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Eyes wide shut - Édition collector 2 DVD - DVD
Eyes wide shut, 1999
Test DVD - Eyes wide shut - Édition collector 2 DVD
Rédigé le 15 déc 2007 par
Julien Foussereau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Si l'on se base sur la crème des transferts actuels, Eyes Wide Shut n'en fait clairement pas partie. Il faut avouer que la photographie vaporeuse n'aide pas non plus (faible luminosité, grain particulièrement prononcé et colorimétrie soufflant littéralement le chaud et le froid). Mais, une fois que l'on dresse un comparatif avec l'ancienne édition de 2001, les indéniables qualités de ce transfert sautent immédiatement aux yeux. Déjà, on est très heureux de retrouver le format 1.85 salles. Ensuite, le collector ne laisse que le grain cinéma et balance le bruit vidéo aux oubliettes. Enfin, la saturation des couleurs et la profondeur des noirs nous rappelle que Eyes Wide Shut est un très beau film, esthétiquement parlant. Ce que le DVD de 2001 tendait à nous faire oublier.






VO et VF DD 5.1. La VF est la même qu'en 2001. Léger souffle, voix étouffés et doublage horrible répondent toujours présent. Le sound design de Eyes Wide Shut privilégie davantage l'atmosphère au déchaînement sonore. On notera toutefois une belle activité sur la scène arrière quand l'inquiétant piano de Ligeti démarre. La spatialisation du grondement new yorkais est elle aussi des plus agréables.
Test des bonus
Pour ce qui est de la nouveauté, l'éditeur nous offre Le dernier film : Stanley Kubrick et Eyes Wide Shut (43 min), sorte d'addendum du documentaire A life in pictures. On assiste donc à Stanley vu par sa femme, ses filles, Sidney Pollack, Tom, Nicole et Steven (les interviews cités plus hauts sont d'ailleurs copieusement recyclées) Sur un plan factuel, ce bonus est appréciable dans le sens où il en dévoile toujours un peu plus sur la personnalité de Kubrick et ses méthodes de travail ; surtout que la langue de bois n'est pas de mise quand on écoute certains collaborateurs dissimulant mal leur frustration à force d'avoir été autant malmenés par ce maniaque. Sur un plan formel, on a du mal à cacher notre agacement face à ses déluges de violons lacrymaux lorsque sa mort survenue à la toute fin de la postprod du film est inévitablement évoquée. Bref, Kubrick était incontestablement un génie doublé d'un casse-couilles.
Retenons également Les films inachevés de Stanley Kubrick (20 min), intéressant module sur les inconvénients de la maniaquerie excessive. A trop vouloir préproduire ses films pendant des années, il arrive que l'on se fasse couper l'herbe sous le pied. C'est arrivé par deux fois à Kubrick. La mort dans l'âme, il a dû renoncer à son biopic sur Napoléon à cause de Waterloo. Sa fascination pour l'empereur français était telle qu'il avait rempli une commode de petites fiches détaillant ce que faisait Bonaparte tous les jours. Même chose pour Aryan Papers, son grand projet sur l'Holocauste, qui fut condamné à quelques semaines des premiers tours de manivelle à cause de La Liste de Schindler... Enfin, les fans inconditionnels se réjouiront de trouver son discours d'acception du prix Griffith chargé en humour à froid.


