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Orphelinat (L') - Édition ultimate - DVD
Orphelinat (L'), 2007
Test DVD - Orphelinat (L') - Édition ultimate
Rédigé le 21 sep 2008 par
Julien Foussereau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
L'intention première du chef opérateur Oscar Faura était de recréer une lumière naturelle avec ces rayons de soleil traversant les grandes fenêtres de l'orphelinat pendant la première partie. Lorsque le récit entre de plain pied dans le fantastique, le fort contraste de la lumière fut fortement accentué. En cela, le cahier des charges de Faura a été parfaitement respecté lors du transfert DVD. Pour du SD, cette édition de L'Orphelinat est à mettre dans le haut du panier avec une excellente définition, il en va de même pour la densité des noirs irréprochable et la fidélité des couleurs. En outre, le bitrate très élevé garantit une compression impeccable et une stabilité des arrières plans et ce, même en très basse lumière.
Le département son n'est pas en reste. Une VF DD 5.1, deux VO stéréo et DTS 5.1. Dans les trois cas, les trois mixages sont impressionnants d'agressivité. Les pro VF se rabattront naturellement vers la Dolby Digital 5.1 fournissant un doublage de qualité et un circulation sonore très active. Les « sans ampli multicanaux » choisiront la VO stéréo loin d'être honteuse. Les autres enclencheront ce monstre sonore qu'est la VO DTS 5.1. Les cinq canaux brillent par leur répondant tout au long du film : dialogues intelligibles sur la voie centrale, remarquable séparation des canaux renforçant la précision acoustique. Enfin, cette piste ne faillit jamais même lors des séquences de flippe dans lesquelles se superposent des effets de subwoofer particulièrement puissants, une musique angoissante dévastatrice et des chuchotements de gamins sur les canaux latéraux. Épuisante mais redoutable.
Test des bonus
Pour la sortie du plus grand succès du cinéma espagnol, Wild Side a sorti le grand jeu avec cette édition 4 disques (3 DVD + la B.O.F. de Fernando Velázquez) Alors incontournable ou remplissage ?
DVD 1
-Commentaire
audio du réalisateur et du scénariste
Un
exercice bien exécute par le duo Bayona / Sánchez.
Il est question d'intentions d'écriture, de résultat
sur l'écran avec comme objectif premier l'empathie du public.
Mais c'est surtout un commentaire bien rythmé, avec une
foultitudes de détails quant à la mise en scène,
aux hommages rendus. Bayona, à mi-parcours, va jusqu'à
téléphoner à Bélen Rueda et Guillermo Del
Toro pour recueillir leurs impressions ! Les 100 minutes passent à
toute allure !
DVD2
-Making
of
C'est
dingue comment le succès colossal peut uniformiser certains
modules. Avec cette présentation en 12 minutes du film, de son
tournage, de ses enjeux, on se croirait en train de regarder une
preview diffusée sur la télé américaine.
La langue de Cervantès mise à part, c'est aussi chiant
et langue de bois que la concurrence !
-La Conception de l'orphelinat se divise en cinq modules formant une featurette générale de 24 minutes traitant pêle-mêle de la conception du générique de début, de la construction des décors, de la photo ou encore des maquillages. Loin d'être désagréable, cette partie laisse entrevoir la bonne ambiance qui régnait sur le plateau mais cela reste beaucoup trop en surface.

-Avec les deux interviews, on se rend compte que Wild Side a de nouveau commis l'erreur de La Nuit nous appartient, à savoir combiner suppléments des éditeurs espagnols et ceux que l'éditeur a spécifiquement réalisés pour l'occasion. La première est une interview de Juan Antonio Bayona et Guillermo Del Toro sur le plateau de Hellboy II (8 min). L'exercice se déroule sans problème grâce à l'affabilité légendaire du mexicain. La deuxième, élégante et en 16/9eme, a été réalisée lors du festival de Cannes en 2007 (28min). Les choses sérieuses commencent : Bayona évoque enfin dans le détail cette expérience de premier long-métrage, en quoi l'aide de Del Toro a été capitale tandis que Bélen Rueda confie sans sourciller que le rôle fut exténuant et dure car elle a perdu elle-aussi un enfant.
-Neuf scènes coupées sont consultables (19min). Deux mauvais points d'abord : l'absence d'option pour une lecture enchainée et surtout l'impossibilité de les regarder sans le commentaire audio de Bayona. Pas grand-chose, me direz-vous. Certes. D'autant plus que les justifications du réalisateur sont convaincantes.
-Enfin, on trouvera trois galeries photos, une galerie affiches et trois bandes-annonces sur ce deuxième disque.
DVD3
-Le plein d'interviews une fois encore. Bayona, Rueda et Del Toro sont de nouveau conviés pour vendre le film lors de la sortie française et à Gérardmer. On trouvera quelques doublons avec les séances cannoises mais Fenêtre sur Prod. a l'intelligence de montrer des anecdotes inédites, intéressantes comme cette chute grave que Bélen Rueda a failli faire car elle avait oublié que l'escalier de l'orphelinat, entièrement reconstitué en studio, débouchait sur un vide de 4 mètres. Bayona explicite davantage ses influences telles que La Maison du diable de Wise, Les Innocents de Clayton ou encore La Résidence de Serrador. Puis, il y a Guillermo Del Toro, toujours prompt à raconter une histoire invraisemblable ou à partager généreusement son savoir au plus grand nombre. Ce type est une bête d'interview et c'est un vrai bonheur.
-Les fans de storyboards seront ravis de trouver une section animatics commentée par Bayona. 10 minutes au cours desquelles on se rend compte que la préproduction de ce film fantastique fut plus que conséquente...
-...une impression confirmée par le comparatif film / storyboards (6min) sur des séquences clés comme la première apparition de Tomás ou la séance parapsychologique.
-En revanche, si, comme l'auteur de ces lignes, la performance de Roger Príncep dans le rôle de Simón vous a agacé plus qu'autre chose, évitez de vous pencher sur les 9 minutes d'essai où les impressions sur son manque de naturel sont confirmées.
-L'interactivité gargantuesque de cette édition se referme sur Le Film perdu, 4 minutes de film super 8 mettant en scène Tomás et sa cagoule. Une plus-value indéniable pour les fans fou furieux de L'Orphelinat. Les autres ricaneront devant la dramatisation artificielle et grandiloquente des images par la musique.
-Parlons en justement de la musique geignarde de Velàzquez : elle vous est offerte comme quatrième disque de cette édition. Même chose : fans hardcore, réjouissez vous !
Pour faire simple : c'est tout ou rien. On peut tout à fait se satisfaire du commentaire audio assez complet. Les plus curieux, ceux désireux de creuser un peu plus que les politesses d'usage, seront contraints de s'acheter cette édition ultime puisque les ¾ des suppléments valant le coup d'oeil sont localisés sur le troisième disque. Suppléments de qualité fraaaaaaaaaaaaançaise au passage... cocorico !
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