Nosferatu fantôme de la nuit - Blu-Ray

Nosferatu fantôme de la nuit

Nosferatu - fantôme de la nuit
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LE FILMStar Rating 7
IMAGEStar Rating 8
SONStar Rating 7
BONUSStar Rating 7
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TEST TECHNIQUE

13 sep 2010 Par Julien Foussereau

Dans le catalogue Gaumont Blu-ray, Nosferatu, fantôme de la nuit ne détonne nullement avec le savoir-faire de l'éditeur pour les restaurations HD de films anciens. Le master du film a connu les grâces d'un nettoyage respectant les intentions photographiques granuleuses et roots de Jörg Schmidt-Reitwein. Le toilettage de la copie a permis un piqué d'image d'excellente facture mettant en valeur le maquillage conséquent de Klaus Kinski (sur certains plans d'ailleurs, on peut distinguer quelques effets make-up probablement non souhaité au départ). Comme les ombres jouent un rôle prépondérant dans le film, on était en droit d'attendre des niveaux de nuances dans les contrastes à l'avenant. Pas de problème sur ce point avec un rendu naturel et harmonieux, sauf le stock-shot du vol de chauve-souris et une poignée de plans en très basse lumière où il est difficile de déterminer si l'on a affaire à du grain ou du bruit. Enfin la colorimétrie très spéciale du film (usage important de filtres) n'a pas à rougir. De la belle ouvrage, compte tenu du matériel à disposition (on y vient).

 

Gaumont propose pour seule piste audio une VF DTS-HD Master audio 2.0 Mono. Alors que Nosferatu, fantôme de la nuit a été tourné en allemand et en anglais. Il ne s'agit pas d'un oubli de la part de l'éditeur, encore moins d'un dédain. Au lieu de pester comme beaucoup de nos confrères, nous avons cherché une explication auprès de l'éditeur. Et, elle est limpide. Le film de Herzog était une coproduction franco-allemande. Gaumont disposait des droits sur le territoire hexagonal tandis que l'exploitation allemande et internationale revenait à Werner Herzog Filmproduktion. D'autant qu'il existe deux montages du film de Werner Herzog, un montage allemand (exploité uniquement dans les salles allemandes) et un montage international (exploité partout ailleurs). Et c'est bien là le problème : montages différents, durées différentes, donc double restauration pour un seul film. Soit un coût prohibitif. Les frais à engager pour restaurer deux films au lieu d'un étant à la charge de Gaumont Vidéo à 100%, ce titre devenait d'un point de vue économique irrémédiablement déficitaire. L'édition vidéo d'œuvres cinématographiques est certes un acte artistique mais aussi économique.

 

La Herzog FilmProduktion n'a pas souhaité transmettre les éléments en question sans une rétribution financière conséquente. Un prix que ne pouvait pas se permettre de débourser le pôle édition « Gaumont Classique ». L'exploitation Blu-ray de titres anciens a un coût de restauration et de fabrication et le point de rentabilité est rarement atteint, avec moult difficultés dans le meilleur des cas parce que les consommateurs tendent plus souvent à acheter des films récents. Gaumont n'est pas un studio américain comme Warner, Paramount ou Fox pouvant se permettre de restaurer du classique à tour de bras tout en sachant que les frais seront amortis sur le long terme (regarder le catalogue HD de Carlotta à titre d'exemple). S'il y a une leçon à retenir ici (et tellement d'autres films souffrent de ce type de situations !), c'est de donner les moyens des ambitions à des éditeurs intermédiaires comme Gaumont dans le cas qui nous concerne et de répondre à l'offre qu'ils proposent. Ce contexte étant rappelé, on ne tiendra pas rigueur à Gaumont de ne proposer que cette VF par ailleurs très bien restaurée. La balance entre dialogues, ambiances et musique atmosphérique de Popol Vuh est irréprochable. L'échantillonnage de ce flux lossless permet une bonne dynamique de l'ensemble. Certes, le synchronisme labial laisse parfois à désirer mais le doublage assuré par Kinski, Adjani, Dufilho et Topor reprenant leurs rôles respectifs est de bonne facture.

TEST DES BONUS

13 sep 2010 Par Julien Foussereau

Même problème soulevé que pour la partie sonore de ce test. On sait qu'il existe des images du tournage de Nosferatu, fantôme de la nuit. La preuve, on pouvait les voir dans le documentaire Ennemis intimes qui retraçait près de 20 ans de collaboration houleuse voire sadomaso entre Herzog et Kinski. La Werner Herzog Filmproduktion n'a rien voulu lâcher à Gaumont à coûts raisonnables. Alors l'éditeur français s'est débrouillé en proposant trois modules exclusifs qui n'ont, honnêtement, pas à rougir quant à leurs qualités informationnelles.

Voyage au pays de l'indicible (37min, HD) montre les témoignages de plusieurs intervenants, le chef maquilleur Dominique Colladant et le preneur de son Harald Maury présents lors du tournage, Serge Moati qui a dirigé Klaus Kinski sur son film Nuit d'or ou encore Anne Martin, spécialiste du cinéma allemand de l'Entre-deux-guerres. Chacun apporte un regard éclairant sur le film et son auteur insaisissable. On insiste bien sur cet adjectif tant l'homme était capable de délaisser le tournage pendant deux jours pour aller faire la bringue en Autriche le temps que la neige tombe sur les cimes tchécoslovaques ou de plonger dans l'eau glacée de la Mer du Nord à ses risques et périls. Sa réputation de réalisateur dangereux n'est une fois de plus pas usurpée.

 

Klaus Kinski, la métamorphose (21min, HD) est un entretien avec la maquilleuse Reiko Kruk de Klaus Kinski. Sacrée bout de femme qui a séduit Kinski par son répondant face à ses colères légendaires. Leur première collaboration remontait à La Chanson de Rolland. Werner Herzog, pas très à l'aise sur la question, lui a laissé carte blanche. Dominique Colladant et Reiko Kruk n'ont vu le film de Murnau que la veille du démarrage des prises de vues pour ne pas trop coller et essayer de dégager quelque chose de plus viscéral qu'intellectuel. Kinski, fidèle à lui-même, fit son caprice et exigea de ne rajouter que des extensions d'incisives et de le faire sans maquillage (il s'était tout de même rasé la tête). Il fallut donc que les maquilleurs apprivoisent la « bête » pour que cette dernière consente à mettre ses prothèses et se faire poudrer façon Kabuki. A la fin, il prenait tellement de plaisir dans le costume qu'il en est venu à mordre réellement Isabelle Adjani.

 

Histoire(s) de vampires (11min, HD) fait intervenir Gérard Lenne, historien du cinéma spécialisé dans le fantastique. Il explicite avec précision, malgré un débit de parole assez chaotique, les origines du mythe vampirique qui sont le fait principal de Bram Stoker. Bela Lugosi ou encore les problèmes que Murnau rencontra avec la veuve Stoker pour ne pas avoir payé les droits sont évoqués au sein de ce module.

 

Apport HD : Sans surprise, le Blu-ray se révèle techniquement bien plus abouti que le DVD tant sur l'image que sur le son. On le sait, la partie sonore avec la seule VF Mono pourra rebuter les puristes mais l'explication de Gaumont s'avère tout à fait recevable. Les suppléments exclusifs au Blu-ray valent également le visionnage de par leur sérieux.

CETTE EDITION

Disque 1: Le film
Emballage: Boîtier Blu-Ray
Duree: 107 min
Format d'image: 1.85:1
Type de disque: 1 BD-50
Encodage: AVC
Résolution: 1080p

DISQUE 1

  • Tous les suppléments sont diffusés en résolution HD :

     

    Voyage au pays de l'indicible (37min)

     

    Klaus Kinski, la métamorphose (21min)

     

    Histoire(s) de vampires (11min)

     

    Bande-annonce


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La Rédaction 05/06/2009 10:36 par La Rédaction

[Blu-Ray] Nosferatu fantôme de la nuit - Zone B

Vous pouvez discuter ici du DVD/HD Nosferatu fantôme de la nuit. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/dvd-details-9798.php  LIRE LA SUITE

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