New York, unité spéciale - Saison 1 - DVD

New York, unité spéciale - Saison 1

New York, unité spéciale
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TEST TECHNIQUE

24 juin 2005 Par Stéphane Argentin

Série dérivée de l'inusable New York District (15 saisons à ce jour, soit l'un des records de longévité à la télévision), New York unité spéciale se focalise sur un domaine bien particulier du registre policier : les crimes et agressions sexuels. Un choix délicat pour un sujet qui ne l'est pas moins et que le créateur de la série, Dick Wolf (le même que pour District), a décidé d'ancrer au sein d'un service bien réel (un tel département spécialisé existe bel et bien au sein de la police, cf. le making of) mais d'histoires fictives (à une ou deux exceptions près) qui sont toutefois le lot quotidien de milliers d'inspecteurs et de victimes.


La barrière de la fiction s'effondre donc bien vite devant l'effarante diversité des cas traités, ceux là même que l'on peut lire quotidiennement au sein de la presse : viols, violences conjugales, pédophilie (réelle ou virtuelle)… L'un des grands mérites de New York unité spéciale, série unique en son genre, est de ne jamais chercher à se voiler la face devant la réalité qu'elle aborde. Ainsi, même si une majorité d'agressions (ou de meurtres) concerne des femmes, les hommes et les enfants (tous deux dans une moindre mesure) font également parties des victimes. À quoi bon une telle série qui nous rappelle le douloureux quotidien qui nous entoure ? Précisément dans le but de ne pas oublier ces victimes, désormais reléguées à la page des faits divers. Et encore, à condition que ladite agression soit suffisamment « vendeuse » (cf. le cas de cette jeune femme enceinte faussement agressée dans le RER en ce début d'année 2005).


Pour autant, New York unité spéciale ne verse aucunement dans le voyeurisme, le sordide, le glauque, le graveleux ou encore le salasse. Son seul et unique but : traiter le sujet dans toute sa largeur (et Dieu sait que dans ce domaine, il y a de quoi faire), avec le maximum d'authenticité (sur le plan criminologique) tout en faisant preuve de tact et de retenu (vis-à-vis des victimes). Ne vous attendez donc pas à assister à l'écran à de quelconques pratiques sexuelles plus ou moins déviantes dans le seul et unique but de faire dans l'image choc puisque les affaires débutent toujours post-agressions, soit le même principe que bon nombre de séries policières, à commencer par la concurrente directe de New York District, NYPD Blue.


Si New York unité spéciale diverge sur certains points de la « fiction » imaginée par Steven Bochco (peut-on encore parler de fiction lorsque des séries reflètent à ce point notre quotidien sordide ?), notamment dans le déroulement des enquêtes qui ont lieu sur plusieurs jours ou encore aux scènes de tribunal auxquelles on assiste fréquemment, toutes les deux partagent en revanche le même compositeur, Mike Post, dont les arrangements contribuent pour beaucoup à l'immersion dans ces enquêtes, notamment lors des scènes d'interrogatoires du coupable présumé qui clôturent bien souvent les épisodes dans la douleur.


Car, comme dans toute série policière digne de ce nom, c'est avant tout l'humain qui est au cœur du sujet, à la fois cause et remède de tous ces maux. Et si New York unité spéciale choisit, dans un premier temps, de mettre de côté ses enquêteurs au profit des victimes, c'est pour pouvoir ensuite mieux y revenir. Entre la détective fruit d'un viol (Mariska Hargitay), le père de famille inquiet pour ses propres enfants (Christopher Meloni, vu dans Oz), la jeune recrue qui finira par craquer (Dean Winters, également vu dans Oz) ou encore le vétéran que rien n'atteint en apparence (Richard Belzer, vu dans Homicide interprétant le même personnage !) jusqu'au jour où l'une de ses amies proches devient victime, New York unité spéciale tend ainsi à prouver que personne n'est à l'abri de telles agressions.


Difficile donc, une fois encore, de rester de marbre devant le quotidien que doivent affronter toutes ces personnes. Et bien que New York unité spéciale n'est pas pour but de démoraliser le téléspectateur (cela reste avant tout un divertissement télévisé), cette série aux qualités immenses, à commencer par le jeu des acteurs, pourra néanmoins avoir son petit rôle à jouer dans une certaine « désinsensibilisation » du public face à de telles agressions de notre quotidien, devenues aujourd'hui presque aussi banales qu'un bulletin météo.

NB : Les plus sériphiles d'entre-vous reconnaîtront sans mal la participation à plusieurs reprises de l'actrice Reiko Aylesworth, vue dans le rôle de Michelle Dessler dans la série 24 heures chrono ou encore, le temps d'un épisode, la toute jeune Ellen Muth, future faucheuse d'âmes dans la série Dead like me.

  
  

Du côté des suppléments, on trouve pour commencer un petit making of intitulé La génèse (24min 25s) qui revient, comme son nom l'indique, sur les origines de la série, le casting des différents rôles principaux et laisse pour une bonne moitié la parole aux acteurs qui s'expriment sur le rythme du tournage ou encore le besoin d'exutoire entre les prises pour les scènes les plus délicates avant de conclure sur l'impact de la série auprès du public et des véritables victimes. L'arrivée de Dann Florek (5min 22s) est une interview de l'acteur qui évoque son personnage, ses motivations et ses convictions ainsi que les raisons pour lesquelles il a accepté ce rôle alors qu'il ne jouait plus dans la série New York District.

  
  

Compte tenu de l'âge, un peu plus « avancé » de cette première saison (1999) en comparaison de séries plus récentes, on note quelques défauts de copie légitimes et un rendu des couleurs peut-être un ton en deçà des productions télévisées actuelles, bien que les intentions de telles séries d'un point de vue photographique soient le plus souvent à l'austérité. Le rendu est donc aussi chiche que les intentions visuelles de départ tandis que l'encodage offre une précision et une lisibilité très satisfaisantes. Pas d'esbroufe non plus sur le plan acoustique avec une bande son qui privilégie avant tous les dialogues mais aussi les nombreux bruits urbains environnants. VO et VF sont au coude à coude avec toutefois un petit surplus de précision et d'ampleur selon les scènes du côté de la VO.

CETTE EDITION

Disque 1: New York, unité spéciale - Saison 1
Emballage: Coffret
Duree: 1144 min
Format d'image: 1.33:1
Type de disque: 6 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Documentaire : La genèse
    Interview : L'arrivée de Dann Florek

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La Rédaction 02/04/2007 20:14 par La Rédaction

[DVD] New York, unité spéciale - Saison 1 - Zone 2

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