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Carnets de voyage - DVD
Carnets de voyage, 2003
Test DVD - Carnets de voyage
Rédigé le 26 avr 2005 par
Sandy Gillet
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Là aussi c'est un peu la déception avec un encodage qui peine à rendre compte de la photo très lumineuse (surtout en début de film) ou de l'extraordinaire uniformisation des couleurs vers la fin. L'on découvre dès lors une image quelque peu charbonneuse manquant cruellement de piqué et non dépourvue d'artefacts de compression dans les arrière-plans. Une frustration tout de même assez conséquente quand on sait que Carnets de voyage est d'abord un film d'ambiances censées refléter l'évolution du caractère des deux personnages.
Autrement, le master utilisé est quasi exempt de défauts et l'on a droit tout de même à une bonne définition d'ensemble qui permet d'affirmer que le tout reste tout à fait regardable même si on a la désagréable impression d'être légèrement pris en otage (pas d'autres moyens de voir le film sinon en se procurant le Zone 1
).

Ici les choses sont beaucoup plus simples car le DD 5.1 en espagnol est tout à fait convaincant et fait montre d'un dynamisme chaleureux surtout lors des très belles plages musicales sans oublier le canal avant des dialogues bien mis en valeur. La VF, toujours en 5.1, bénéficie de qualités idoines à la différence notable que le doublage, bien trop présent, déséquilibre un tant soit peu l'ensemble.

Test des bonus
Voilà une édition qui illustre par l'absurde la phrase de La Fontaine « ( ) Si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le phénix des hôtes de ces bois ». En fait de plumage, l'éditeur nous offre ici un packaging du plus bel effet (un digipack double DVD qui s'ouvre tel un livre) et un habillage des menus des plus classieux mais dont le contenu (le fameux ramage) est des plus indigents en terme de qualité.

On commencera donc par le plus intéressant à savoir les trois scènes coupées qui, si elles ne méritaient pas en effet de figurer dans le film pour des raisons évidentes de rythme, n'en demeurent pas moins touchantes (En écoutant les lépreux) et drôles (Conduite dangereuse et Voleurs de vin) prises ainsi au débotté.
Vient ensuite le making of long de près de vingt-cinq minutes qui ne nous apprend pas grand-chose sinon que tout le monde est content d'avoir travaillé sur ce film. Produit et sûrement diffusé avant sa sortie aux États-Unis en guise de featurette promotionnelle, il n'aborde que rarement, et pour cause, l'histoire de la production et encore moins ses tenants et aboutissements (pourquoi un tel film, succès public ou non, réactions critiques ).

Afin de pallier quelque peu à ce qui ne semble être qu'une localisation d'un bonus que l'on trouvait déjà sur le Zone 1 (à l'instar du segment vidéo avec Gustavo Santaolalla, le compositeur de la musique du film, tout aussi inepte et inutile), l'éditeur Diaphana s'est fendu d'une rencontre avec le réalisateur d'une durée conséquente (près d'une demi heure). Si l'intention est louable et permet de se rendre compte de la parfaite érudition d'un homme maniant la langue de Voltaire aussi bien que vous et moi, il ne faut pas longtemps pour se rendre compte du côté très emphatique des propos tenus à mille lieux de la grâce et de la poésie de Carnets de Voyage. L'homme a ainsi du mal à nous faire partager sa vision et sa passion pour un film qui, du coup, semble se suffire à lui-même. La faute aussi à des questions jamais entendues mais qui, de par les intertitres délimitant le cadre de chaque réponse, semblent procéder d'une rare préciosité dans leur intitulé.

Pour finir on trouvera une bio-filomographie du réalisateur toujours très utile et par ailleurs abandonnée chez beaucoup d'éditeurs aujourd'hui ainsi qu'une intéressante galerie de photos. L'éditeur s'octroyant un dernier segment pour promouvoir quelques titres de son catalogue et ses futures sorties via plusieurs bandes-annonces. Il manque juste l'essentiel, celle du film.


