Two lovers - Blu-Ray

Two lovers

Two lovers
blueray note 8 country_flag

CLIQUEZ POUR LA JAQUETTE HD


FICHE Blu-Ray LIRE LA CRITIQUE FILM LIRE LE TEST Blu-Ray
LE FILMStar Rating 8
IMAGEStar Rating 9
SONStar Rating 8
BONUSStar Rating 8
CAPTURES VOIR LA FICHE FILM

TEST TECHNIQUE

18 juin 2009 Par Julien Foussereau

Two Lovers présente une photographie qui rassemble beaucoup de points communs avec celle de La Nuit nous appartient. Ce qui est normal vu que le chef op' Joaquin Baca-Asay était en poste sur les deux films. On retrouve un type d'éclairage allant de l'ocre à une teinte légèrement verte, froide et naturaliste. Pourtant, une petite différence change la donne dans la présentation : le recours au Super 35. Two Lovers prend toute la largeur de la pellicule (30% en plus), n'a pas recours à un objectif anamorphoseur. On observe en conséquence un gain significatif en définition et en piqué. Ceci explique pourquoi l'image de Two Lovers apparaît comme moins granuleuse et surtout comme beaucoup plus soyeuse à éclairage similaire (ou quasi).

 

 


Cliquez sur la capture pour la voir en HD
 

 

Concrètement, ce choix artistique couplé à un transfert 1080p / VC-1 de premier choix rend la vision de Two Lovers jubilatoire. Inévitablement, cette lumière toute en clair-obscur et au parfum funèbre est peu compatible avec un rendu tridimensionnel. Malgré cela, la délinéation des contours, le détachement des protagonistes par rapport à leur environnement concourt à procurer un surplus d'immersion dans le film. L'autre grande gagnante de ce passage au blu-ray demeure incontestablement la palette colorimétrique : les couleurs retrouvent leur éclat, la peau des visages est moins cireuse. Certains pourront ergoter sur les contrastes peu stables mais il s'agit bien du grain cinéma d'origine (même le fourmillement cracra dans l'appartement de Michelle plongé dans le noir au début du chapitre 12). Dans tous les cas, on se réjouira de n'avoir pas décelé de traces de réducteur de bruit, ni de pixellisation.

 

 


Cliquez sur la capture pour la voir en HD

 

On le sait, James Gray apporte un soin tout particulier à ses bandes-sons pour en faire un moment immersif. Dans ses précédents polars, il savait ménager ses effets pour leur donner encore plus d'impact. Dans le cas du drame sentimental qu'est Two Lovers, force est de constater qu'il les ménage encore plus ! Alors, à l'exception de la séquence de night-clubbing à Manhattan où les cinq canaux et le subwoofer s'en donnent à cœur joie (grosse dynamique au passage), c'est plutôt calme et posé mais tout est à sa place. On privilégie les dialogues sur la voie centrale, quelques effets atmosphériques se permettent des sorties (une sonnerie sur le canal arrière gauche, un vent hivernal glacial sur le toit d'un immeuble). Signalons un bel effort pour la VF qui, en plus d'être pourvu d'un doublage de très bonne facture, joue à jeu quasi égal avec la VO.

 

TEST DES BONUS

18 juin 2009 Par Julien Foussereau
Depuis le director's cut de The Yards, on sait que James Gray aime s'expliquer, il le prouve une fois encore avec l'interactivité de Two Lovers.  Tous les suppléments sont présentés en VOST et définition standard  (SD) :


Les Destinées du coeur (27min) : James Gray fait des films captivants et il l'est tout autant quand il passe sur le grill d'une interview. Pendant près d'une demi-heure, le cinéaste raconte la genèse de son film : comment transposerait-on Les Nuits blanches de Dostoïevski  aujourd'hui ? Dans ce 21ème siècle où la folle étrangeté de son héros serait étiquetée « syndrome bipolaire » ou encore « maniaco-dépression » ? Trouver dans la précision scientifique des éléments du destin cruel et de la fatalité ? Il est également question du sentiment amoureux, de sa puissance, de son mensonge. Au fond, James Gray nous raconte qu'il a voulu faire un film direct, complètement à nu, sur ce sujet. Ces précédents films en parlaient en souterrain. Il a voulu aller au fond des choses, sans faire son fier derrière une comédie romantique à la con ou tomber dans le moralisme facile. Et il l'explique merveilleusement. À la fin, il fait mine de chouiner sur la retraite de Joaquin Phoenix mais on sait tous que cette reconversion dans le rap fleure bon le canular.

 

 


Cliquez sur la capture pour la voir en HD

 

Two Lovers Cannes 2008 (26min) : Soit la conférence de presse cannoise avec James Gray, Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw. On entend pas mal de redite avec le précédent entretien. Nos deux actrices font un peu pâle figure devant un cinéaste plutôt en verve. Sa plus belle saillie : James Gray n'hésite pas à écorner une industrie hollywoodienne qui, selon lui, s'est dans l'ensemble perdue depuis deux décennies à trop donner dans le blockbuster fédérateur de moins en moins intelligent. Il va même jusqu'à faire une analogie avec le secteur automobile de Detroit dans les années 70. Pour lui, Hollywood a intérêt à moins prendre les spectateurs pour des crétins décérébrés car l'Asie pourrait émerger. Et les plus jeunes risqueraient bien  de délaisser le cinéma au profit des jeux vidéo.

 

 


Cliquez sur la capture pour la voir en HD

 


James Gray, retour aux sources (22min) : Dans son Queens natal, James Gray se livre à Jean-Pierre Lavoignat pour une discussion passionnante. Il est assez curieux de voir à quel point il est traversé par une vision des choses très européennes, pour ne pas dire slaves. James Gray ne semble pas croire au rêve américain. Pour lui, il a simplement eu de la chance. Celle d'être né à New York, important centre culturel. Avant Apocalypse Now et Raging Bull, James Gray aimait bien Superman de Donner mais n'était pas très branché cinéma. Après cela, ce fut le jeu de pistes, voir les filmographies de Scorsese et Coppola. Qui étaient leurs maîtres ? Etc. S'il était né au Kansas, cela n'aurait jamais été possible. Heureusement, il a acquis une solide cinéphilie avant d'arriver à l'USC de L.A. où il passait pour le trou du cul prétentieux et new yorkais. Cela lui a permis de faire preuve d'une sacrée lucidité sur l'état du cinéma et la déliquescence de Hollywood.

 

Apport HD : Après l'immanquable La Nuit nous appartient en blu-ray, voici l'indispensable Two Lovers. Une qualité d'image qui enterre le DVD, une bande-son juste bien comme il faut et trois suppléments intelligents. Que demande le peuple ?

CETTE EDITION

Disque 1: Le film
Emballage: Boîtier Blu-Ray
Duree: 110 min
Format d'image: 2.35:1
Type de disque: 1 BD-50
Encodage: VC1
Résolution: 1080p

DISQUE 1

  • Tous les suppléments sont présentés en VOST et en définition standard  (SD) :

    Les Destinées du coeur (27min)
    Two Lovers Cannes 2008 (26min)
    James Gray, retour aux sources (22min)

Captures


LIENS SPONSORISÉS

La Rédaction 17/05/2008 14:07 par La Rédaction

[Blu-Ray] Two lovers - Zone B

Vous pouvez discuter ici du DVD/HD Two lovers. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/dvd-details-7611.php  LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter