Top des meilleures scènes de sexe - n° 12 & 1124 juillet 2010 - Vincent Julé

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Après vous avoir proposé nos classements des meilleurs films d'horreur puis des meilleurs films de science-fiction, l'équipe d'Ecran Large s'est très longuement réunie pour délibérer et choisir ses 25 meilleures scènes de sexe de l'histoire du cinéma. Deux mois de gestation - il a bien fallu revoir les dites séquences pour que le vote soit le plus éclairé possible - pour un classement qui prêtera forcement à débat.

C'est le moment d'expliciter quelque peu les règles établies. On ne tient pas compte ici de la qualité globale du film. Une grosse bouse peut donc très bien avoir une scène récompensée (et ce sera d'ailleurs plusieurs fois le cas). Les séquences ont été choisies avant tout dans le cadre de leur potentiel excitant, l'aspect artistique de la dite séquence passant au second plan. Il est également évident qu'une scène à la durée importante prendra le dessus sur une scène courte. Aucune scène pornographique ou assimilée n'a été retenue, ce qui a éliminé certains films sulfureux ayant fait scandale à Cannes par exemple. Et aussi savoureuses que peuvent être certaines scènes de baisers ou de préliminaires, elles n'ont pas eu le droit de citée car, ici, seul l'acte sexuel compte.

Et comme on ne change pas une formule qui gagne, on a fait appel à notre guest préféré, le réalisateur Vincenzo Natali pour commenter notre classement. Un choix d'autant plus logique que son récent Splice, offre l'une des scènes de sexe les plus troublantes vues sur un écran de cinéma de récente mémoire. 

 

N°25  : Mickey Rourke a de la chance !

N°24 & 23 : Femmes des années 80

N°22 & 21 : Le verbe, le cul, le plaisir

N°20 & 19 : Le cul de Rebeccas, le zizi de Bruce

N°18 & 17 : Alors, ils ont vraiment baisés ou pas ?

N°16 & 15 : Viva España & Mexico !

N°14 & 13 : Oh, mais, mon Dieu, il va la tuer !

 

Pour la suite, le tourisme sexuel, de la rue à l'escalier !

 

12Hyper tension (2006) de Neveldine / Taylor

Hyper tension

 

Vincenzo Natali : On touche ici au génie à l'état pur. J'adore ce film et j'adore cette scène de sexe. C'est tellement ridicule et "over the top". Elle parvient à être choquante et pourtant aussi érotique. Je n'aurai jamais pensé qu'un jour je voudrais voir Jason Statham faire l'amour. Mais cette scène a tout changé !

 

Sandy Gillet : Chev Chelios, tueur à gages de son état, s'est fait inoculer (et pas autrement hein attention !), sans son avis bien entendu, un poison mortel a priori sans antidote. Il ne lui reste que quelques heures à vivre et encore s'il arrive à maintenir constamment son taux d'adrénaline à un niveau élevé, seule façon de freiner la diffusion du poison dans le sang. Il va utiliser ce timing serré pour se venger. Certes voilà un pitch qui ne pouvait tenir la route pendant tout un film. Et pourtant grâce à des scènes chocs et une mise en scène borderline, cela fonctionne presque tout le temps. Parmi elles, il y a donc cette fameuse « baise » en plein jour, en plein quartier chinois de L.A., au milieu d'une foule compacte des plus intéressée. Une belle façon d'entretenir le cœur et la tuyauterie non ? Quoi qu'il en soit, nous on dit respect tant la chose relève de la provocation gratuite à l'encontre des femmes avec tout ce que cela implique au sein de nos sociétés occidentales des plus aseptisées, sans oublier la pudibonderie hollywoodienne étouffante du moment.

 

Pour découvrir la scène, cliquez sur l'image ci-dessous : 

Hyper tension
 
 
 
 
11A History of Violence (2005) de David Cronenberg
 
History of violence
 
  

Vincenzo Natali :  Quand David Cronenberg a pris en main le projet, il a fait ajouter deux scènes de sexe au scénario original. Ces deux séquences ont eu un impact radical (dans le bon sens du terme) sur le film. C'est l'exemple parfait d'une scène de sexe qui permet véritablement à l'histoire d'avancer et aux personnages d'évoluer. Cette séquence est totalement reliée à celle du début où Viggo Mortgenstern et Maria Bello font l'amour de manière tendre.  Alors qu'ici, on sait désormais qui il est vraiment et le sexe devient alors plus salace, plus cru. On flirte avec le viol et pourtant à la fin de l'étreinte, le couple est uni. Une séquence puissante !

 

Roy Lapoutre : Quid des meilleurs endroits où faire l'amour, en dehors du lit et de la chambre à coucher. De ce point de vue, David Cronenberg propose, après le siège arrière d'une voiture accidentée, d'expérimenter les escaliers en bois, avec papier peint des familles bien dégueulasse en prime. Mais la force et la symbolique d'une telle scène résident moins dans le lieu, que dans l'acte en lui-même. Alors, oui, Viggo Mortensen s'est retenu de tuer afin de passer pour un bon père et un bon époux, mais peut-être s'est-il aussi retenu de baiser. Peut-être même a-t-il perdu l'habitude, ne sait-il plus bien comment faire autrement qu'à la papa, en missionnaire la lumière éteinte ? A l'opposé de ses réflexes et dons de tueur. Avec un peu de violence et beaucoup de maladresse, c'est ainsi un homme puis un couple qui se met à nu, se libère... une minute montre en main ! Sans ellipse, sans cache misère, il s'agit là d'une des scènes de sexe les plus réalistes, les plus humaines et finalement des plus belles. A history of love ?

 Pour découvrir la scène, cliquez sur l'image ci-dessous :   

History of violence

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