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La nuit nous appartient - Édition Collector - DVD
Nuit nous appartient (La), 2007
Test DVD - La nuit nous appartient - Édition Collector
Rédigé le 26 mai 2008 par
Julien Foussereau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
La bouleversante photographie de Joaquin Baca-Asay se voit magnifiquement portée sur DVD, label THX oblige. On a affaire à du SD, certes, mais quel SD ! Un sacré défi pour cette image dominée au départ par des tonalités ocres virant progressivement vers la froideur vert bleutée lorsque les deux dominantes ne coexistent pas au sein du même plan. Bien peu de choses sont à redire sur la profondeur des contrastes. Quant à la précision de l'ensemble tant sur le plan de la définition que du piqué, on ne peut qu'être émerveillé. Jamais un James Gray n'a été aussi bien retranscrit sur DVD. De là à rêver que le Blu-Ray Wild Side fasse la nique à son homologue américain, il n'y a qu'un pas qui est tout à fait envisageable.
Wild Side fait honneur à sa renommée d'éditeur cinéphile et persiste dans la bonne voie en octroyant à la VO le codec le plus puissant, à savoir un DTS mi-débit on ne peut plus recommandable. De la puissante ouverture par paliers de Heart of Glass par Blondie à la spatialisation aussi enveloppante que précise du final dans les roseaux, en passant par la subtile mise sous pression de la planque de Vadim, cette piste VO DTS 5.1 est là pour nous rappeler que James Gray travaille avec soin ses bandes-son et La Nuit nous appartient ne déroge pas à la règle. En comparaison, la VF DD 5.1 est pourvue d'un bon doublage mais ne tient pas autant la route en termes d'homogénéité et la VO stéréo s'adressera surtout aux possesseurs d'amplis old school.
Test des bonus
Le chef d'œuvre de James Gray a les honneurs d'une édition conséquente par Wild Side : 2 DVD plus un CD de la bande originale du film composée par Wojciech Kilar. Si l'on peut y voir enfin la reconnaissance d'un cinéaste injustement rabaissé depuis l'échec critique et public de The Yards, l'éditeur propose-t-il une édition aussi irréprochable que l'œuvre de James Gray ? Ça se discute...
...Avant d'entrer dans le détail des suppléments, on commencera par adresser un coup de gueule à l'éditeur félin sur les bandes-annonces des titres à venir situées avant l'accès au menu principal. Il est en effet déplorable que, pour une édition destinée à la vente, nous ne puissions pas sauter Le Pitch du film par les Bonimenteurs ; soit 92 pénibles secondes de résumé du film. Certes, Wild Side commercialisera en décembre prochain le DVD du spectacle de ce duo comique résolument pas drôle et il faut préparer le terrain. Cela n'excuse pas tout et, pour une édition commercialisée aux alentours de 25 €, on est en droit de pouvoir passer le numéro des « Bonisaouleurs » et accéder au film le plus rapidement possible.
Plus de 2h30 de suppléments vidéo pour un cinéaste aussi incompris que James Gray, ça laisse rêveur. Toutefois Wild Side tombe dans le piège du qui trop embrasse mal étreint. L'éditeur mélange l'intégralité de l'interactivité déjà présente sur le Blu-Ray américain (et plus encore !) avec des suppléments réalisés exclusivement pour ce DVD. Résultat : les répétitions sont légion et la saturation s'avère inévitable par endroits.
La faute en incombe grandement au making of de 55 minutes diffusé probablement sur une chaîne américaine. Bien que très formaté, ce module n'est pas inintéressant en soi. Il est juste composé aux 2/3 des trois featurettes déjà présentes sur le Blu - Ray US et testées ici. C'est bien simple : lorsque Gray nous fait part pour la 4eme fois de sa crainte de voir un jour un cascadeur se tuer sur un de ses tournages, un sentiment certain de lassitude nous gagne... De ce report, conservons tout de même l'excellent commentaire audio de James Gray. D'autant qu'il est désormais nanti de sous-titres.
Fort heureusement les suppléments exclusifs réalisés par la fine équipe de Fenêtre sur Prod font plaisir à voir, l'entretien de James Gray en premier lieu. 26 minutes, sans fard, ni effets de montage grandiloquents, au cours desquelles l'homme sort des sentiers battus de l'autopromotion pour davantage se livrer sur sa conception du cinéma mais aussi son enfance de petit-fils d'émigrés russes, ses rapports avec sa famille et l'influence que tout cela a eu sur son œuvre.

Le cinéma policier américain des années 70 (26min) ne démérite pas non plus grâce aux interventions pertinentes de Patrick Brion, Jean-Baptiste Thoret et Alain Corneau. Le cours d'histoire se révèle passionnant. Au programme : le cinéma policier comme reflet d'un peuple américain se défiant un peu plus chaque année de ses institutions et l'héritage de ce courant dans La Nuit nous appartient. Deux galeries photos et deux bandes-annonces du film (l'engageante française et la repoussante américaine) referment la page interactivité.





