Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
24 heures chrono - Saison 4 - DVD
24 heures chrono, 2001
Test DVD - 24 heures chrono - Saison 4
Rédigé le 26 aoû 2005 par
Stéphane Argentin
|
Avis image
Avis son
Avis bonus
|
|
Test technique
Comme pour les saisons précédentes, l'excellente qualité de l'encodage alliée à des masters sans défaut permet d'éviter les débordements compressifs liés à l'emploi d'une photographie volontairement granuleuse et particulièrement travaillée selon le lieu et l'heure de la journée à laquelle l'action se déroule : les bleus métallisés à l'intérieur de la CAT, le soleil écrasant de la journée, les lumières fusantes à l'aube et au crépuscule, les noirs profonds pendant la nuit Le rendu vidéo sur l'ensemble des épisodes est donc une nouvelle fois parfaitement fidèle aux desideratas visuels de la série.

Si la troisième saison était quelque peu décevante quant aux possibilités offertes par un mixage DD 5.1 en comparaison de la précédente, cette quatrième saison s'en sort déjà mieux. Outre une dynamique, une puissance et des descentes de graves impressionnantes pour une « simple série TV », l'emploi des surround permet non seulement aux différentes scènes d'action (et notamment les fusillades) mais aussi aux compositions omniprésentes de Sean Callery de prendre davantage d'ampleur pour notre plus grand plaisir. La façade avant offre une restitution sonore tout aussi formidable, notamment pour les dialogues qui demeurent parfaitement audibles en toutes circonstances grâce à un excellent mixage.

Test des bonus
Avant d'entrer dans le vif du sujet, attardons-nous quelques instants sur le packaging. S'il sera à nouveau préférable de détourner le regard de certaines sérigraphies sur les disques ou d'images servant à illustrer les différents menus des DVD, il est en revanche assez plaisant de découvrir qu'enfin, l'emballage ainsi que le livret fourni ne contiennent plus de photos « spoilant » l'intrigue (à la seule exception de celle de Tony Almeida en façade, ce qui, au regard des nombreuses photos présentes sur les coffrets des précédentes saisons est un moindre mal).

Passons à présent aux suppléments qui, pour la première fois sont tous disponibles en VO sous-titrés anglais (ce qui pourra grandement en faciliter la compréhension), à la seule exception des commentaires audio, disponibles uniquement en VO. Ces derniers ont d'ailleurs subit une diminution drastique puisque, de six commentaires sur les saisons 2 et 3, on se retrouve désormais avec uniquement deux épisodes commentés, le premier (disque 3 : 16-17h) par Stephen Kronish (producteur scénariste) et Nestor Serrano (l'interprète de Navi Araz) et le second (disque 4 : 20-21h) par Tim Iacofano (producteur réalisateur) et Shohreh Aghdashloo (l'interprète de Dina Araz). Assez logiquement compte tenu des intervenants, ce sont surtout les personnages de Navi et Dina Araz qui sont au cur de la discussion et notamment leurs motivations (Shohreh Aghdashloo avait refusé de nombreuses propositions de rôles similaires auparavant mais accepta celui-ci car elle le trouva parfaitement « justifié »). Mais le terrorisme en général et la projection de la peur qu'il engendre au travers de la série avec toute la délicatesse que cela requiert en matière de diffusion à l'antenne sont également au cur de la conversation. Et alors que toute possibilité de voir le personnage de Dina faire un futur come-back ne semble pas exclue, Nestor Serrano pose une très intéressante question à la fin de l'épisode qu'il commente : « Pourquoi n'y a-t-il pas de série télé copiant le concept de 24 heures chrono ? ».

Les autres suppléments ont une nouvelle fois été regroupés sur un septième DVD avec pour commencer trois featurettes. La première, Breaking ground : Building the new CTU (17min 48s) s'attarde, comme son nom l'indique, sur la fabrication d'un tout nouveau décor flambant neuf servant de cadre à la CAT. Un décor qui requiert une attention toute particulière en matière de couleurs et de matériaux à employer ainsi que l'anticipation des emplacements pour les futurs prises de sons et les éclairages. Dans une deuxième partie du reportage, outre une très impressionnante construction en accéléré, on assiste aux difficultés rencontrées aussi bien par les comédiens que par les techniciens pour appréhender ce nouveau décor, bien plus vaste que le précédent.

La seconde featurette, Blood on the tracks (16min 42s), s'attarde sur les coulisses de l'accident de train en ouverture de cette quatrième saison. Tourné au tout début du mois d'août 2004 (l'épisode sera diffusé le 9 janvier 2005 aux États-Unis), cette séquence requiert tout d'abord des images filmées par la seconde équipe qui seront ensuite projetées plus tard dans la série sur les moniteurs de contrôle de la CAT, en parallèle des scènes tournées par la première équipe à l'intérieur d'un train à l'arrêt dont le tangage est simulé à l'extérieur par des jeux de lumière et pas mal d'huile de coude. Alors que l'on assiste ensuite à la séquence d'explosion qui fera dérailler le train, on apprend également que le script originel prévoyait la collision de deux trains. Une solution jugée trop onéreuse qui fut finalement écartée (le budget de la série a d'ailleurs semble-t-il été un sujet délicat lors de sa reconduction pour deux années supplémentaires, cf. news du 18 mai 2005).

La troisième featurette, Lock and load (19min 22s), s'intéresse quant à elle à l'assaut donné au tout début du 6ième épisode. Tourné en octobre 2004, cette séquence nécessita le concours de véritables militaires de carrière, aussi bien pour le pilotage des hélicoptères que pour les descentes en rappel, mais aussi des cascadeurs qui servent de victimes récurrentes tout au long de la série. Ce documentaire nous montre l'énorme travail de coordination que requiert une séquence finalement assez courte à l'écran : altitude et vitesse de vol des appareils pour que ces derniers apparaissent suffisamment distinctement à l'image, puis la coordination au sol où tous les placements / déplacements des hommes ainsi que les tirs et les explosions sont minutieusement préparés et repétés à l'avance.

Toujours dans la rubrique « featurette », on trouve ensuite un court-métrage, Nissan shift original drama (21min 16s) qui n'a en réalité que bien peu à voir avec la série si ce n'est la marque des véhicules employés mais n'en demeure pas moins très réussi, notamment dans son dénouement, particulièrement poignant et dont on taira la nature pour de ne rien gâcher.

Enfin, toujours au sein de la même rubrique, on trouve la featurette promotionnelle 24 : The game, behind the scenes (3min 34s) à propos du jeu vidéo adapté de la série qui sortira à l'automne et dont nous vous parlions déjà dans cette news du 6 mai 2005. Pour les besoins de ce jeu, le corps et le visage des acteurs ont été scannés et ces derniers ont prêté leurs voix à leur propre personnage vidéoludique. Tous les intervenants habituels de la série (scénaristes, compositeur ) ont participé à l'élaboration de ce jeu dont l'action se situera entre les saisons 2 et 3 de la série.

En dehors du vidéoclip The longest day : Music video (3min 28s), remix technoïde et limite épileptique du thème musical de la série sur fond d'extraits issus pour la plupart de la troisième saison, on trouve une fois encore et pour finir une très large section de 40 scènes coupées ou alternatives (60min 31s, 16/9) et notamment le « Director's cut promo » (6min 15s) qui sert de lien entre les saisons 3 et 4 avec notamment une scène pour le moins torride entre Jack et Audrey. De telles séquences sont d'ailleurs inexistantes au cur de la série comme semble le regretter le producteur exécutif et réalisateur d'une majorité d'épisodes, Jon Cassar, dans ses commentaires audio optionnels qui, la plupart du temps, se contentent de justifier le retrait des scènes en question par de simples : « on manque de temps » ou bien « cette scène est redondante avec telle autre ». On notera toutefois plusieurs séquences laissant davantage de place dans l'intrigue à la communauté arabe.



