Mort dans la peau (La) - DVD

Mort dans la peau (La), 2004

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Mort dans la peau (La)
3,7
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Test DVD - Mort dans la peau (La)

Rédigé le 24 jan 2005 par Stéphane ArgentinStéphane Argentin

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Avis bonus
Star Rating 5
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Test technique

Les mêmes remarques que pour le DVD Z1 sont attribuables à l'édition Z2, à savoir quelques très rares défauts de copie et un encodage qui parvient assez bien à suivre le rythme très alerte de la mise en scène, même si la compression perd un peu le fil à une ou deux reprises, cependant sans conséquences majeures, le principal demeurant intact, à savoir le grain et les couleurs volontairement froides. Le tout est restitué avec une belle définition d'image.


Tout comme pour le premier film, le mixage son de La Mort dans la peau privilégie avant tout l'usage des canaux avant. Les voies surround ne sont donc sollicitées qu'en de rares occasions, mais l'ensemble reste toutefois très puissant et dynamique.

Contrairement au DVD Z1, la piste française fait ici jeu égal avec son homologue VO, et pour cause, toutes deux sont à présent encodées à 384Kb/s (448Kb/s pour la VO sur le Z1). L'on regrettera cependant une nouvelle fois l'absence de la piste DTS VF qui était présente sur la première édition Z2 de la La Mémoire dans la peau.

Test des bonus

Tout en reprenant le look des menus de La Mémoire dans la peau, l'édition DVD de cette suite propose à son tour pas mal de petits suppléments, tous VOSTF à présent (le DVD Z1 n'offrait pas de sous-titres sur le commentaire audio).


Pour commencer, les scènes inédites explosives (2.35 4/3, 7min 13s) nous offrent cinq scènes coupées qui, contrairement à ce que l'appellation laisserait entendre, n'ont rien d'explosives du tout puisqu'il s'agit essentiellement de séquences dialoguées, et encore, seulement une phrase pour Jason Bourne au cours des trois courtes scènes auxquelles il a droit (env. 30s chacune).

Comme son nom l'indique, Marier les identités : Le Casting (5min 29s) fait très rapidement le tour des principaux acteurs, tandis que le réalisateur, après s'être brièvement attardé sur la raison pour laquelle le personnage de Jason Bourne captive autant le public (il est en conflit intérieur), compare son casting à une collection de voitures de luxe : Joan Allen, Brian Cox, Gabriel Mann, Julia Stiles et Karl Urban.

  
  

Après le choix des acteurs (certains étaient déjà présents dans le premier film, donc ça n'était plus vraiment un choix à proprement parler), voici venir celui du réalisateur dans Rester réaliste (5min). Le souhait dès le départ était de confier la mise en scène à un cinéaste indépendant (tout comme Doug Liman pour La Mémoire dans la peau), et les producteurs trouvèrent leur candidat en découvrant le film Bloody Sunday. Paul Greengrass, de son côté, souhaitait une mise en scène qui place le spectateur au cœur de l'action, aux côtés du personnage principal, d'où un emploi quasi interrompu de la steadycam avec des scènes filmées à l'instinct, sans répétition.

Faire exploser les choses (4min 2s) nous dévoile ensuite les coulisses de la séquence au cours de laquelle une maison part en morceaux (quatre jours de préparation pour les artificiers) et envoie voler plusieurs personnages (des cascadeurs harnachés via un système de câbles enroulants).

  
  

Le choix des trois principaux lieux de tournage est ensuite évoqué dans En route avec Jason Bourne (4min 53s) : Berlin en hommage aux vieux films d'espionnage, Moscou car la ville est finalement assez peu employée au cinéma (la raison étant peut-être le froid glacial qui y règne dès l'automne, comme le souligne les membres de l'équipe), et enfin Goa, en Inde, où quelques difficultés liées cette fois à la chaleur mais aussi à la population grouillante furent rencontrées.

Les coulisses du combat dans la maison nous sont présentées dans Bourne le sauvage : L'Entraînement au combat (4min 23s), avec une fois encore le souhait du réalisateur d'un affrontement désordonné et déstructuré mais néanmoins précis. Le chorégraphe Jeff Imada (déjà à l'œuvre sur le premier film) était présent pour enseigner quelques gestes de kali philippin, tandis que Matt Damon effectua lui-même ses cascades, toujours dans l'optique de ne pas tricher aux yeux du spectateur.

  
  

La Caméra crash : Course dans les rues de Moscou (6min 4s) nous montre les secrets du tournage de la course-poursuite dans les rues de Moscou et ses immenses boulevards, avec toutes les difficultés logistiques que cela implique. Pour filmer cette scène, les cameramen étaient placés soit à l'intérieur, soit à l'avant du véhicule, tandis que les cascadeurs se trouvaient dans une cage sur le toit pour piloter les voitures avant que celles-ci ne finissent en épaves (en tout, dix Volga et six Mercedes seront ainsi sacrifiées).

Quelques détails supplémentaires nous sont ensuite fournis sur ce fameux go-mobile dans La caméra go-mobile stimule l'action (6min 51s). Cette invention, basée sur un moteur de Cadillac de 500 cv, et adaptable à tous les types de véhicules en se fixant à l'avant de ceux-ci, permet d'atteindre des vitesses fulgurantes tout en conservant un centre de gravité extrêmement bas pour éviter tout risque de tonneau et offrir ainsi des possibilités d'angles de prises de vue inédits.

  
  

Sans doute le reportage le plus décontracté de tous, malgré la difficulté de la scène, Anatomie d'une scène : La Scène explosive de la poursuite sur le pont (4min 43s) nous montre un Matt Damon transformé en homme volant suspendu au bout d'un filin de sécurité.

Enfin, Composer avec John Powell (4min 49s) cède la parole au compositeur, qui nous explique l'emploi des bhangra dhols, des tambours indiens au son très aigu et rapide, mais aussi d'instruments à cordes pour représenter l'état émotionnel du personnage principal.

  
  

On trouve ensuite quelques bandes-annonces d'autres parutions de l'éditeur en lieu et place des filmographies présentes sur le DVD Z1, mais en revanche pas la moindre article-details_c-trailers du film. La plus grosse déception vient toutefois du supplément potentiellement le plus important de tous, à savoir le commentaire audio du réalisateur, Paul Greengrass. Visiblement peu habitué à cet exercice, le metteur en scène se révèle non seulement assez peu loquace (ses propos couvrent à peine la moitié du film), mais également peu informatif puisqu'il se contente la plupart du temps de paraphraser l'action ou bien de souligner la signification d'une séquence, ce qu'elle représente pour le personnage de Jason Bourne dans son parcours à la recherche de son passé oublié. Le seul passage intéressant (d'env. 10min, à la moitié du film) a lieu lorsque le cinéaste effectue un comparatif avec la série des James Bond mais aussi avec le monde d'insécurité et de suspicion qu'est actuellement le nôtre. Hélas, davantage de détails sur cette mise en scène très proactive ou bien d'anecdotes de tournage auraient été les bienvenus, tout comme l'avait fait Doug Liman dans son commentaire sur La Mémoire dans la peau (la première édition DVD).


Au final, on se retrouve donc devant une édition moyennement convaincante : le commentaire audio est vite oubliable, tandis que les différents reportages sont hélas bien trop courts (de 4 à 6min en moyenne) pour approfondir les différents sujets abordés. Et même si La Mort dans la peau se veut en marge des productions hollywoodiennes actuelles, notamment par l'intervention d'un réalisateur issu du milieu indépendant, un vrai making of n'aurait pas été trop demandé, surtout pour une production au budget confortable de 75 millions de dollars (auxquels s'ajoutent 35 millions de coûts marketing).

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