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TEST TECHNIQUE

18 avr 2005 Par Stéphane Argentin

Depuis le début des années 90, les séries télévisées américaines auront fait ressortir plusieurs tendances. La première : un goût prononcé pour les enquêtes policières, criminelles et/ou gouvernementales. Il suffit pour s'en convaincre d'observer le succès de NYPD Blue (12 saisons), le JAG (10 saisons), Homicide (14 saisons), sans oublier le célébrissime New York District (15 saisons) et ses innombrables spin off (les deux plus connus étant New York unité spéciale et New York section criminelle). Et si certaines viennent de rendre leur insigne après de nombreuses années de bons et loyaux services (NYPD Blue, le JAG), la relève est déjà là avec FBI : Portés disparus (3 saisons), N.C.I.S. (2 saisons) ou encore, le plus grand succès à l'heure actuelle, Les experts (5 saisons et déjà deux spin off, l'un à Miami, l'autre à New York).


La seconde tendance constatée vient d'une approche plus humaine (et par extension plus réaliste) et moins « glorifiante » des personnages et de leurs actions, où tout n'est plus uniquement bicolore (noir ou blanc). Il suffit là encore d'allumer son poste pour observer ce qu'ont à nous offrir The shield, 24 heures chrono, NYPD Blue ou encore, dans des registres plus éloignés du corps policier, Urgences et Nip/Tuck. Enfin, dernière tendance, qui tient surtout une place de choix dans les longs-métrages : la fascination pour les tueurs en série avec à leur tête le célèbre Dr. Hannibal Lecter imaginé par Thomas Harris et déjà quatre adaptations au cinéma (Le sixième sens, Le silence des agneaux, Hannibal et Dragon rouge), sans oublier pour autant le Se7en de David Fincher (qui prépare en ce moment même un long-métrage sur le Tueur du Zodiaque) ou encore Monster avec Charlize Theron dans le rôle de la plus célèbre femme tueuse en série de l'histoire.


Autant dire que lorsque débarque à la rentrée 1996 sur les écrans américains, deux séries qui regroupent ces trois tendances (enquêtes policières, personnages friables et tueurs en série), le public a toutes les chances d'adhérer. Si Millennium dispose comme avantage de l'estampille « Chris Carter », en pleine phase ascendante à ce moment là avec X-Files, Profiler a pour originalité d'avoir à sa tête deux femmes, la créatrice du show, Cynthia Saunders (déjà scénariste sur New York District) et son interprète principale, Ally Walker dans le rôle de l'agent Samantha « Sam » Waters. Et si une partie de la réussite de Profiler peut être attribuée à cette fascination de la part du public pour les tueurs en série et leurs rites macabres (un nouveau spécimen par épisode avec chacun ses spécificités meurtrières), elle tient aussi à l'approche très intimiste des personnages, notamment celui de Sam, en combinant le point de vue professionnel et la tragédie personnelle.


Mère d'une petite Chloé (interprétée successivement par Caitlin Wachs puis Evan Rachel Wood) mais aussi veuve d'un époux assassiné par un tueur qui ne cesse de la hanter jour et nuit (le célèbre Jack de tous les coups dont on ne verra jamais le visage dans les scènes d'un bleu glacial qui nous dévoile son « repère »), le personnage de Sam introduit une touche profondément humaine au sein de cette fiction très noire. Une bouffée d'oxygène qui permet à la fois à ses protagonistes mais aussi aux spectateurs de s'extraire de ce climat malsain et oppressant (ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'approche familiale autour du personnage de Frank Black servira le même dessein dans Millennium). Sam tentera néanmoins d'exorciser ses démons et de refaire sa vie au contact de ses amis, collègues et de son nouveau compagnon qui deviendront autant de cibles potentielles pour Jack au travers de jeux du chat et de la souris entre le V.C.T.F et le tueur. Des intrigues qui, à l'instar de l'interprétation et la mise en scène, sont parfaitement millimétrées et achèvent de positionner Profiler comme une réussite du petit écran qui n'a rien à envier aux plus grands. Une réussite qui aura su trouver son public durant quatre années consécutives.


Pour sa première parution en DVD Zone 2 français, Profiler a droit au régime « eau et pain sec » puisqu'on ne trouve pas la moindre trace d'un quelconque bonus (le zone 1 offre un commentaire audio et quelques « bricoles » annexes). Si ce constat peut, à la limite, être pardonné (la série date de 1996, à une époque où les mots « DVD » et « suppléments » n'existaient encore que sur le papier), on pardonnera en revanche beaucoup moins l'absence de la VO (d'où la note attribuée au son). Certes la VF est très réussie, à la fois ample dans son ouverture frontale et limpide dans sa retranscription de la bande son et notamment des dialogues, mais pourquoi diable la VO n'est-elle pas présente (problèmes de droits ?). On se consolera en se disant que les images sont elles aussi très réussies, à la fois propres (quelques taches de moindre importance) et bien encodées (seulement quelques fourmillements), restituant au mieux la photographie alternant les images très froides des enquêtes et la chaleur diffuse du quotidien des personnages et notamment le foyer de Samantha Waters.

CETTE EDITION

Disque 1: Profiler - Saison 1
Emballage: Digipack
Duree: 990 min
Format d'image: 1.33:1
Type de disque: 6 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

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La Rédaction 02/04/2007 20:05 par La Rédaction

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Vous pouvez discuter ici du DVD/HD Profiler - Saison 1. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/dvd-details-609.php  LIRE LA SUITE

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