Top des meilleures scènes de sexe - n° 10 & 93 août 2010 - Vincent Julé

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Après vous avoir proposé nos classements des meilleurs films d'horreur puis des meilleurs films de science-fiction, l'équipe d'Ecran Large s'est très longuement réunie pour délibérer et choisir ses 25 meilleures scènes de sexe de l'histoire du cinéma. Deux mois de gestation - il a bien fallu revoir les dites séquences pour que le vote soit le plus éclairé possible - pour un classement qui prêtera forcement à débat.

Et comme on ne change pas une formule qui gagne, on a fait appel à notre guest préféré, le réalisateur Vincenzo Natali pour commenter notre classement. Un choix d'autant plus logique que son récent Splice, offre l'une des scènes de sexe les plus troublantes vues sur un écran de cinéma de récente mémoire. 

 

N°25  : Mickey Rourke a de la chance !

N°24 & 23 : Femmes des années 80

N°22 & 21 : Le verbe, le cul, le plaisir

N°20 & 19 : Le cul de Rebeccas, le zizi de Bruce

N°18 & 17 : Alors, ils ont vraiment baisés ou pas ?

N°16 & 15 : Viva España & Mexico !

N°14 & 13 : Oh, mais, mon Dieu, il va la tuer !

N°12 & 11 : Le tourisme sexuel, de la rue à l'escalier !

 

Pour la suite, deux générations (eighties versus nineties), deux frissons (table de cuisine à deux, champagne à trois)

 

10Le facteur sonne toujours deux fois (1981) de Bob Rafelson

 

 Vincenzo Natali : Il s'agit de la scène de sexe qui a lancé mon adolescence ! Je ne pense pas avoir vu de scène plus érotique de toute ma vie. Le collant de Jessica Lange est gravé dans mon esprit à tout jamais.

Laurent Pécha : Quand un triple lauréat de l'Oscar décide de faire sauvagement l'amour sur une table de cuisine à une double vainqueur de l'Oscar, on se tait et on admire le spectacle. Dans cet excellent remake du Facteur sonne toujours deux fois de Tay Garnett, la passion fatale entre les deux amants n'est plus chaste. Le temps du Code Hays est depuis longtemps révolu et Bob Rafelson décide de montrer ce qui se passe quand deux êtres se désirent ardemment. Et ses deux comédiens lui rendent bien. A-t-on vu le désir et la fougue d'une étreinte aussi puissamment rendus à l'écran ? Jack Nicholson et Jessica Lange se lâchent totalement, ils ne sont plus dans la scène, ils sont juste deux personnes pour qui la seule chose qui compte est la soif de posséder l'autre (bon ok, plus du côté de Jack au début mais Jessica se rattrape bien par la suite). Après avoir découvert cette séquence incroyablement sensuelle où l'on ne voit pourtant finalement presque rien (ah cette main de Nicholson sur la culotte de Lange), on change à jamais notre manière de mater cette fameuse anodine table de cuisine. Où est la farine ?

 

09Sexcrimes (1998) de John McNaughton

Patrick Antona : Jusqu'à Sexcrimes, le métier de conseiller d'orientation n'était pas vraiment considéré comme un moyen d'épanouissement excitant. Mais à voir la manière dont Sam Lombardo (Matt Dillon) s'envoie ses deux petites étudiantes préférées, Kelly la lolita de bonne famille (bombesque Denise Richards alors au top de son talent) et Suzie, la fausse gothique (Neve Campbell alors en rupture de Scream), on se dit que l'on a bien tort de critiquer des sacerdoces qui demandent autant d'abnégation, avec un si beau résultat au final. Scène-clé du thriller érotique à multiples rebondissements de John McNaughton, le triolisme effréné scelle le pacte entre les trois conspirateurs et révèle leur manipulation machiavélique, tout en donnant au spectateur un petit frisson qui restera comme un des plus fumeux des 90's. Les esprits chagrins remarqueront l'utilisation d'une doublure pour quelques plans en lieu et place de la poitrine de Denise Richards et d'autre que Neve Campbell aurait dû se passer de signer une clause de non-nudité pour le film, mais en fait tout est dans une savante montée du désir jusqu'à la pulsion. Le déshabillage en douceur de l'immaculée Kelly (soquettes blanches, dessous blancs), le champagne négligemment versé sur sa poitrine, les baisers réconciliateurs et effrénées avec Suzie jusqu'à l'entrée en action de Sam qui finit pris en sandwich de la plus belle manière qui soit, tous les ingrédients sont là pour plaire au voyeur qui sommeille en nous, tout en restant un poil trop soft mais que voulez-vous, ce n'est pas une scène gratuite, c'est un twist complètement justifié qui sert l'intrigue !

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