Top des meilleures scènes de sexe - n° 18 & 177 juillet 2010 - Vincent Julé

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Après vous avoir proposé nos classements des meilleurs films d'horreur puis des meilleurs films de science-fiction, l'équipe d'Ecran Large s'est très longuement réunie pour délibérer et choisir ses 25 meilleures scènes de sexe de l'histoire du cinéma. Deux mois de gestation - il a bien fallu revoir les dites séquences pour que le vote soit le plus éclairé possible - pour un classement qui prêtera forcement à débat.

C'est le moment d'expliciter quelque peu les règles établies. On ne tient pas compte ici de la qualité globale du film. Une grosse bouse peut donc très bien avoir une scène récompensée (et ce sera d'ailleurs plusieurs fois le cas). Les séquences ont été choisies avant tout dans le cadre de leur potentiel excitant, l'aspect artistique de la dite séquence passant au second plan. Il est également évident qu'une scène à la durée importante prendra le dessus sur une scène courte. Aucune scène pornographique ou assimilée n'a été retenue, ce qui a éliminé certains films sulfureux ayant fait scandale à Cannes par exemple. Et aussi savoureuses que peuvent être certaines scènes de baisers ou de préliminaires, elles n'ont pas eu le droit de citée car, ici, seul l'acte sexuel compte.

Et comme on ne change pas une formule qui gagne, on a fait appel à notre guest préféré, le réalisateur Vincenzo Natali pour commenter notre classement. Un choix d'autant plus logique que son Splice qui sort cette semaine, offre l'une des scènes de sexe les plus troublantes vues sur un écran de cinéma de récente mémoire.

N°25  : Mickey Rourke a de la chance !

N°24 & 23 : Femmes des années 80

N°22 & 21 : Le verbe, le cul, le plaisir

N°20 & 19 : le cul de Rebecca, le zizi de Bruce

 

Pour la suite... alors, ils ont vraiment baisé ou pas ?!

 

18L'orchidée sauvage (1990) de Zalman King

Orchidée sauvage

Vincenzo Natali :  « Je n'avais jamais vu L'orchidée sauvage, avant que l'on me dise que c'était un peu comme un film porno softcore. Et c'en est un ! Mickey Rourke mérite vraiment un Oscar ou équivalent pour sa contribution sexuelle au cinéma. Il est indomptable et je suis impressionné par son endurance. »

Julio Lopez : « Alors, ils ont vraiment baisé ou pas ?! » Voici LA seule question qui entourait la sortie de L'Orchidée sauvage, naveton érotique d'un spécialiste du genre, Zalman King. Pas question de se préoccuper de l'histoire et des personnages, on s'en fout. Le simple fait d'imaginer la quéquette de Mickey Rourke dans la foufoune de sa compagne de l'époque, Carré Otis, a mis en émoi tous les nerds et ça fait 20 ans que ça dure - comme quoi il suffit parfois de quelques centimètres pour ne pas tomber aux oubliettes. Il paraît que Brooke Shields a refusé le rôle, un peu trop chaud pour elle - on comprend mieux quand on sait que la jeune nymphette venait à peine d'être dépucelée. (voir news) Mickey avait-il annoncé la couleur, sachant que l'acteur ne fait pas les choses à moitié, en général ?

Et LA réponse, au fait ? Carré aurait déclaré dans une interview (selon Imdb qui ne cite pas l'interview en question) que NON, il ne s'agit pas d'une vraie scène non simulée. Seulement voilà, Carré a tout de la névrosée instable à laquelle on ne peut se fier. Fille de parents alcooliques, dyslexique, accro à l'héroïne, aux tendances suicidaires et sado-masochistes, Carré n'est pas le genre de fille à qui on ferait confiance. Il est tellement facile de raconter n'importe quoi en interview pour refaire l'Histoire que non, nous ne croyons pas un seul instant en cette contre-vérité immonde. Mickey a bien baisé Carré devant toute l'équipe pour offrir à ses fans un moment d'anthologie (vive l'actor's studio) et nous, on adore.

Pour la petite histoire, Mickey a épousé Carré 3 ans après le tournage. La presse people s'est délectée de révélations en tous genres (plutôt axées sur des violences conjugales), Carré a mis sa carrière en sourdine pendant son mariage et n'a pas finalement laissé d'impérissables traces dans l'Histoire de la mode. Le couple a divorcé en 1998. Aujourd'hui, Carré fait le yoyo avec son poids, est devenue bouddhiste et s'est remariée avec un écolo. Mickey a fait un come-back de folie et baise tout ce qui bouge. Mais il a déclaré souffrir encore de leur divorce. C'est qu'il l'aimait, la Carré. On a même appris qu'il était à deux doigts d'assassiner un type qui avait violé Carré (sous trip), et de se suicider ensuite. Heureusement, une discussion avec un prêtre l'en a empêché. Plus belle la vie, avec Mickey et Carré ? Pas sûr... Alors on ne retiendra que cette superbe scène de cul, d'amour et d'excès dans la passion.

 

 Pour découvrir la scène, cliquez sur l'image ci-dessous : 

Orchidée sauvage

 

  17Guet-apens (1994) de Roger Donaldson

Guet-apens

Vincenzo Natali : « Difficile de ne pas être hypnotisé par les seins de Kim Basinger. Mais sinon, c'est une scène de sexe assez standard, avec la guitare blues et l'attirail habituel. Rien de spécial. Cela me laisse à vrai dire un peu de marbre. Je pense que je suis plus excité par voir Steve McQueen et Ali MacGraw s'embrasser dans le film original que par cette démonstration très basique de softcore. »

Laurent Pécha : Le très mal aimé remake du chef d'œuvre de Peckinpah possèdera toujours un argument de poids lorsqu'il s'agit de jouer au jeu de la comparaison : sa scène de sexe des plus graphiques entre deux stars alors en couple à la ville. C'est d'ailleurs à l'issu du tournage de Guet-apens qu'Alec Baldwin demanda la main de Kim Basinger, qui accepta en déclarant que la proposition de son Alec fut « le moment le plus romantique qu'elle ait jamais vécu ». Dix ans et un divorce plus tard, pas sûr que la Kim reformulerait la même phrase. Mais à l'époque, la dame était dans les superlatifs et son homme était la bouée qui faisait tenir le navire (procès très médiatique autour de son abandon du tournage de Boxing Helena de la fille de Lynch).

On pourrait alors croire que se retrouver en totale intimité avec Alec (lors de la scène d'amour, seuls le réalisateur, Roger Donaldson et son caméraman étaient présents sur le plateau), allait donner également de bons souvenirs à la miss mais il faut vite déchanter. S'ils donnent vraiment l'impression à l'écran de l'avoir fait, Kim Basinger avoue que tourner cette séquence « n'avait rien d'agréable », que cela restait « un travail difficile » principalement parce que « ce n'était pas Kim et Alec mais leurs personnages » qui étaient devant la caméra. Qu'importe les propos de la principale concernée puisque le résultat à l'écran reste un sacré moment d'érotisme brûlant. A tel point que l'on regrette de ne pas avoir tout vu puisqu'Alec Baldwin avait reconnu au moment de la promo du film que de nombreux plans ont été supprimés du montage final sous prétexte notamment que lors des sneek previews, les spectateurs étaient gênés et mal à l'aise avec la vision d'une telle séquence explicite. On leur dit pas merci à ces pudibonds-là !

 

 Pour découvrir la scène, cliquez sur l'image ci-dessous :  

Guet-apens

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