La Stratégie de la poussette : Critique

Mise à jour : 25/09/2016 12:17 - Créé : 29 décembre 2012 - Damien Virgitti
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Les films où les héros se retrouvent soudainement affublés d’un bébé pour découvrir les joies de la paternité sont légion dans le cinéma français, de 3 hommes et un couffin à donc aujourd'hui, La Stratégie de la poussette. Il est donc quelque part impératif d'apporter un angle novateur ou du moins une histoire solidement charpentée. Malheureusement, Clément Michel, auteur au théâtre du Carton ou encore d'Une semaine, pas plus, a visiblement oublié de le faire pour son premier long-métrage.
 
 

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C’est bien simple, d’histoire, il n’y en a pas : de la rencontre entre les deux héros Thomas et Marie à la mise en place même de l’histoire principale (le bébé tombe littéralement et de façon invraisemblable dans les bras de Thomas), tout sonne faux et manque cruellement de consistance pour permettre au spectateur d'être happé par le récit. On croit bien un moment donné distinguer un début d'histoire dans cette courte scène avec François Berléand où le bébé aide Thomas à réussir son entretien d’embauche (la fameuse « stratégie de la poussette » du titre) ou dans le personnage du meilleur ami joué par Jérôme Commandeur, mais rien n'est jamais vraiment développé. On doit au mieux se contenter de quelques saynètes vaguement drôles.
 
 

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Le comble est atteint quand on se rend compte que le couple star du film n’existe jamais au delà de son affiche tant l’action est essentiellement centrée sur Raphaël Personnaz. Mais difficile de s’attacher à lui quand sa principale motivation est inexistante à l’écran, tout comme il est alors difficile d’adhérer aux vaines tentatives du film de proposer une vision assez cynique de l’univers des crèches ou le soudain discours de Thomas sur la prise de responsabilités.
 
 
 

Résumé

 
Ce n’est donc pas avec ce film que Charlotte Le Bon va faire décoller sa carrière. Et c’est bien dommage car quand on voit le réalisateur s’attribuer avec autant d’autodérision le rôle du personnage le plus ringard du film, on se dit que ce monsieur doit effectivement avoir de l’humour à revendre. On lui conseillera juste modestemment de revoir sa stratégie pour son prochain projet. 

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