Ne dis rien - DVD

Ne dis rien

Ne dis rien
dvd note 3 country_flag

CLIQUEZ POUR LA JAQUETTE HD


FICHE DVD LIRE LA CRITIQUE FILM LIRE LE TEST DVD
LE FILMStar Rating 8
IMAGEStar Rating 8
SONStar Rating 7
BONUSStar Rating 8
CAPTURES VOIR LA FICHE FILM

TEST TECHNIQUE

18 mai 2005 Par Erwan Desbois

Une très belle image pour ce DVD, avec un piqué excellent et une excellente gestion des contrastes malgré les nombreuses scènes nocturnes et la photographie réaliste et sous-éclairée du film. L'encodage est donc parfait, et les seuls petits défauts proviennent du master, qui n'est pas d'une netteté impeccable puisqu'il présente de temps en temps quelques (légères) griffures et rayures.


MK2 propose des pistes Dolby Digital 5.1 en espagnol et en français de qualité, bien qu'un peu trop concentrées sur l'enceinte principale. Le rendu des voix est clair, et un effort particulier a été mis en œuvre sur les bruitages dont la spatialisation très travaillée nous plonge au cœur de la ville et de la réalité des personnages. Le doublage français est réussi en ce qui concerne les rôles féminins, mais force trop sur la virilité des personnages masculins et tend du coup vers une certaine caricature qui nuit au film.

TEST DES BONUS

18 mai 2005 Par Erwan Desbois

L'interactivité de cette édition est très complète, puisqu'elle comprend une interview de la réalisatrice ainsi que le court-métrage Un amour qui tue (« Amores que matan » en espagnol) qui fut une sorte de brouillon de Ne dis rien. Réalisé en 2000, ce court traite déjà du thème de la violence conjugale, en l'abordant cette fois du point de vue masculin. On y retrouve en particulier Luis Tosar, l'acteur principal de Ne dis rien, dans le rôle d'un homme qui bat sa femme. Caméra à l'épaule, image au format 4/3 et sous-éclairée, bande-son en mono et exempte de musique : Un amour qui tue prend la forme d'un reportage télé pour nous faire suivre le traitement suivi par ce dernier dans un Centre de rééducation pour agresseurs. Le récit n'est constitué que d'instantanés, qui s'avèrent suffisamment parlants pour nous faire imaginer le tableau général : scène de violence quotidienne d'Antonio à l'encontre de sa femme, arrivée des employés du Centre dans l'immeuble et stupeur des voisins, thérapies de groupe, rendez-vous avec le psychiatre… Tout au long de ces séquences, Iciar Bollain évite le pathos (la violence des coups portés par Antonio est montrée dans toute sa banalité, et la scène est tournée en un seul plan-séquence) tout autant que l'optimisme déplacé (le film s'achève sur un constat d'échec, avant de rappeler par un carton les chiffres terribles de la violence conjugale). Elle n'atteint toutefois qu'en partie son objectif de frapper les esprits et ouvrir les yeux du public sur un grave problème de société, en raison du manque de temps (il est impossible d'offrir une vision exhaustive d'un tel sujet en seulement dix-huit minutes) et de la certaine confusion entre fiction et réalité que créent certains choix artistiques, tels que l'insertion de témoignages face caméra de personnes étrangères au récit ou de vidéos contre la violence utilisées dans le Centre.

Les limitations dues au format court sont sans aucun doute à l'origine de la décision de la réalisatrice de mettre en scène un long-métrage traitant du même sujet. Dans la longue (presque une demi-heure divisée en quatorze chapitres) et passionnante interview d'elle que l'on trouve sur ce DVD, elle revient sur toutes les étapes de création de ce film, depuis les recherches menées en amont jusqu'au triomphe qu'a rencontré Ne dis rien.

Très intéressante et claire dans ses propos, Iciar Bollain donne beaucoup de détails sur sa méthode de travail avec les acteurs, qui consiste à répéter les scènes qui doivent paraître les plus banales et naturelles, et au contraire à tourner en un nombre minimal de prises celles en rupture de ton, où la surprise et la spontanéité des réactions des personnages doivent se ressentir dans le jeu des acteurs. Elle justifie également sans retenue les décisions prises pour Ne dis rien, en particulier celle de privilégier la fiction au documentaire, car elle permet de faire passer plus facilement certaines idées. Ainsi, le choix du décor (Tolède, ville plutôt huppée d'Espagne) annonce d'entrée de jeu que les violences conjugales ne touchent pas que les classes défavorisées, et celui du milieu artistique comme contexte du film rappelle que le machisme et la violence plus ou moins latente des hommes vis-à-vis des femmes ne sont pas des phénomènes nouveaux, mais sont au contraire très ancrés dans la culture religieuse et artistique en Europe.

La lutte contre ce machisme rampant et ces violences inacceptables (qui mènent encore trop souvent à des morts) est sans surprise le sujet qui tient le plus à cœur à Iciar Bollain. Il l'est encore plus suite à la campagne promotionnelle qu'elle a menée à travers l'Europe pour y accompagner la sortie de Ne dis rien, et au cours de laquelle elle a pu se rendre compte à quel point il s'agit toujours d'un sujet tabou, dont tout le monde croit qu'il ne frappe que le voisin. Face à ce déni, la nécessité d'œuvres telles que Ne dis rien n'en est que plus forte.

CETTE EDITION

Disque 1: Ne dis rien
Emballage: Slim
Duree: 106 min
Format d'image: 1.85:1
Type de disque: 1 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Entretien avec Icíar Bollaín (26min50s)
    Court métrage : Un amour qui tue (18min35s)
    Bande-annonce (1min52s)

Captures


LIENS SPONSORISÉS

La Rédaction 02/04/2007 20:08 par La Rédaction

[DVD] Ne dis rien - Zone 2

Vous pouvez discuter ici du DVD/HD Ne dis rien. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/dvd-details-673.php  LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Dossier Spielberg
Bazar Blu-ray
L'annuaire Blu-ray le plus complet du web
Ecran Large ouvre sa base de données

Newsletter