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La Femme des sables - Édition collector - DVD
Femme des sables (La), 1964
Test DVD - La Femme des sables - Édition collector
Rédigé le 26 nov 2007 par
Francis Moury
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Format original 1.37 N&B compatible 4/3 aussi bien pour la version exploitée connue en France que pour la version intégrale inédite. Les copies chimiques des deux versions sont techniquement très proches voire identiques concernant leurs parties communes. Elles ne sont pas autant restaurées qu’on le souhaiterait car des défauts chimiques (par exemple sur le générique d’ouverture, à 1min. 22-25sec.) subsistent qu’on aurait pu nettoyer : ce sont les Japonais qui auraient dû faire ce travail. Les deux masters numériques reproduisent cependant bien la direction de la photographie de Hiroshi Segawa : contrastes, définition, netteté des contours, gestion satisfaisante des nuances noir-gris-blanc. Sur moniteur, les fonds clairs fourmillent. Sur grand écran de télévision, cela n’apparaît pas. Sur la longue durée de la version intégrale inédite (140 min. 50 sec.) comme de la version exploitée (118 min. 30 sec.) l’ensemble est cependant numériquement honorable. Mais l’image chimique comme numérique est tout de même inférieure à celle des deux autres films, pourtant moins importants que celui-ci.
VOSTF Dolby 1.0 mono : bonne remastérisation du son original mono qui a été bien conservé. Sous-titrage lisible et littérairement soigné qui respecte l’usage occidental lorsqu’il traduit les noms du générique. C'est comme cela qu'il faut faire ! Musique de Toru Takemitsu très célèbre : une de ses plus belles partitions. Inutile de regretter une VF qui n’a jamais existé.
Test des bonus
Nous rassemblons ici les suppléments des deux DVD contenus dans le boîtier : ceux de la « version cinéma » sortie en salle sont très riches puisque comportant 3 courts-métrages et moyens métrages très rares, et ceux de la « version intégrale inédite » comportent, outre un unique document historique qui est l’attendue bande-annonce originale du film, des analyses et présentations de la vie et de l’œuvre de Teshigahara.
La présentation est à nouveau claire, élégante. Outre un chapitrage, on trouve donc :
Bande-annonce originale de La Femme des sables (format respecté 1.37 NB compatible 4/3, durée 3 min. environ, VOSTF) en assez bon état chimique.- Tokyo 1958 (1958, durée 26 min. environ, 1.37 N.&B. et couleurs, VF et VOSTF) est une recherche mi-expérimentale mi-documentaire décrivant la vie quotidienne à Tokyo d’une manière stylisée. Il avait été présenté à Bruxelles et résultait du travail du groupe « Cinéma 58 » à ne pas confondre avec la revue française du même nom, de la même année.
Sculptures de Sofu-Vita (1963, durée 17 min. environ, format 1.37 NB + couleurs, VOSTF) montrent des sculptures du père de Teshigahara, captées minutieusement et associées à des décors naturels. C’est en somme une continuation – encore plus expérimentale : très gros plans, fondus enchaînés, très gros plans - du moyen-métrage Ikebana (1956) qu’on trouve en supplément sur le DVD de Le Visage d’un autre.
Ako (1963, durée 29 min. environ, format 1.37 NB, VOSTF) est un documentaire typique de la veine teshigaharienne « réaliste-surréaliste » sur la vie d’une jeune fille qui travaille dans une usine de pains : elle passe son temps libre entre son petit ami et ses amis. Notons le sous-titrage différent des autres suppléments : il est d’époque car ce moyen-métrage fut distribué en France. Il faisait en effet partie de La Fleur de l’âge, film collectif sur l’adolescence dont Jean Rouch fut un des co-signataires avec Teshigahara.
Mère de sable (24 min. environ, VF) est une minutieuse analyse de La Femme des sables rédigée par Olivier Bitoun, chroniqueur cinéma sur Dvdclassik.com. Elle est formellement soigneuse, et régulièrement intéressante : aisée plastiquement à suivre grâce au « split-screen ». Nous ne pouvons la discuter ici faute de place. On peut en revanche lui reprocher un point précis : céder à la mode néfaste de la conservation dans notre langue de l’inversion japonaise des noms et prénoms. Remarquons que le sous-titrage de Carlotta suit bien au contraire – et il a raison de la suivre ! - la tradition.
Les Métamorphoses de Kobo Abe par Julie Brock, professeur à l’Institut de Technologie de Tokyo (20 min. environ, VF) est une introduction à la vie et à l’œuvre de l’écrivain et scénariste-adaptateur Kobo Abe qui écrivit et adapta pour Teshigahara quatre longs métrages à partir de ses œuvres, à savoir Le Traquenard, La Femme des sables, Le Visage d’un autre et enfin Le Plan déchiqueté / La Carte brûlée. Elle est illustrée de quelques documents originaux et d’extraits variés.
L’Esprit avant garde par Mathieu Capel (23 min. environ, VF) est un documentaire sur la vie et l’œuvre de Hiroshi Teshigahara. Il est richement illustré de nombreuses photos de plateau et de quelques affiches originales. Il apporte d’utiles éclaircissements sur les conditions dans lesquelles Teshigahara coupa lui-même et exploita la version courte de La Femme des sables.
Ce bel effort général constitue une très honnête introduction à cette forêt teshigaharienne souvent cachée par son plus bel arbre (La Femme des sables) et mérite par conséquent la note maximale.
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