniel Blake. Toujours tendre, parfois drôle et jamais misérabiliste, ce film qui a reçu la palme au Festival de Cannes est un pamphlet politique autant qu’un vibrant plaidoyer en faveur de l’humain. Et si vous ne pleurez pas lors de la séquence de la bourse alimentaire, c’est que vous êtes un robot.

 

Charlie Kaufman

 

6. ANOMALISA

Attention, cynisme. Réalisé par Charlie Kaufman, le brillant scénariste d’Adaptation, Anomalisa gagne la palme du film le plus déroutant de l’année, tant dans son propos que dans sa forme. Balançant entre hyperréalisme et fantastique, ce film qui révolutionne les codes de l’animation distille une poésie glaçante et un humour noir qui flirtent avec le désespoir.

7. ADOPTE UN VEUF

Une vraie bonne comédie made in France, sans prétention mais pas dénuée de fond, populaire mais pas beauf, et portée par une brochette de comédiens très en forme. Adopte un veuf confirme le talent de Julia Piaton et Bérengère Krief et entraîne l’adhésion du spectateur, qui rit de bon cœur face aux dialogues rythmés et aux situations enlevées. Bref, il n’y a pas de mal à se faire du bien.

 

Photo André Dussollier, Bérengère Krief

  

SIMON RIAUX aime les bourgeoises, les Amish et K-2SO

 

1. THE STRANGERS / THE WITCH 

Probablement les deux chocs de l’année, les œuvres les plus audacieuses et créatives vues sur un grand écran. Deux visions radicales quoique opposées, mais qui interrogent notre appartenance au groupe et entretiennent avec le spectateur un même rapport de sidération. Enfin, ces deux films nous auront offert deux des plus belles conclusions de l’année, véritable immersion au cœur de nos plus beaux cauchemars.

 

Photo Anya Taylor-Joy

 

2. MANCHESTER BY THE SEA

Déchirant, humain… les qualificatifs pleuvent et manquent pour définir ce drame. Beaucoup plus qu’un « simple » mélo, Manchester by the Sea est la chronique humaniste d’un homme au bord du gouffre, qui doit assumer une charge dont il se sent incapable. Au-delà des larmes, le film propose un panel technique ahurissant de maîtrise.

 

Photo Casey Affleck

 

3. ELLE

Le film le plus drôle de l’année est également un des plus troublants, soit la chronique féministe d’une amazone amère reprenant progressivement le contrôle de sa vie. Ou comment faire du secret bourgeois et de toute une collection de perversion les moteurs d’une dramédie de mœurs qui réunit le meilleur du cinéma français et de la furie de Verhoeven.

 

Photo Isabelle Huppert

 

4. THE NICE GUYS ROGUE ONE : A STAR WARS STORY

Shane Black revient au cœur de son oeuvre, à savoir le cinéma présenté comme un médicament et le buddy movie comme carburant salvateur des relations humaines. Le résultat est un mélange de fantasme cinégénique et d’hommage à une certaine innocence du cinoche des seventies.

Quant à Rogue One, c’est enfin un bon Star Wars et le blockbuster le plus réussi de l’année, un vrai film de guerre et une décharge d’adrénaline tragique incroyablement enthousiasmante.

 

Photo Felicity Jones

 

LAURENT PECHA aime Isabelle, la Corée et la guerre

 
1. ELLE
 
Il y avait tout pour faire d'Elle le chant du cygne d'un réalisateur jadis adulé. A l'image de sa géniale Isabelle Huppert, Verhoeven nous retourne le cerveau avec cette histoire dont on ne sait plus par quel bout la prendre. 
 
2. MANCHESTER BY THE SEA
 
Un mélodrame touché par la grâce. On pense que le pathos va s’immiscer dans un récit de plus en plus chargé et c'est tout le contraire qui arrive. A l'image de son magnifique héros (Casey Affleck est de bout en bout impressionnant), Manchester by the Sea déroule une partition qui force le respect. 

Photo Casey Affleck, Michelle Williams

 
 
3. THE STRANGERS 
 
Le cinéma coréen fait fort cette année (voir plus bas). Et ce polar avec son mélange de genres totalement déroutant est sans doute l'oeuvre la plus gonflée de 2016. Chaque plan de The Strangers EST cinéma. 
 
4. TU NE TUERAS POINT
 
Le retour de Mel Gibson. Cela valait le coup d'attendre tant le monsieur nous livre quelques unes des plus impressionnantes séquences guerrières vues sur un écran de cinéma.
 
 
Photo Andrew Garfield

 

MENTIONS

Comancheria, son trio d'acteurs énorme, son Amérique si cinégénique

- Dernier train pour Busan, film de zombies ultime

- Sully, un grand cru pour M. Eastwood

- sans oublier le troisième film coréen énorme de 2016, Mademoiselle

 

Comancheria

 

ALEXANDRE JANOWIAK aime la neige, Cannes et l'amour 

 

1. THE REVENANT

Loin d'être un simple survival, The Revenant est un western polaire dense, brutal et spirituel, nous interrogeant sur la nature de l'Homme et la beauté de la planète. Et c'est surtout un tour de force visuelle et une claque esthétique signé du duo le plus virtuose de ces dernières années : Inarittu – Lubezki.

2. LES HUIT SALOPARDS

Huis-clos, western, pamphlet politique, parsemé de références au cinéma de Peckinpah, Cronenberg mais aussi aux romans d'Agatha Christie, le tout sublimé par l'utilisation du 70mm Ultra Panavision (un cadre époustouflant) et la musique de l'immense Ennio Morricone, Les Huit Salopards est clairement le film le plus abouti de Quentin Tarantino. Un hommage au cinéma et à l'art en général. Géant.

 

Photo

 

3. JUSTE LA FIN DU MONDE

Parfois drôle, parfois violent et surtout émouvant, Juste la fin du monde nous enferme, nous oppresse et nous étouffe au sein d'une famille déchirée emplie d'amertumes mais regorgeant d'amour. Certes Xavier Dolan caricature son propre cinéma à quelques moments, et alors ? C'est tout ce qui fait son charme, lui seul est capable de transmettre de telles émotions en balançant du O-Zone.

4. CAROL

Pas vu depuis le Festival de Cannes 2015 (le temps passe vite), Carol me hante à chaque fois qu'il me traverse l'esprit. Sa musique bouleversante, sa photographie scintillante, sa mise en scène d'un classicisme formelle mais d'une pureté sans égale et sa magnifique histoire d'amour. Et puis Rooney Mara, Rooney Mara et Rooney Mara.

 

carol

 

MENTIONS

- Au cinéma coréen pour sa perle sensuelle Mademoiselle et son délire zombie Dernier train pour Busan

- La pudeur d'émotions déchirante de Manchester by the Sea

- L'hypnotique Tu ne tueras point

 

Photo 3 mademoiselle

 

Bonus Séries TV

- La SF absurde comique et rafraîchissante Braindead portée par la délicieuse Mary Elizabeth Winstead. Une série déjantée jusqu'au bout de ces « Previously on Braindead »

- Netflix : son œuvre nostalgique Stranger Things et son intrigant OFNI The OA

 

Affiche

 

commentaires

Corto905 26/12/2016

"Arrival" bottait des culs quand même, au moins dans le top du top 2016 !

berserk 26/12/2016

films :
1 the revenant
2 arrival
3 Hacksaw Ridge
4 the witch
5 rogue one ( Oui, belle surprise! )
6 elle
series tv :
westworld
stranger things
game of thrones

Y Boy 26/12/2016

Je suis surpris du décalage entre vos tops de l'année, que ne renieraient pas Télérama, et les sujets abordés sur votre site, qui relaient beaucoup plus largement les beauferies Marvel (entre autres) -je vais me faire assassiner sur cette remarque.
The Revenant a au moins le mérite de mettre tout le monde d'accord.

La Rédaction 26/12/2016

@Y Boy

Nous aussi on est surpris, mais par cette remarque. Puisque la majeure partie de ces films "Télérama" ont été traités à leur sortie sur ce site (Nocturama, La Loi de la jungle, Louise en hiver, Manchester by the Sea, Anomalisa, L'Economie du couple).

On traite d'une grosse partie de l'actu, même les petits films, même les gros films, on n'est pas racistes. Après, qu'il y ait plus de buzz, d'intérêt, de débats et de promo à relayer autour des poids lourds, c'est une autre question.

Euh! 26/12/2016

Je comprend pas ce qui se passe autour d' "Elle" ...
Qu'est ce que je l'ai trouvé mauvais, j'ai pas du tout aimé le jeux d'acteur d'isabelle, ca sonne faux tout le temps, on dirait qu'elle est pas de dans, pas concerné par ce qui se passe dans le film, du coup je me sentais pas concerné du tout non plus, j'ai survolé le film en repensant aux bonnes critiques du film que j'avais lu en me disant WTF!?
Expliqué moi parce que tout le monde à l'air de la trouver ca génial et je suis passé completement à coté.

Stivostine 26/12/2016

en gros encore une année bien pourrie

Y Boy 26/12/2016

Par "Télérama" ne le prenez pas mal, Paul Verhoeven ne fera jamais de simples films Télérama, on est d'accord.
Mais vous en êtes à 4 articles sur Alien : Covenant depuis 3 jours... je ne prétends pas changer votre ligne d'édition mais ce n'est pas interdit de faire aussi plus de place aux poids plumes (dossiers, interviews, analyses...) même s'ils ne buzzent pas, car le buzz peut aussi naître de vos convictions messieurs/mesdames les critiques ciné (je me fais régulièrement allumer par vos lecteurs en exprimant les miennes d'ailleurs).
Sans rancune, je continue à vous suivre ;)

Christophe Foltzer 26/12/2016

Aucun souci bien entendu. Nous essayons au maximum de traiter de tous les cinémas. Même si l'actu blockbuster prend beaucoup de place et que les films plus discrets passionnent moins nos lecteurs.

Pepe 26/12/2016

D'accord avec la plupart des films sauf ELLE !! : mais quelle blague ce film, c'est pas à la hauteur de ce qu'il a fait avant, ça aurait été le 1er film d'un real Fr ok mais là ... déception.

La Rédaction 26/12/2016

@Y Boy

On ne se vexe pas, on sait que c'est impossible de tous vous satisfaire ! Et on espère que vous avez tous conscience que chacun aura son mot à dire sur ce qu'il faut faire et ne pas faire, et comment et pourquoi, et ce qui est bien ou pas bien. Mais c'est bien de partager les avis, pour nous comme pour vous.

Alien Covenant est un bon exemple pour illustrer notre précédent message : un gros film hollywoodien a des moyens de promo très différents d'un "poids plume". Dans ces 4 articles dont vous parlez, il y a notamment un rapport des 20 premières minutes, et des photos livrées par la prod. On a aimé, donc on partage. Parce que ça vous plaît à presque tous, et à nous aussi. Les "poids plumes" ont moins de moyens promo, donc moins de matériau à vendre. Ils ont aussi moins de poids dans l'oeil du public, c'est là aussi un fait. Cela dit, on a aucun mépris par principe du cinéma à grand spectacle, pas plus qu'on a un respect automatique pour un cinéma sérieux d'auteur.

MAIS ça ne nous empêche aucunement de parler de tout ce qui nous plaît sans être les simples victimes de ce manège promo. Aujourd'hui comme hier.
La preuve : la majorité des films qu'on pourrait qualifier de "petits" dans nos tops, comme vous le disiez à la base, on les a bien traités à leur sortis. En critique, en dossier (Anomalisa par ex), ou en créant le "buzz" (L'Economie du couple était un événement sur notre site à sa sortie). Qu'ils soient moins lus, moins commentés, moins restés dans la mémoire, c'est une donnée qui va bien au-delà de notre "pouvoir".

Il y a quelques jours, entre deux news Alien, on a aussi sorti un dossier sur nos coups de coeur oubliés de l'année, pour parler de ces "autres" films écrasés par les poids lourds (de Bone Tomahawk à Everybody Wants Some en passant par Irréprochable). Chaque week-end, on revient sur des films mal aimés pour sortir de la pure actu (et ça va d'Olivier Assayas à Zemeckis). On parle aussi de séries moins médiatisées, comme Search Party la semaine dernière. Si vous ouvrez l'oeil, vous verrez qu'on essaie très régulièrement de donner de la place à ces "autres" films (dernièrement, avec les critiques de Louise en hiver, Hedi, Souvenir, par exemple). C'est un choix clair, conscient et qu'on développe constamment, même si le public qui y répond est plus réduit.

Notre but reste de continuellement avancer dans un maximum de (bonnes) directions possibles, de dénicher les pépites dans le ciné mainstream ou très indé, et d'essayer de nous adresser à un public large, sans jugement de valeur et avec l'esprit large. On espère donc vous retrouver sur nos prochains dossiers et articles consacrés aux "poids plumes" qu'on défendra parce qu'on les aime ! ;)

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