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Signes - Blu-Ray
Signes, 2001
Test Blu-Ray - Signes
Rédigé le 16 juin 2008 par
Stéphane Argentin
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
L’image Blu-ray de Signes souffre plus ou moins des mêmes tares que celle d’Incassable. À commencer par un nombre plus de conséquent de défauts de copie. Certes là encore, le film, bien que plus récent (2002 pour Signes contre 2000 pour Incassable), ne date pas d’hier mais certaines séquences sont littéralement assaillies de petites taches blanches, nous faisant penser illico qu’un bon petit nettoyage du master n’aurait pas été un luxe. Mais le plus dommageable reste une fois encore ce rendu vidéo passablement en retrait par rapport aux standards en vigueur en matière de HD. Ainsi, les couleurs apparaissent moins saturées, les contrastes moins appuyés, les nombreuses scènes nocturnes ou en basse lumière semblent pâlottes avec des noirs qui manquent de densité. Enfin, outre pas mal de bruit vidéo sur certaines scènes, le piqué n’est pas toujours au mieux, offrant souvent une image trop douce. À cet effet, le plan qui débute à 61min 04s est assez symptomatique des nombreux défauts d’image (Mel Gibson tentant de découvrir ce qui se cache dans la pièce d’à côté en observant sous la porte). Si, pour Incassable, le ton du film justifiait une palette chromatique très sombre et donc d’un rendu in fine moins clinquant qu’à l’accoutumé, le cas de Signes laisse davantage perplexe : une telle « retenue » est-elle là encore conforme aux intentions initiales de M. Night Shyamalan ? La question reste posée d’autant qu’en dépit de ces nombreux reproches, le rendu demeure malgré tout des plus honnêtes pour de la HD avec certaines scènes qui ont même très fières allures grâce à un encodage MPEG-4 AVC toujours aussi remarquable de la part de l’éditeur.
A nouveau, tout comme pour Incassable, si l’image souffle le chaud et froid, l’acoustique de Signes ne déçoit nullement. Les partitions du compositeur attitré de Shyamalan depuis Sixième sens, James Newton Howard, trouvent là encore tout loisir de s’exprimer dans toute leur splendeur sitôt le générique d’ouverture, sous forte influence Bernard Herrmann période hitchcockienne. Les séquences à même d’exploiter les 5.1 canaux disponibles ne manquent pas pour autant comme en attestent ces bruits de criquets et d’épis de maïs se propageant dans toutes les enceintes (chap. 2) ou encore les mêmes épis chahutés par le vent cette fois tout autour d’un Mel Gibson perdu de nuit en plein champ (chap. 9). De façon plus générale, le mix d’origine provoque l’effet escompté à plus d’une reprise, à savoir nous filer la chair de poule, à l’image de ces nombreux effets hors-champs lors de la séquence finale (chap. 17 et suivant) où toute la famille se barricadent à l’intérieur de leur demeure. Pour autant, il conviendra, une fois n’est pas coutume, de privilégier la VO PCM 5.1 (4,5Mb/s), de loin la plus probante dans tous les domaines. La VF DTS 5.1 plein débit s’en tire avec les honneurs, notamment dans le registre musical et en matière de séparation des canaux. Enfin, bien que tout à fait honnêtes, les pistes DD 5.1 (VO & VF encodées à 640Kb/s et au rendu peu ou prou identique) sont loin d’égaler leurs deux « maîtresses ».
Test des bonus
L’image et le son de l’édition Blu-ray de Signes offrant les mêmes qualités et les mêmes défauts qu’Incassable, il ne pouvait en être autrement de l’interactivité, là encore une reprise à l’identique de celle disponible sur la précédente édition DVD (lire notre test), uniquement disponible hélas au format d’image standard (non HD) et dont voici le récapitulatif :
– 5 scènes coupées (7min 32s)
– Making of en 6 parties (58min 37s)
– Comparaison film / story-board de 2 scènes selon 2 angles possibles (film ou storyboard) et 3 options sonores toutes en DD 5.1
– Les débuts du réalisateur (2min 17s)
Retrouvez la liste récapitulant tous les titres Blu-ray du marché français à cette adresse.




