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Dallas - Saison 1 - DVD
Dallas, 1978
Test DVD - Dallas - Saison 1
Rédigé le 05 mar 2005 par
Stéphane Argentin
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Avis image
Avis son
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Test technique
Que tous ceux qui n'ont jamais entendu parlé au moins une fois dans leur vie de Dallas (la fiction télévisée, pas la ville bien sûr) lèvent le doigt ! Personne. Rien d'étonnant à cela tant cette série mythique aura su marquer d'une empreinte aussi indélébile que pérenne l'univers du petit écran. En effet, débuté en 1978 avec une première saison (celle dont il est question ici même répartie sur deux DVD) de seulement cinq « malheureux » épisodes, Dallas ne s'arrêtera qu'en 1991 après treize années de bons et loyaux services ! Une longévité et surtout un succès quasi-instantané (Dallas débarquera sur les tubes cathodiques français dès 1981) qui amèneront d'ailleurs l'un des plus gros producteurs de séries télévisées aux États-unis, Aaron Spelling, à contre-attaquer dès 1981 avec Dynastie qui tiendra la dragée haute à la fiction imaginée par David Jacobs jusqu'en 1989.

Pour beaucoup, Dallas aura sans doute été découvert aux côtés de papa maman (surtout maman, comme ce fut le cas pour l'auteur de ces lignes), qui trouvaient probablement de telles malversations d'argent, de sexe et de pouvoir aussi kitsch que risible. Certes, l'épisode pilote qui prend pour point de départ l'intrigue de Roméo et Juliette (le mariage entre un Ewing et une Barnes) n'est qu'un prétexte pour nous introduire des personnages à première vue passablement archétypaux : le patriarche de la famille, Jock « John Ross Senior » Ewing, ferme mais juste, l'épouse dévouée et mère aimante mais forte de caractère, « Eleanor Southworth » Ellie Ewing (Barbara Bel Geddes, aux côtés de James Stewart et Kim Novak dans le chef d'uvre d'Alfred Hitchcock, Sueurs froides) le gentil Bobby, sa charmante épouse Pamela (délicieuse Victoria Principal), son frère hargneux et obstiné dans sa lutte contre les Ewing, Cliff Barnes, la petite fille délurée et espiègle Lucy, le fidèle serviteur Ray sans oublier bien entendu l'alcoolique intermittente Sue Ellen (prononcé « soûl », à croire que le nom a été choisi pour l'exploitation française !) qui n'espère ni n'attend plus rien de son mari, le célébrissime J.R. « John Ross Junior » Ewing, assurément le plus grand pourri de toute l'histoire de la télévision, et peut être même du grand écran.

Pourtant, avec le recul, il faut néanmoins reconnaître que toutes ces caricatures et tous ces jeux d'argents, de pouvoir et de sexe ne sont finalement pas si éloignés que cela d'une certaine réalité intemporelle, tout comme la reprise de l'histoire d'amour imaginée quatre siècles plus tôt par William Shakespeare. Alors, pour peu que vous aussi, vous vous laissiez prendre au jeu, sachant que la première saison était encore un peu « tremblante » comme beaucoup de séries télévisées, vous vous passionnerez bien vite pour l'univers impitoyable de Dallas. Un univers plus proche du notre que l'on ne saurait l'imaginer !

Si, plus d'un quart de siècles après ses débuts, Dallas demeure une série mythique, on ne pourra probablement pas en dire autant de la parution de cette première saison en DVD. Certes, compte tenu des années, il conviendra d'être indulgent sur la qualité de l'image qui comporte un assez grand nombre de défauts de copie mais des couleurs néanmoins satisfaisantes et plutôt bien encodées ainsi que du son, plus ou moins étouffé selon la langue (VO ou VF DD 1.0 mono) et les passages, mais comment expliquer alors le peu pour ne pas dire le désert de suppléments.

Outre le fait qu'en zone 1, les deux premières saisons sont proposées dans un seul et même coffret, on ne trouve en zone 2 aucune trace du documentaire indiqué au dos du second DVD ! S'agirait-il là d'un bonus caché ou bien tout simplement d'un recopiage un peu hâtif des spécifications de l'édition américaine pour un supplément qui ne sera finalement présent que lors de la sortie de la deuxième saison, prévue en France pour juin 2005 (cf. notre news du 1er mars 2005) ? Toujours est-il qu'il faudra donc se contenter d'un commentaire audio réunissant le créateur de la série David Jacobs, entouré des acteurs Larry Hagman (J.R. Ewing) et Charlene Tilton (Lucy Ewing) pour des interventions certes très nostalgiques mais également pertinentes et riches d'enseignements, surtout de la part de Jacobs qui semble se souvenir des tous débuts de sa série comme si c'était hier, le tout dans une ambiance très décontractée qui prouve la complicité qui devait régner sur le plateau de tournage à l'époque. Malheureusement, une fois de plus, cet unique supplément sera destiné aux seuls anglophones puisque non sous-titré en français. Argh, mais quand Warner France va-t-il se décider à sous-titrer à nouveau ses commentaires audio (une petite larme de nostalgie mais plus pour les mêmes raisons versée en direction du DVD de Contact de Robert Zemeckis et ses trois commentaires audio tous VOSTF) ?


