Rencontres du troisième type – Édition Collector - DVD

Rencontres du troisième type – Édition Collector

Rencontres du troisième type
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LE FILMStar Rating 8
IMAGEStar Rating 7
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BONUSStar Rating 9
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TEST TECHNIQUE

25 mar 2005 Par Laurent Pécha

Lorsque l'on compare les différentes images disponibles de Rencontres du troisième type, le choix du zone 2 ne s'impose malheureusement pas même si le rendu est plus que correct. Pour avoir l'image DVD la plus performante, c'est du côté de la zone 1 qu'il faudra se tourner. Les différences ne sont pas énormes mais elles existent et font pencher la balance pour l'édition américaine.

Mais un autre problème se pose lorsque l'on compare l'image du zone 2 (et donc du zone 1) avec celle du laserdisc Criterion. On n'a pas alors l'impression d'assister à la même vision du film. Alors, oui, le DVD explose le LD en terme de définition et de précision mais qu'en est-il du rendu des couleurs. Les tons colorés et lumineux du LD renforcent le côté utopique et naïf de l'histoire alors que ceux du DVD proposent un rendu plus dur.

DVD zone 2 Édition Collector

LD Criterion

Qui est donc dans le vrai ? Difficile de trancher mais on reste tout de même dubitatif devant de si grandes différences chromatiques.

Pour revenir à la présente édition, on peut raisonnablement écrire que malgré les progrès effectués ces dernières années en terme d'encodage numérique et de restauration, l'image de Rencontres du troisième type reste dans le domaine des réussites du genre. Si on excepte l'inévitable présence de poussières (malgré une bonne restauration) et d'un grain marqué sur certaines séquences, notamment celles ayant recours aux effets spéciaux (la multiplication des copies nécessaire à l'époque pour incruster les effets visuels appauvrit la résolution de l'image), il est effectivement très difficile de se plaindre.


Principalement grâce à une gestion relativement convaincante du contraste (les noirs sont très noirs) et une définition d'une précision rare. Si on a vu que l'étalonnage des couleurs pouvait laisser perplexe, on peut au moins lui reconnaître de posséder une belle homogénéité. Une compression réussie permet d'obtenir une fluidité de l'image épatante et seul le grain de la pellicule vient donc quelque peu gêner la vision, gâchant ainsi l'émotion de certains plans. On pense notamment à la vision de l'alien qui tend sa main à Lacombe dans les derniers instants du film.


Le gros point noir de cette édition qui fait opter pour le zone 1 si on n'est pas réfractaire à l'absence de sous-titres sur les bonus. D'une part l'éditeur a choisi de privélégier la VF en la pourvoyant d'un mixage DTS alors que c'est la VO en zone 1 qui bénéficie du précieux sésame. D'autre part, e doublage a été refait pour l'occasion (nouveau montage oblige) ce qui donne un curieux mélange avec des voix familières (celle de Truffaut ne bougeant pas) et d'autres incongrues par rapport au souvenir de la VF originale.

Mais finalement, tout ceci n'est qu'argumentation futile puisque s'il y a un film qui ne peut être vu qu'en anglais, c'est bien Rencontres du 3ième type.

Tout simplement parce que le personnage de Claude Lacombe interprété par François Truffaut s'exprime quasiment exclusivement en français et a donc besoin d'un traducteur pour se faire comprendre. Il était donc impossible pour le doublage français de se jouer de cette spécificité de l'histoire sans dénaturer totalement l'un des points essentiels du film : Truffaut peut être vu comme un extra-terrestre dans un univers anglophone et a besoin autant de communiquer avec les gens qui l'entourent que ces derniers ont besoin de le comprendre, le parallèle avec le dialogue à base de musique entre les terriens et les extra-terrestres devenant alors une évidence. Tout le film tournant autour du besoin de communication, le besoin de se faire comprendre. Dans une scène coupée qui figure dans les suppléments, Lacombe insiste d'ailleurs sur le fait que son interprète, David Laughlin doit non seulement traduire exactement ce qu'il dit mais aussi ses sentiments et ses émotions. Il est donc évident qu'en transformant les dialogues du film, les auteurs du doublage trahissent totalement l'œuvre de Spielberg. Surtout quand les phrases énoncées par Laughlin sont loin d'être insignifiantes et s'avèrent parfois lourdes de significations.

Bref, regarder Rencontres du 3ième type en VF, c'est assister à une adaptation du film de Spielberg. Non merci donc !


Pour les irréductibles qui préféreront toujours regarder un film trafiqué en VF plutôt que rien, sachez que la piste DTS est de loin la plus performante des mixages proposés. Même si elle ne possède pas le même niveau de basses que les deux pistes DD 5.1, elle a un rendu plus précis et surtout plus homogène. Car, si les graves sont effectivement moins présents, cela n'est pas pour nous déplaire tant le mixage Dolby Digital a tendance à être trop sourd et pas assez fin dans les aigus. La balance entre les dialogues et les ambiances sonores est plutôt bonne. Même en étant pas trop sollicitées, les arrières assurent un rendu sonore fort plaisant, surtout dans la dernière partie du film où la musique de John Williams prend une importance considérable. Il est fort appréciable d'avoir concentré le mixage sur les répartitions des avants et la centrale plutôt que de créer des effets surround aussi démesurés qu'artificiels.

La piste française DD 5.1 possède une dynamique remarquable et se trouve être trop généreuse au niveau des graves. Il en ressort une écoute moins agréable que sur la piste DTS et ce en dépit d'un mixage des différents canaux plutôt identique (en terme d'effets).

La VO DD 5.1 déçoit et ce pour une raison majeure : le rendu des dialogues. On ne compte ainsi plus le nombre de scènes où les voix des acteurs sont considérablement étouffées. Sans jouer de la télécommande (ce qui dénature forcement le son), il vous sera ainsi impossible d'entendre distinctement certains dialogues échangés dans l'hélicoptère entre les différents « prisonniers » (pour ne donner qu'un exemple flagrant). C'est d'autant plus rageant qu'en dehors de basses également un peu trop appuyés, la piste VO propose un mixage plus riche en effets. Ces derniers sont de plus mieux séparés sur les canaux avants comme on peut le constater à la 96min 24s où la voix de Jillian Guiler se fait entendre sur l'enceinte avant droite en VO alors qu'elle est présente sur la voie centrale en VF (DD et DTS). Mais surtout, la VO n'avale pas certains sons comme c'est le cas sur la VF. Ainsi, un « plus vite » lancé par Truffaut disparaît des pistes françaises (103min 33s).

Résultat des courses, c'est bien du côté de la zone 1 qu'il faut se diriger pour obtenir l'adéquation la plus performante au niveau de la technique du film. Le zone 2 servant finalement avant tout de bonus confortable avec la présence de sous-titres français sur l'ensemble de ses suppléments.

À noter que des sous-titres anglais sont inscrits automatiquement sur l'écran à chaque fois que le personnage joué par François Truffaut parle en français longuement (cf la scène d'ouverture).

TEST DES BONUS

25 mar 2005 Par Laurent Pécha

Pour cett édition collector double DVD de Rencontres du 3ième type, l'éditeur a fait simple au niveau de la navigation (tous les menus sont fixes et possèdent un design très sobre) et s'est juste permis le luxe d'un menu d'accueil (identique sur les deux disques) animé par les images du film. Saluons d'ailleurs la réussite de cette animation qui même si elle enlève tout effet de surprise à quiconque n'aurait pas vu le film n'en est pas moins majestueuse. Tous les bonus de l'édition se trouvent sur le second disque.


Le making of, le supplément phare de cette édition, est signé comme d'habitude par Laurent Bouzereau. Avec le making of des Dents de la mer, il s'agit du meilleur travail de Bouzereau sur un film de Spielberg. Difficile d'ailleurs de concevoir qu'il s'agit du même personnage qui concocte désormais les bonus insipides des dernières productions du cinéaste. S'il y a un bémol à adresser au documentaire, ce serait essentiellement l'absence quasi totale d'images du tournage. Toutes les informations recueillies se font grâce à des interviews (Spielberg, les principaux comédiens y compris le petit Barry qui a bien grandi depuis, et la plupart des membres de l'équipe technique) et des montages de photos. Vous serez tout ce que l'on peut savoir sur le film avec toutefois une légère faiblesse sur le temps consacré aux différents montages du film et l'absence de précision sur les scènes coupées qui ne figurent sur aucun des montages. Voici dans les lignes qui vont suivre le best of de ce que vous réserve cet extraordinaire documentaire, judicieusement chapitré d'une durée imposante de 101min 42s (VOSTF).


C'est Steven Spielberg (interviewé sur le plateau de la scène finale de Il faut sauver le soldat Ryan) qui ouvre le bal. Il explique sa fascination pour les OVNI par un souvenir d'enfance où son père en plein milieu de la nuit l'a tiré de son lit pour l'amener voir en pleine campagne une pluie de météores. Il avoue que c'est sans doute cette expérience mémorable qui lui a donné l'envie de raconter des histoires propres à exalter l'imaginaire. Il évoque ensuite la personnalité du Dr Hynek, grand spécialiste de la question des OVNI et inventeur du terme Encounter. Sans sa participation, le film n'aurait pas été si crédible. Il fait une courte apparition dans la scène finale.


Le casting du héros, Roy Neary, fut loin d'être aisée pour Spielberg. Il savait qu'il voulait quelqu'un de très ordinaire afin que tout le monde puisse s'identifier à lui. Alors que le choix de Richard Dreyfuss semblait évident (ils venaient de tourner ensemble Jaws) car il personnifie à merveille monsieur tout le monde, Spielberg avoue avoir mis longtemps à s'en rendre compte. Un aveu accompagné par les interventions truculentes de Dreyfuss (une désopilante tirade sur la manière dont il a dénigré les acteurs susceptibles d'avoir le rôle). On apprend ainsi que le premier choix du réalisateur se porta sur Steve Mc Queen (bizarre tant on a du mal à imaginer l'acteur en John Doe). Ce dernier refusa le rôle en avouant qu'il ne pouvait pas pleurer devant les caméras et qu'il ne pourrait donc pas être performant. Après ce refus, Spielberg proposa le rôle à Dustin Hoffman (refus), Al Pacino (refus) et enfin Gene Hackman (refus). Dreyfuss réussit à le convaincre en lui expliquant que le rôle de Neary a besoin d'un acteur capable d'avoir l'air d'un enfant.


Le reste du casting se fit également au dernier moment grâce à d'heureuses circonstances : Teri Garr (qui joue la femme de Neary) obtint le rôle grâce à une pub sur le café où elle représentait parfaitement l'image de la femme au foyer, Melinda Dillon (Jillian Guiler) fut choisi deux jours avant le début des prises de vue grâce à des extraits d'une copie de travail de Bound Of Glory que le réalisateur, Hal Ashby envoya lui même à Spielberg. Un des moments forts et surprenants du reportage survient quand on voit le visage désormais adulte du jeune Cary Guffey (qui interprètait le petit Barry, premier enfant à avoir une importance cruciale dans un film de Spielberg). On est vraiment étonné durant tout le documentaire de sa capacité à se souvenir du tournage. Ses anecdotes font parties des plus savoureuses notamment celle où il évoque l'apparition de la main de sa mère sur une des photos promotionnelles du film. Parmi les anecdotes truculentes sur le casting, on retient celle sur Bob Balaban qui obtint le rôle de l'interprète de Lacombe en mentant quelque peu sur sa connaissance du français : Lors de l'audition, il se mit à parler d'un ton sûr en français sans que cela ne veuille dire quelque chose mais comme son auditoire ne parlait pas un mot de français, tout le monde n'y vit que du feu.


L'évocation de François Truffaut est assurément la partie la plus émouvante et touchante. Chaque intervenant ayant une admiration sans borne pour le réalisateur français. À commencer par Spielberg qui impressionné par la performance du cinéaste français dans L'enfant sauvage, voulut à tout prix l'engager. Il avait selon lui le visage charitable, gentil et optimiste dont Lacombe avait besoin. Amusante anecdote racontant comment Truffaut signifia à Spielberg qu'il acceptait le rôle. C'est Teri Garr qui parle le mieux de Truffaut. Elle évoque son amour incessant du cinéma, comment le réalisateur ne vivait que pour son art. L'anecdote qu'elle raconte est particulièrement significative : Truffaut connaissait parfaitement son obscur rôle de serveuse dans l'un des derniers films d'Howard Hawks, Ligne rouge 7000.


Après avoir évoqué avec minutie le casting, le documentaire s'intéresse à la pré production où l'on voit pour la première fois l'un des grands artisans des effets spéciaux du film, Douglas Trumbull. Il nous apprend que Rencontres du troisième type fut le premier film doté d'un système d'enregistrement digital. Il explique ainsi que tous les plans à effets ont été tournés en 65 mm afin de conserver une qualité optimale (réduction du grain au maximum) une fois réduits en copie anamorphosée 35 mm (le format du film).


C'est dans cette partie que Spielberg et John Williams évoquent la naissance compliquée des fameuses cinq notes. Il est plutôt amusant de constater qu'elle furent choisies un peu par dépit sur les 300 compositions déjà faites par Williams après s'être renseigné auprès d'un mathématicien pour savoir combien de « mélodies » à cinq notes étaient réalisables à partir d'une gamme (134 000 possibilités).


Les anecdotes sur le tournage s'avèrent être de loin les plus croustillantes. On apprend que Spielberg a redoublé d'astuces pour faire jouer le jeune Cary Guffey (âgé de 3 ans et demi à l'époque). Ainsi, la scène où il pénètre dans la cuisine dévastée, les expressions qu'il fait en regardant devant lui ont été obtenues grâce à un stratagème ingénieux : utilisation de deux membres de l'équipe, un déguisé en clown (pour le sourire) et l'autre en gorille (pour la peur). Une technique que Spielberg reproduira dans ses grandes largeurs sur le tournage d'E.T. comme l'atteste les bonus de l'édition collector. De nombreux souvenirs de l'équipe concernent leur relation avec François Truffaut. Joe Alves, le responsable des décors, explique que le réalisateur français ne semblait absolument pas impressionné ou touché par le gigantisme du studio construit pour les scènes finales mais qu'en revanche, il le fut par le décor de la chambre du motel, un plateau plus intimiste et plus en rapport avec son univers (dixit Joe Alves). Passionnante également l'histoire de la réplique « Einstein avait raison » que devait énoncer Truffaut et avec laquelle il n'était pas du tout à l'aise ou encore la manière dont était perçu sur le plateau l'accent anglais bien spécial de Truffaut.


Spielberg revient non sans humour et enthousiasme sur son premier choix pour mettre en scène les aliens : des orangs-outangs avec des costumes et des patins à roulettes pour les faire avancer. Une catastrophe intégrale (dommage qu'on ne puisse pas voir les rushes). Le réalisateur nous apprend que le choix définitif se porta sur des petites filles (plus gracieuses dans leur déplacement que des garçons).


Un gros quart d'heure du documentaire se consacre aux effets spéciaux et à leur création. Cette partie est d'autant plus intéressante que la manière de fabriquer les effets à cette époque n'avait rien à voir avec ce qui se fait aujourd'hui. L'ordinateur n'étant pas l'unique solution, l'imagination et le système D revêtaient une importance capitale. Ne ratez pas l'anecdote de Dennis Muren qui Star Wars oblige à ajouter un R2D2 à l'envers sur le vaisseau mère.


Après avoir monté le film, Spielberg se rend compte qu'il est trop court, qu'il manque quelque chose. Il s'en va donc avec une équipe réduite retournée d'autres scènes. C'est dans cette partie qu'il nous apprend que la scène d'ouverture devait originalement se dérouler en Amazonie mais que faute de moyens, cela n'a pas pu se faire.


Pour finir, le documentaire aborde (malheureusement trop brièvement : moins de cinq minutes) le cas de l'édition spéciale. En 1977, la Columbia a mis la pression sur Spielberg pour qu'il sorte le film à Noël et non pas l'été 78 comme le réalisateur l'espérait. La survie du studio étant en jeu, Spielberg, pas encore aussi maître de son destin qu'aujourd'hui, a donc du joué le jeu. Un an et demie après, il fait part de son intention de remonter le film comme il le désirait. Le studio accepte de lui donner 1,5 millions de dollars mais en contrepartie lui demande de montrer l'intérieur du vaisseau afin que les spectateurs puissent enfin voir ce que découvre le personnage de Richard Dreyfuss. La Columbia veut s'appuyer commercialement sur ces images pour vendre la ressortie du film (il suffit de voir la bande annonce de l'édition spéciale dans les suppléments pour comprendre l'enjeu de l'époque). Spielberg regrettera amèrement cette décision de dévoiler le mystère des extra-terrestres même si cela lui a permis d'ajouter la séquence du navire échoué dans le désert de Gobi ou encore la dépression de Neary sous la douche. D'où la naissance en 1998 d'un montage définitif du film (celui qui figure sur ce DVD) qui supprime avant tout les plans de l'intérieur de la soucoupe volante.


Le documentaire se clôt brillamment sur quelques mots de Spielberg qui avoue que s'il devait réaliser Rencontres du troisième type aujourd'hui, il ne pourrait pas le faire avec la même naïveté et le même optimisme.


À une exception près (la séquence où Richard Dreyfuss allongé sur son lit, voit dans les formes de son oreiller, la montagne qui l'obsède), les scènes supplémentaires permettent de voir ce que Spielberg a enlevé du montage initial de 1977. Les autres séquences figuraient soit dans l'édition spéciale de 1980 (principalement la dernière scène) soit n'ont jamais été intégrées. Toutes les scènes sont en VOSTF et présentées au format 2.35 (mais uniquement en 4/3). Si la qualité d'image est bonne, le son a tendance à être faible obligeant à un réajustement du volume de l'ampli.

La séquence de l'oreiller qui figurait dans le montage 1977
Absente totalement des bonus de ce DVD
Capture du LD Criterion

Dans le désert (43s)
Il s'agit d'un ajout à la séquence d'ouverture du film à la suite de la découverte des avions. Cette courte scène entre Lacombe et son traducteur démontre à quel point la VF n'a aucun sens. Lacombe (Truffaut) demandant à Laughlin (Balaban) de traduire exactement ce qu'il dit mais aussi ses sentiments et ses émotions.


Roy à la centrale électrique (5min 31s)
La première partie de la scène (environ 1min 40s) faisait partie de la version de 1977. On y voit Neary (Dreyfuss) au travail. Il rechigne à effectuer la mission que lui impose son boss. Dans la seconde partie de la séquence, on le voit en plein travail et en discussion avec ses collègues, se demandant comment des câbles électriques ont pu mystérieusement disparaître.


Roy tente de trouver la bonne direction (1min 13s)
Une scène de dialogue pas très palpitante entre Roy qui a perdu son chemin et qui demande sa direction à des habitants sortis dans la rue à la suite de la coupure d'électricité.


À l'aéroport (4min 30s)
Sans doute la scène inédite la plus significative. Elle se décompose en deux axes bien différents. Tout d'abord, la première rencontre entre Lacombe et Laughlin (on y retrouve la tirade sur la traduction de Dans le désert) à bord d'une limousine. Une séquence amusante puisque le scientifique teste son futur collaborateur en lui lisant un passage érotique d'un livre et en lui demandant de traduire. Au même moment, un des avions qui est entré en contact avec un OVNI, atterrit. Les militaires (en civil) vont à la rencontre des passagers afin de leur confisquer tout appareil enregistrable, prétextant qu'ils ont assisté à des tests secrets de l'armée américaine.


Le rapport de la commission (1min 45s)
Une scène axée sur le ton de la comédie. Neary est au commissariat. L'un des flics qui vient de pourchasser les OVNI avec lui se fait passer un savon par son supérieur qui le suspend pour avoir tapé un rapport aussi insensé. Voyant la situation, les deux autres flics qui sont également en train d'écrire le même genre de rapport, préfèrent le déchirer et en recommencer un autre.


Un barbecue en famille (1min 53s)
Cette scène se déroule juste après la découverte nocturne des OVNI. Les Neary sont à un barbecue. Roy tente de donner une explication à chacun de ses voisins qui lui demandent pourquoi il est si bronzer d'un côté. Toujours aussi perturbé, il ne prête pas attention au ciel alors que tout le monde semble attirer par quelque chose. La scène se finit sur Roy fixant désespérément un gâteau en gelé qui a la forme de la montagne.


Leçon d'anglais (1min 25s)
Cette scène renforce le côté étranger de Lacombe qui tente vainement de se familiariser avec l'anglais. On le voit effectivement en train de se reposer dans le noir en écoutant une cassette d'apprentissage. La séquence permet aussi au jeune Lance Henriksen d'avoir quelques lignes de dialogues et accessoirement de nous offrir un accent français mémorable.


Sur le toit (49s)
Une séquence qui était là pour renforcer le côté perdu de Roy. Son fils monte sur le toit pour l'avertir que le repas est prêt. Il ne l'écoute pas tant il a la tête dans les étoiles.


Roy tente de quitter la ville (1min 23s)
Il s'agit d'une scène qui figurait uniquement dans le montage original de 77. Durant l'évacuation de la population, Roy tente de forcer un barrage mis en place par l'armée américaine en prétextant qu'il veut savoir où est sa sœur. Le soldat qui l'empêche de passer n'est autre que Carl « Apollo Creed « Weathers.


À la station d'essence (2min 07s)
Alors qu'ils se sont arrêtés à une station service, Neary et Jillian Guiler sont repérés par un hélicoptère de l'armée qui leur dit de ne pas bouger en attendant qu'on vienne les chercher. Bien sûr, les deux partent au plus vite une fois que l'hélicoptère s'est éloigné.


Dans la navette (2min 57s)
Il s'agit des plans que Spielberg a tourné pour l'édition spéciale de 1980. Pas satisfait du résultat et n'ayant jamais voulu les intégrer, cette séquence figure désormais à juste titre d'ailleurs dans la section des scènes supplémentaires. Pour ceux qui n'ont jamais vu la version 1980, voilà l'occasion de percer le mystère du vaisseau. Une séquence vraiment bancale : Elle dévoile ce qui aurait toujours du rester un secret sans en montrer vraiment assez pour satisfaire les plus curieux.


Le making of de 1977 (VOSTF, 5min 49s) constitue une curiosité dans la manière de vendre le film. Car, au niveau des informations, tout a été dit dans celui de Bouzereau. On s'amuse ainsi beaucoup de la séparation (habile) de l'écran en trois parties. Le plus intéressant, ce sont les explications des trois types de rencontre et les quelques images du tournage.


On conclut cette passionnante interactivité avec des classiques du genre : les filmographies sélectives (peu de noms au programme) et les bandes-annonces du film. Deux choix s'offrent à nous : la article-details_c-trailers de la version de 1977 qui est en fait un variante du making of précédemment cité ou celle de 1980 qui a grand renfort de voix of tente d'exciter le spectateur en axant tout son intérêt sur ce que l'on va découvrir à l'intérieur du vaisseau. Marrant au second degré !


Presque tout ce que vous pouviez savoir sur Rencontres du troisième type figure sur le deuxième disque de cette édition. On regrettera juste que l'éditeur n'ait pas pu proposer avec la technique du seamless branching au moins deux versions du film et notamment celle de 1980 pour montrer les erreurs commises à l'époque. En tout cas, la version originale de 1977 semble être de nos jours une chimère. Ceux qui en possèdent le LD Criterion ont assurément un collector, peut être l'unique !

CETTE EDITION

Disque 1: Rencontres du troisième type – Édition Collector
Emballage: Amaray avec fourreau
Duree: 132 min
Format d'image: 2.35:1
Type de disque: 2 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Documentaire rétrospective
    Making of d'époque
    Scènes coupées
    Filmographies
    Bandes-annonces

Captures


LIENS SPONSORISÉS

La Rédaction 02/04/2007 20:09 par La Rédaction

[DVD] Rencontres du troisième type – Édition Collector - Zone 2

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