Top des meilleures scènes de sexe - n° 25 28 juin 2010 - Laurent Pécha

Image 492589
0 réactions
0
Commentaires
0
Commentaires

Après vous avoir proposé nos classements des meilleurs films d'horreur puis des meilleurs films de science-fiction, l'équipe d'Ecran Large s'est très longuement réunie pour délibérer et choisir ses 25 meilleures scènes de sexe de l'histoire du cinéma. Deux mois de gestation - il a bien fallu revoir les dites séquences pour que le vote soit le plus éclairé possible - pour un classement qui prêtera forcement à débat.

C'est le moment d'expliciter quelque peu les règles établies. On ne tient pas compte ici de la qualité globale du film. Une grosse bouse peut donc très bien avoir une scène récompensée (et ce sera d'ailleurs plusieurs fois le cas). Les séquences ont été choisies avant tout dans le cadre de leur potentiel excitant, l'aspect artistique de la dite séquence passant au second plan. Il est également évident qu'une scène à la durée importante prendra le dessus sur une scène courte. Aucune scène pornographique ou assimilée n'a été retenue, ce qui a éliminé certains films sulfureux ayant fait scandale à Cannes par exemple. Et aussi savoureuses que peuvent être certaines scènes de baisers ou de préliminaires, elles n'ont pas eu le droit de citée car, ici, seul l'acte sexuel compte.

Et comme on ne change pas une formule qui gagne, on a fait appel à notre guest préféré, le réalisateur Vincenzo Natali pour commenter notre classement. Un choix d'autant plus logique que son Splice qui sort cette semaine, offre l'une des scènes de sexe les plus troublantes vues sur un écran de cinéma de récente mémoire.

 

Et le classement débute aujourd'hui avec deux films ex-æquo, la générosité d'Ecran Large dans toutes ses largeurs, qui, le hasard des votes faisant, met en vedette le même acteur, Mickey Rourke.

 

259 semaines 1/2 (1986) d'Adrian Lyne

9 semaines 1/2

Vincenzo Natali : « Même si elle est filmée à la manière MTV, cette scène reste formidable. Mickey Rourke et Kim Basinger donnent l'impression de ne pas jouer mais de le faire vraiment. Ils sont tous les deux incroyablement sexy. Quant au costume d'homme que porte Kim Basinger, c'est un fantasme adolescent qui je suis sûr peut émoustiller les anciennes comme les nouvelles générations. »

Le film d'Adrian Lyne a bien sûr pris un bon coup de vieux, mais il était déjà en soi daté à sa sortie en 1986. Reste que le sex-appeal de Kim Basinger n'a pas pris une ride. Que l'on n'a jamais oublié son numéro de strip-tease  sur la chanson de Joe Cocker. Les scènes de sexe dans 9 semaines ½ ne sont d'ailleurs pas si nombreuses que ça, il y est beaucoup questions de jeux et de préliminaires des plus imaginatifs (la séquence du frigo). La « séquence de la ruelle » cristallise alors tous les émois érotiques du film dans des plans certes syncopés et ultra stylisés mais qui ont le mérite de montrer deux acteurs qui se donnent à fond dans leur art. La révélation de la poitrine de Kim Basinger après arrachage de t-shirt restant une image à la puissance érotique éternelle.

Pour découvrir la scène, cliquez sur l'image ci-dessous :

 

 

25Angel Heart (1987) d'Alan Parker 

 

Vincenzo Natali : « Voilà ce que je décrirai comme du sexe à la Eisenstein ! Un grand sens du montage, parfaitement agencé avec un bon vieux morceau de gospel. J'adore. Toutes les allusions et références au film noir se juxtaposent dans un déluge d'effets graphiques et perturbants. Mickey Rourke et Lisa Bonnet sont très courageux et surtout totalement naturels. La vision d'Alan Parker n'a pas pris une ride. Bravo !  

 

Harry Angel est un détective privé qui se retrouve embarqué dans l'enquête de sa vie, à la recherche d'une sorte de fantôme qui ne laisse que des cadavres derrière lui... Parmi eux la belle Lisa Bonet découverte dans la série Cosby Show et que Rourke se tape ici allégrement dans une ambiance mousson de fin de monde (NBC faillit d'ailleurs s'en séparer à la découverte du film sans l'intervention de Bill Cosby lui-même). Alan Parker répondait ainsi à Adrian Lyne et son 9 semaines et demi. Et plutôt en mieux d'ailleurs car si la scène en question est bien ancrée dans les années 80 avec sa photo ultra travaillée façon roots et ses plans léchés (sans jeux de mots aucun), il en ressort encore aujourd'hui une force brute et assez authentique à mille lieux des canons érotiques de l'époque...

 
Pour découvrir la scène, cliquez sur l'image ci-dessous :   

 
 

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire