Arrête-moi si tu peux - DVD

Arrête-moi si tu peux

Arrête-moi si tu peux
dvd note 3 country_flag

CLIQUEZ POUR LA JAQUETTE HD


FICHE DVD LIRE LA CRITIQUE FILM LIRE LE TEST DVD
LE FILMStar Rating 8
IMAGEStar Rating 9
SONStar Rating 9
BONUSStar Rating 5
CAPTURES VOIR LA FICHE FILM

TEST TECHNIQUE

26 mar 2005 Par Laurent Pécha

Comme pour tous les récents Spielberg sortis sous la bannière Dreamworks (en zone 1) ou chez d'autres éditeurs en zone 2 (Warner pour A.I., Fox pour Minority Report), l'image de Arrête moi si tu peux est magnifique tout en étant fidèle à ce que l'on avait pu voir en salle.


Éclatante de bout en bout et identique au zone 1, elle propose des couleurs idéalement saturées (avec des bleus sublimes) recréant parfaitement les ambiances bariolées des sixties. Les contrastes solidement appuyés délivrent des noirs profonds et la définition ciselée permet de ne rater aucun détail de la photographie sophistiquée de Janusz Kaminski. Quant à la compression, elle se joue avec une rare élégance de la longueur plutôt imposante du film (près de 140min) sachant habilement offrir une image granuleuse, marque de fabrique du chef op attitré de Spielberg depuis La liste de Schindler.

On ne pourra reprocher qu'une granulation légèrement excessive sur certains brefs plans (celui des avions dans la baignoire notamment) et quelques minimes imperfections au niveau du master (plan où Abagnale fait l'appel à l'hôpital).


Quel plaisir de pouvoir écouter dans des conditions optimales une bande-son aussi subtile et envoûtante que celle de Arrête moi si tu peux. La superbe partition musicale de John Williams est ainsi magistralement mise en valeur par la précision constante des pistes 5.1. Toutefois, il ne faut pas longtemps pour s'apercevoir que malgré un environnement sonore moins démonstratif qu'une grosse production pétaradante, la piste DTS s'impose comme le mixage de référence. Un excellente nouvelle pour les puristes et amateurs de VO puisqu'une fois n'est pas coutume, l'éditeur a opté pour le DTS anglais au lieu de l'habituel DTS français, une décision éditoriale courageuse quand on connait l'importance marketing de la présence d'une piste DTS au niveau des ventes et le très faible pourcentage de français regardant les films en VO.


La piste DTS anglaise propose ainsi une ouverture des canaux (nettement) plus accentuée que ses homologues DD, les surrounds répondent de manière plus évidente, le canal de basses même s'il n'est pas souvent mis à contribution, se montre plus généreux et la dynamique s'élève d'un cran. Attention au volume car cette dernière est mixée quelque db au dessus des pistes DD 5.1

Pour autant, ces dernières n'ont pas trop à rougir de la comparaison tant le rendu sonore demeure convaincant. On y retrouve d'ailleurs une excellente voie centrale parfaitement à même de retranscrire les dialogues d'un film qui en contient beaucoup. C'est d'autant plus plaisant pour la VF qui réussit à tenir à la dragée haute en termes d'intégration par rapport aux ambiances. Le doublage se révèle correct à l'exception toutefois de la voix du doubleur de DiCaprio qui agace quelque peu.

TEST DES BONUS

26 mar 2005 Par Laurent Pécha

Contraint par la durée du film et le nombre de pistes audio (quatre) de proposer une édition double DVD pour offrir des bonus conséquents, Dreamworks édite un disque décevant tout comme l'est celui du dernier opus du cinéaste, The Terminal. Si ceux de A.I. et Minority Report, bâti sur le même concept (rien sur le premier disque, tout sur le second) avaient su tant bien que mal faire illusion, l'échec est ici douloureux pour le DVDphage avide d'en savoir plus.


Pourtant, tout commençait sur les meilleurs auspices avec les superbes menus du premier DVD : reprenant à son ami intime, George Lucas, l'idée des menus à univers différents qui ont fait le succès esthétique des éditions des Star Wars, Spielberg et les concepteurs du disque nous offrent trois choix et designs spécifiques (pilote, médecin ou avocat) qui donnent accès à des menus reprenant graphiquement le concept du magnifique générique du film. Une réussite majeure et diablement plaisante. Malheureusement, il s'agit du seul moment où l'on sera vraiment excité par la teneur des deux disques. Car, une fois le second disque enfourné dans son lecteur, la frustration est de mise.


Divisé en 6 sections (en VOSTF), on se retrouve face à un long documentaire signé Laurent Bouzereau, le monsieur making of attitré de Spielberg. Ceux qui sont réfractaires (et on les comprend) à la manipulation de télécommande vont donc être irrités puisque pour ne donner qu'un exemple, la section sur Frank Abagnale est elle-même divisée en quatre sous-sections qui contrairement à celle sur le casting ne peut être enchaînée d'une traite. Donc, au lieu de se voir confortablement un making of en continu avec par exemple la bonne idée de mettre un chapitrage, on doit précieusement garder la télécommande à porter de main(s) car tous les cinq minutes environ, il faut l'utiliser pour relancer la machine et les reportages. Usant !


Mais cela le serait bien moins si ce que Bouzereau nous proposait (on l'a connu mille fois plus inspiré) n'était pas constamment superficiel. Pour faire court, même si les différents reportages évitent l'auto-congratulation (mais pas toujours) grâce à une apparente sincérité des intervenants, tout mais alors tout est traité de manière succincte (mention spéciale à l'inutile intervention du consultant du FBI qui se borne à dire que la reconstitution est ultra fidèle). Il faudra donc accepter de voir des images très furtives du tournage, tendre l'oreille pour capter quelques brides de discussions entre Spielberg et ses acteurs sur le plateau,…


Seule finalement, la section consacrée à Frank Abagnale s'avère un tant soit peu concluante avec la mise en perspective par le principal intéressé des différences entre sa vie et le film (on y apprend notamment qu'il fut aussi professeur et que sa première incursion dans la vie de pilote fut bien plus difficile et embarrassante que dans la fiction).


La rubrique Archives avec ses bio-filmographies ultra détaillées et ses notes de productions pertinentes qui était présent sur le zone 1 a disparu dans l'interzone. En revanche, la galerie de photos (près de 90 clichés faisant le tour de la question, du tournage aux costumes en passant par la mise en évidence des acteurs) viendra tempérer notre déception devant une édition aussi séduisante techniquement que superficielle au niveau éditorial.


Si Spielberg a mis du temps à se mettre au DVD, il serait grand temps qu'il fasse en sorte que les éditions de ses films récents soient plus attrayantes. Une fois qu'on décide de proposer une double édition et qu'on joue le jeu de l'interactivité et des bonus, il vaut mieux être à la hauteur.

CETTE EDITION

Disque 1: Arrête-moi si tu peux
Emballage: Amaray
Duree: 141 min
Format d'image: 1.85:1
Type de disque: 2 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Les coulisses du tournage (17min 08s)
    Choisis-moi si tu peux (28min 27s en 5 sous-sections : Leonardo Di Caprio, Tom Hanks, Christopher Walken et Nathalie Baye, Martin Sheen et Amy Adams, Jennifer Garner)
    La musique de Arrête-moi si tu peux (5min 24s)
    Frank Abagnale : Entre fiction et réalité (15min 04s)
    Le point de vue du F.B.I. (7min 05s)
    Conclusion de Steven Spielberg(4min 58s)

Captures


LIENS SPONSORISÉS

La Rédaction 02/04/2007 20:08 par La Rédaction

[DVD] Arrête-moi si tu peux - Zone 2

Vous pouvez discuter ici du DVD/HD Arrête-moi si tu peux. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/dvd-details-678.php  LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter