Aventures d’Indiana Jones (Les) – La trilogie - DVD

Aventures d’Indiana Jones (Les) – La trilogie

Aventures d'Indiana Jones (Les) (la tétralogie)
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LE FILMStar Rating 9
IMAGEStar Rating 8
SONStar Rating 8
BONUSStar Rating 7
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TEST TECHNIQUE

26 mar 2005 Par Stéphane Argentin

Le « dépoussiérage » de la trilogie Indiana Jones s'est vu confié aux bons soins de Lowry Digital, société à qui l'on doit quelques unes des restaurations de classiques du cinéma parmi les plus renversantes (on ne citera que La mort aux trousses, Autant en emporte le vent, Docteur Jivago ou encore Il était une fois dans l'ouest). Autant dire qu'avec une carte de visite comme celle-là, le célèbre archéologue était en de très bonnes mains. Et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si George Lucas fit ensuite appelle à cette même société pour la restauration de THX 1138 puis de la première trilogie Star Wars avant de finalement racheter Lowry Digital.


Le résultat est-il à la hauteur de cette réputation et de l'attente (la trilogie Indiana Jones a mis du temps avant d'être éditée en DVD) ? Oui et non. Oui car la qualité des images offertes est vraiment sublime, d'une grande propreté, bénéficiant de couleurs très riches, de contrastes bien appuyés, le tout soutenu par un encodage qui ne laisse pratiquement aucune marge d'erreur. On signalera simplement sur le plan argentique, une granulosité plus poussée (trop par endroits) sur les deux premiers films, Les aventuriers de l'Arche Perdue et Le temple maudit, soit un constat finalement assez logique, le dernier film étant le plus récent des trois.

Non car il reste encore ça et là quelques « défaillances » que l'on aurait préféré ne pas avoir à pointer du doigt si, pour l'occasion, l'on compare avec les précédentes éditions sur support numérique, à savoir les LaserDiscs. Tout d'abord, pour aussi propres que puissent être les copies, différentes petites taches font encore de la résistance. Et si l'on constate bien que la majorité des défauts ont été gommés (ex : le saut dans le vide lors de la scène de rafting avec son joli point noir au milieu présent sur l'édition LD), il en reste quelques autres. Était-il donc si difficile de retirer ces quelques dernières pétouilles qui traînaient ?


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Image LaserDisc


Passons à présent à l'étalonnage. Pour aussi riches et contrastées que soient désormais les couleurs (cf. les nuances de bleus dans la vue plongeante sur la salle aux serpents), on pourra toutefois regretter que le rendu général soit désormais aussi sombre, rendant de nombreuses portions d'images, voire certaines scènes, difficilement lisibles. Un point que l'on ne regretta pas en revanche, c'est le gain en définition que permet doublement le DVD et son image encodée en 16/9. Un avantage qui ne va pas sans un revers de médaille puisque les différents effets visuels (notamment tous les fonds peints) ont désormais tendance à ressortir davantage de l'image (un point qui peut se généraliser à tous les films de l'ère pré-3D qui sortent en DVD).


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Image LaserDisc


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Enfin, en ce qui concerne deux des points souvent débattus, en l'occurrence la fameuse vitre séparant Harrison Ford du serpent dans Les aventuriers de l'Arche Perdue et la « main coupée » dans La dernière croisade, la présence ou non de la première n'est pas si évidente que ça dans un cas comme dans l'autre tandis que l'absence de la seconde était déjà constatable sur le LD.


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Image LaserDisc


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Image LaserDisc


Acoustiquement parlant, le résultat dispose, tout comme pour l'image, de qualités indéniables mais aussi de quelques « défauts ». On passera rapidement sur l'absence de VF en 5.1 (cette dernière n'étant proposée qu'en Dolby Digital Surround 2.0), puisque son rendu n'est finalement pas si éloigné que cela de la VO DD 5.1. En effet, en terme de puissance et de dynamisme, les deux pistes sont beaucoup plus proches que ne le laisserait supposer la différence d'encodage (DD 2.0 à 192Kb/s pour la VF contre DD 5.1 à 448 Kb/s pour la VO), permettant ainsi une écoute francophone hautement satisfaisante car disposant de suffisamment de pêche et d'ouverture sonore, aussi bien frontale que surround.


La piste anglaise reste néanmoins préférable pour plusieurs raisons. Tout d'abord les dialogues y sont mieux intégrés (ils sont un peu trop mis en avant sur la VF). Ensuite, la VO bénéficie sans surprise de basses plus profondes et d'une spatialisation des effets plus précise. C'est ainsi que, dans Le temple maudit, l'on constatera une bien meilleure présence de la voix de Cate Kapshaw sur le canal avant droit lorsque celle-ci s'y déporte pour chanter à 47 secondes du début du film ou bien la présence de bruit d'oiseaux dans les canaux arrières (à peine perceptible sur la VF) lors de la scène du repas dans le village à la 21ème minute. Deux exemples discrets parmi tant d'autres mais représentatifs de l'apport du 5.1 qui offre aussi énormément aux partitions de John Williams qui emplissent désormais tout le champ d'écoute.


Toutefois, on ne pourra s'empêcher une fois encore de pointer du doigt quelques « défaillances ». Deux en particulier. Tout d'abord, le rendu sonore n'est pas aussi dynamique que sur les LaserDiscs, aussi bien ceux en VF PAL que ceux VO NTSC, pourtant encodées tous les deux en « simple Dolby Surround ». Ensuite, la spatialisation 5.1 a parfois tendance à vouloir trop en faire, aboutissant à un résultat quelque peu artificiel et plus proche d'un Dolby Surround élargi que d‘un vrai mix 5.1. Ces deux remarques aboutissent d'ailleurs au constat général d'un rendu sonore assez diffus où les deux extrémités du spectre ont tendance à être « tassées ». Bien qu'enthousiasmant, le résultat est donc là encore perfectible.

TEST DES BONUS

26 mar 2005 Par Stéphane Argentin

Exempt de tous suppléments, les trois premiers disques accueillant chacun des trois films cèdent la place à un quatrième DVD dédié aux bonus (tous VOSTF sauf précisions contraires) supervisés comme toujours par le Mr. Making of des films de Steven Spielberg, Laurent Bouzereau, qui a compilé des images d'archives exhumées pour l'occasion avec des interviews récentes.


On ne sera bien entendu nullement surpris de ne trouver aucun commentaire audio, Spielberg s'y refusant ; quant aux documentaires à proprement parlé, c'est avant tout à une succession d'anecdotes qui suivent peu ou proue le déroulement de chaque film auquel on assiste dans le cas du long making of intitulé Indiana Jones : Naissance d'une trilogie (2h 07min 03s) découpé en trois parties distinctes (une pour chaque film).

Indiana Jones et les aventuriers de l'Arche Perdue (50min 51s)
Ce premier segment est probablement le plus enrichissant, même pour ceux connaissant déjà les origines de la saga puisque les « révélations » qu'il contient sortent désormais de la bouche même des auteurs. Voici donc cette histoire :

  

Il y bien longtemps, dans une galaxie pas si lointaine que ça appelée la Californie, George Lucas, jeune cinéaste encore méconnu, hésitait entre deux projets : un premier intitulé Star Wars et un second, mis de côté au profit du premier, intitulé Indiana Jones, baptisé ainsi d'après le nom de son chien, Indiana. Le succès inattendu du space opera lucasien amena alors le jeune et déjà barbu George à proposer à son copain Steven (lui aussi déjà barbu mais plus connu grâce à des histoires de Duel en voitures, de requins gloutons et autres Rencontres du troisième type) de réaliser le premier chapitre de cette autre saga en forme d'hommage aux bons vieux serials des années 30-40 et envisagée dès le départ comme une trilogie.

  

Georges, Steven et Laurence (Kasdan, un pote à qui Steven avait acheté un script intitulé Continental divide) s'enfermèrent alors dans une salle pendant trois jours avec boissons et nourritures et en ressortirent avec la première version du script qui contenait déjà toutes les grandes lignes d'un film qu'aucun studio ne voulait financer, prétextant un coût irréaliste sous-évalué de 20 millions de dollars, avant que la Paramount ne donne finalement son feu vert à un Steven désireux d'emballer tout ça « vite fait bien fait ».

  

Restait ensuite à trouver le bon acteur pour le rôle-titre. Après élimination des Tim Matheson et autres Peter Coyote, un dénommé Tom Selleck qui avait, tout comme ses deux autres collègues, auditionné face à Sean Young, semblait faire parfaitement l'affaire mais dû décliner l'offre, tenu par contrat à une nouvelle série télé du nom de Magnum. George commençait à désespérer quand Steven dit alors : « Et pourquoi pas le Han Solo de Star Wars ? ». Et c'est finalement Harrison Ford qui décrocha le rôle, après un temps d'hésitation tout de même, mais qui eut vite les idées remises en place après une bonne douche froide. Un petit stage de maniement du fouet plus tard et voilà notre Han Solo fin près pour enfiler veste et chapeau.

  

Les autres membres de l'expédition suivirent plus ou moins rapidement : Paul Freeman, acteur anglais sachant parler français dans le rôle de Belloq, Alfred Molina, novice en matière de cinéma dans celui de Satipo, John Rhys-Davies qui remplaça au pied levé Danny DeVito dans le rôle de Sallah… Restait encore à trouver la compagne du héros. Tandis que Steven recevait les candidates potentielles dans la cuisine de George, Laurence (Kasdan) eut une idée lumineuse lors d'un détour en voiture : associer le nom de sa grand-mère maternelle avec celui de la rue dans laquelle il venait de s'engager, soit Marion Ravenwood, le nom qu'endossera l'heureuse élue ressortie de la cuisine de George, Karen Allen.

  

De l'autre côté de la caméra, de nombreuses personnes faisaient également parties du voyage : le designer de la production de Star Wars, Norman Reynolds, la designer des costumes Deborah Nadoolman (qui embarqua dans ses valises pas moins de dix vestes en cuir de rechange vieillies au couteau suisse et à la brosse métallique) sans oublier le directeur de la photographie, Douglas Slocombe ou encore le superviseur des effets mécaniques Kitt West.

  

Après un petit détour par les studios anglais, tout ce petit monde se rendit au Caire où les attendaient les pires calvaires, à commencer par des antennes de télé quelque peu anachroniques pour un film situé dans les années 30. Mais le plus difficile fut assurément la chaleur et la maladie pour les inconscients qui s'essayèrent aux mets locaux tandis que Steven, petit malin qu'il est, mangeait ses boites importées d'Angleterre matin, midi et soir tout seul dans son coin.

  

Mais le pire restait encore à venir sur le plateau supposé accueillir des milliers de serpents, trop peu nombreux et pas assez obéissants aux yeux de Steven, mais suffisamment agressifs pour mordre le premier assistant réalisateur, David Tomblin. Alors que tout le monde avait le dos tourné, des petits malins s'amusaient à taguer les superbes fresques murales à grands coups de personnages venus d'une autre galaxie tandis qu'Harrison, maladroit qu'il est, se blessait méchamment en plein milieu du désert tunisien.

  

Histoire de se remettre de tant d'émotions, tout l'équipage embarqua finalement au large de La Rochelle sur un sous-marin squatté pour l'occasion au réalisateur allemand Wolfgang Petersen (qui était sur le point de débuter le tournage de son Das Boot) avant de se réunir tous pour le buffet final autour de l'Arche tant convoité.

  

Indiana Jones et le temple maudit (41min 09s)
Quelques années plus tard, toute l'équipe se retrouvait donc comme convenu dès le départ pour tourner le deuxième volet des aventures d'Indiana Jones que George (un peu furax suite à son divorce) souhaitait beaucoup plus sombre, à l'image du deuxième chapitre de son autre trilogie, Star Wars Épisode V : L'Empire contre-attaque. Certaines scènes laissées à l'abandon au moment de l'écriture du premier film purent alors être réinjectées dans le script du Temple maudit (la descente en rafting, la poursuite en wagonnets dans la mine…).

  

Pour les besoins du script, des billets d'avion en direction de l'Inde (lieu de l'action) avaient été prévus mais compte tenu des difficultés rencontrées avec le gouvernement indien, un changement de cap en direction du Sri Lanka fut décidé. Mais avant cela encore fallait-il trouver le « sidekick » d'Indy, Demi-Lune, et la belle qui s'époumonerait à ses côtés en poussant des cris de terreur à longueur de temps, la chanteuse Willie. Dans la grande tradition du film précédent, le premier porterait le nom du chien de Steven et la seconde celui du chien de Bill et Gloria (les deux co-scénaristes).

  

Direction donc le Sri Lanka, à deux pas de là où avait eu lieu le tournage du Pont de la rivière Kwaï de David Lean et première frayeur pour l'interprète de Willie, Kate Capshaw (mais sans pousser de cri puisqu'elle ne savait pas et que c'est Steven qui dû lui apprendre) : la scène où un serpent se glisse sournoisement dans son dos. Littéralement morte de trouille à l'idée de se retrouver avec un véritable reptile sur les épaules, Steven décida d'amadouer la belle et de remplacer la bête par du caoutchouc (un sacré dragueur ce Steven !) non sans lui avoir fait promettre (à la belle) de tourner la scène avec les insectes.

  

Une fois de plus, pendant que tout le monde avait le dos tourné, un gros malin (en l'occurrence un pachyderme), visiblement très attiré par la belle lui aussi, en profita pour commencer à se restaurer avec la jolie robe devant servir pour la séquence de music-hall en ouverture du film qui serait tournée en dernier. Un autre festin, beaucoup moins ragoûtant celui-là, à base de cafards et autres reptiles, donnait une fois de plus le ton du tournage placé sous les hospices des trouvailles les plus folles.

  

Toujours aussi fou lui aussi et malgré les séances de gonflettes qu'il dut subir en préparation du tournage, Harrison se fit une méchante hernie discale en tentant de dégager de sa chambre un rival indésirable alors qu'il se rendait dans la couche de la belle, décidément très convoitée. L'équipe mit alors à profit les trois semaines d'indisponibilité du convalescent pour débuter sa visite des mines en compagnie de la doublure cascade d'Indy, Vic Armstrong. De retour de son traitement à base de mets locaux (cette fois à valeur curative et non maladive) constitués d'enzymes de papaye, quelques gros plans d'Harry furent aussitôt mis en boite avant de se rendre sur le dernier site de tournage.

  

Le hasard fit une fois encore plutôt bien les choses puisqu'une société anglaise qui construisait un barrage hydroélectrique à proximité accepta bien volontiers de fabriquer le pont suspendu pour la scène qui clôturerait le film. C'était à présent au tour de Steven de devenir un peu vert pour cause de vertige et de décider bien sagement de rester à chaque extrémité dudit pont tandis que son pote George s'amusait comme un petit fou au milieu et qu'Harry, complètement requinqué, traversait l'édifice à toute vitesse.

  

Si tout le monde s'était bien amusé une fois encore sur le tournage, ce fut déjà moins le cas de la commission de censure qui ne vit pas d'un très bon œil le contenu un peu trop saignant à son goût du film et décida pour le coup d'inclure une nouvelle classification pour la sortie : le désormais célèbre « PG-13 », soit un long-métrage déconseillé aux moins de 13 ans non accompagnés. Loin d'être maudit, Le temple d'Indy fut un nouveau succès en salles, et comme toutes les histoires qui se finissent bien, Steven se maria (quelques années plus tard) avec Kate (Capshaw) et ils eurent beaucoup d'enfants (cinq jusqu'à maintenant).

  

Indiana Jones et la dernière croisade (35min 3s)
Quelques années plus tard, tout le monde se réunissait donc à nouveau pour le troisième volet que George voulait à présent ancré dans le mythe des châteaux hantés tandis que Steven, qui avait déjà eu sa dose avec Poltergeist, préférait déjà s'orienter vers une relation père-fils qui expliquerait les agissements d'Indy. Arrête-moi si tu peux ? Non, Indiana Jones et la dernière croisade.

  

Outre l'arrivée du papa d'Indy en la personne de monsieur James Bond, alias Sean Connery en personne, La dernière croisade permettait à quelques vieilles connaissances de faire leur retour : Denholm Elliott dans le rôle de Marcus Brody et John Rhys-Davies dans celui de Sallah, tandis que deux connaissances « indirectes » rejoignaient les rangs. Feu River Phoenix qui avait déjà joué le fils d'Harrison Ford dans Mosquito coast allait être le jeune Indy tandis qu'un ancien officier de L'empire contre-attaque, Julian Glove allait rester du côté obscur de la force en interprétant le vil Walter Donovan.

  

L'équipe désormais au complet pouvait donc s'envoler en direction de Venise et sa chaleur aoûtienne le temps d'une demi-journée de tournage accordée sur les canaux fluviaux de la ville non sans avoir été rejoint sur place par l'une des James-Bond girl de Dangereusement vôtre, Alison Doody. La scène des rats fut une nouvelle fois l'occasion pour Steven et Harrison de s'amuser avec de nouveaux animaux de compagnie, élevés par milliers depuis leur naissance (la seule façon de s'assurer de l'absence de maladies).

  

Une fois les (faux) rats calcinés et le hors-bord découpé en petit morceau dans un bassin en eaux peu profondes, l'équipe navigua entre les abords de San Francisco pour la poursuite en moto, les studios d'Almeria en Espagne (célèbre pour avoir accueillis une quantité incalculable de westerns spaghettis) pour celle avec le tank avant de se conclure en Jordanie, là où David Lean (encore lui) avait tourné Lawrence d'Arabie. La boucle était à présent bouclé : Indy avait retrouvé son papa et tous deux (Harrison et Sean) avait décidé de tomber le pantalon le temps d'une discussion sérieuse à bord du Zeppelin pour cause de chaleur excessive. Les bonnes notes (du box office) tombèrent ensuite pour la troisième fois et tout le monde pu alors rentrer chez soit, content.

  

La belle histoire ne s'arrête toutefois pas là puisqu'en coulisses, plusieurs personnes oeuvrèrent dans l'ombre pour apporter leur contribution à chacun des films, soit quatre domaines abordés au travers de la section bonus.

Les cascades dans Indiana Jones (10min 56s)
Ce documentaire revient sur deux points de la saga : la doublure cascade d'Harrison Ford, Vic Armstrong et sa ressemblance avec l'acteur, et la scène où Indy passe sous le camion en train de rouler dans Les aventuriers de l'Arche Perdue ; une action réalisée en direct dans une tranchée creusée à cet effet pour Terry Leonard, un cascadeur qui avait déjà tenté pareille scène sous une diligence dans La chevauchée fantastique.

  

Le son d'Indiana Jones (13min 20s)
Ben Burtt qui avait déjà œuvré sur la bande son du THX 1138 de George Lucas recréa tous les bruitages nécessaires pour les besoins des trois films plutôt que de réexploiter une banque de sons déjà existants. C'est ainsi que l'on apprend pêle-mêle les origines des différents bruits entendus au fil des long-métrages : une carabine Winchester pour les coups de feu du pistolet d'Indy, les pneus d'un break Honda descendant en roue libre une pente couverte de gravillons pour la boule de pierre dans la scène d'ouverture des Aventuriers de l'Arche Perdue, des doigts plongés dans un ragoût de fromage mixés avec le son d'une éponge mouillée sur le bout de caoutchouc antidérapant d'un skateboard pour les serpents, le couvercle du réservoir d'eau des WC pour l'ouverture de l'Arche d'Alliance, un petit tour à Disneyland en pleine nuit pour la poursuite dans les mines du Temple maudit ou encore des gloussements de poules en guise de rats dans La dernière croisade.

  

La musique d'Indiana Jones (12min 22s)
Compositeur attitré de Steven Spielberg depuis ses tous débuts, ou presque (la seule exception étant Duel), John Williams avait déjà deux thèmes en tête au moment de débuter son ouvrage dont l'un devint le thème principal et l'autre la transition. Le compositeur évoque ensuite certaines partitions à priori très graves (les scènes avec les nazis) et effrayantes (les scènes avec les insectes) écoutées hors du contexte mais qui prennent en fait un côté kitsch une fois apposées sur les images du film. John Williams revient également sur sa participation aux deux trilogies (Star Wars et Indiana Jones) qu'ils voient comme des suites logiques dans son travail.

  

La lumière et la magie d'Indiana Jones (12min 20s)
Le dernier point abordé concerne bien entendu les effets spéciaux des films confiés aux bons soins d'ILM (Industrial Light & Magic), la société de George Lucas, à une époque ou le numérique n'existait pas encore. Deux des figures emblématiques du milieu, Richard Edlund et Dennis Muren nous expliquent tout d'abord comment a été réalisé la scène finale des Aventuriers de l'Arche Perdue et notamment les spectres flottants, la décomposition des visages et l'explosion de la tête (qui du être masquée par une colonne de feu pour permettre au film d'être autorisé pour tout public).

  

L'autre scène abordée ensuite concerne la poursuite dans les mines du Temple maudit où une caméra suffisamment petite montée sur un chariot miniature permit de réduire le coût de fabrication de la maquette en utilisant des feuilles de papier d'aluminium peintes à la couleur de la roche. La dernière partie du reportage aborde les nombreux caches peints ainsi que la célèbre illusion d'optique du pont en pierre à la fin de La dernière croisade.

  

Le disque de bonus se referme ensuite avec l'incontournable série de bandes-annonces, toutes présentées en 1.85 16/9 VONST (à l'exception des extraits du jeu vidéo Indiana Jones et le tombeau de l'empereur, présentés en 1.33).

  

CETTE EDITION

Disque 1: Aventures d’Indiana Jones (Les) – La trilogie
Emballage: Digipack
Duree: 286 min
Format d'image: 2.35:1
Type de disque: 4 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Indiana Jones : Naissance d'une trilogie (2h 07min 03s)
    Les cascades dans Indiana Jones (10min 56s)
    Le son d'Indiana Jones (13min 20s)
    La musique d'Indiana Jones (12min 22s)
    La lumière et la magie d'Indiana Jones (12min 20s)
    Bandes-annonces

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La Rédaction 02/04/2007 20:10 par La Rédaction

[DVD] Aventures d’Indiana Jones (Les) – La trilogie - Zone 2

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