Critique : Vendredi 13

Date de sortie 01/01/2009 01h46 Titre original Friday the 13th Réalisé par Marcus Nispel Avec Jared Padalecki , Danielle Panabaker , Amanda Righetti , Travis Van Winkle , Derek Mears , Aaron Yoo , Arlen Escarpeta , Julianna Guill , Willa Ford , America Olivo , Ben Feldman , Arlen Escarpeta , Kyle Davis , Richard Burgi Genre Fantastique , Horreur , Slasher Nationalité États-Unis votre avis
11/02/2009 - Critique Thomas Messias

Ni remake ni reboot, Vendredi 13 version 2009 est une suite en bonne et due forme, qui rappelle les antécédents des Voorhees mère et fils grâce à un court flashback avant de revenir dans le présent, soit 29 ans plus tard. Laissé à l'abandon en raison d'un passé trop chargé, le camp de Crystal Lake est de nouveau le théâtre des exaction de Jason, l'insubmersible psychopathe qui tue pour faire plaisir à sa défunte mère.

Auteur en 2003 d'un Massacre à la tronçonneuse fort en goût, Marcus Nispel semble emprunter la même voie royale, envoyant du lourd au gré d'un prégénérique extrêmement meurtrier. Le ton est donné : pas d'expectative, mais de la violence en veux-tu en voilà, beaucoup de viande froide, mais également des nanas topless - l'air de Crystal Lake est visiblement aphrodisiaque. Mais, après cette entrée en matière riche en hémoglobine, Vendredi 13 lève volontiers le pied histoire que Jason ait de quoi s'amuser jusqu'à la dernière bobine. Nispel déroule alors une série de scènes extrêmement balisées, mais traitées avec une indéniable efficacité.

Pas de quoi cependant s'agripper à son fauteuil plus que de raison : ce Jason-là manque un peu de personnalité (perversité ou redneck attitude) pour parvenir à susciter un malaise durable. Si le film maîtrise assez bien l'art de faire sursauter le spectateur, il échoue à installer une sensation d'effroi continue. Impression confirmée par l'emploi de la musique : trois notes aigues pour souligner chaque effet, puis plus rien entretemps. Décevant de la part d'un Nispel que l'on sait capable d'aller bien plus loin.

Mais peut-être le réalisateur allemand avait-il besoin de se racheter auprès des producteurs après l'échec de Pathfinder ? Si tel était l'objectif, c'est réussi : Vendredi 13 est un pur produit de consommation, de bonne facture mais cruellement dépourvu d'ambition esthétique ou horrifique. Pas sûr qu'il trouve sa place au panthéon des slashers des années 2000, quelque part entre Massacre à la tronçonneuse et le Halloween de Rob Zombie...

Résumé

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