Sex and the city – Saison 6 - DVD

Sex and the city – Saison 6

Sex and the city
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TEST TECHNIQUE

06 déc 2004 Par Sandy Gillet

Voilà, c'est la dernière d'une série spécialement pensée à l'attention de cette génération Friends qui a tant de mal à s'extirper de son état « d'adolescence », représentative d'une époque et d'une société de plus en plus repliée sur elle-même. Une série qui nous aura aussi montré la ville de New York sous un jour non pas nouveau mais subtilement décalé, quand ce n'était pas complètement barré. La faute en revient principalement à son quatuor de trentenaires délicieusement pimpantes, outrageusement urbaines et, accessoirement, célibataires endurcies. Á leur tête, une certaine Carrie Bradshaw, alias l'unique et incomparable Sarah Jessica Parker, sur qui la série repose principalement. Journaliste, Carrie anime une rubrique hebdomadaire qui étudie dans chacun de ses articles les relations hommes / femmes, femmes / femmes, hommes / hommes… au sein de la jungle new-yorkaise. Pour ce faire, elle s'inspire de sa propre vie, jalonnée depuis la première saison par l'idylle mouvementée et récurrente qu'elle mène avec un certain M. Big, mais aussi de celle de ses trois amies inséparables. Il y a d'abord Samantha (Kim Cattrall, connue des aficionados de Carpenter comme étant la « Jack Burton's lady » dans les aventures du même nom), la mante religieuse de la bande qui dévore les hommes et ne pense virtuellement qu'à cela. Viennent ensuite Miranda (Cynthia Nixon), l'avocate à succès, mais très gauche quand il s'agit de se trouver un partenaire sexuel, et Charlotte (Kristin Davis), la jolie brune, gérante d'une galerie d'art qui, de par son romantisme incurable, abandonnera sa vie professionnelle pour ne se concentrer que sur sa vie sentimentale.

La force de la série tient bien entendu à la lucidité du regard porté sur une ville, New York, et sa société dite moderne, insidieusement macho, compulsivement égoïste, fondamentalement rétrograde et réac, mais aussi en évolution perpétuelle, assimilant ses différences, affichant paradoxalement ses tabous, et au final tellement sexe. L'autre point marquant est la formidable propension qu'ont eu les auteurs à faire évoluer les personnages ensemble, à sans cesse chercher à affiner leurs traits de caractère tout en tenant compte d'éléments extérieurs, comme certains sujets d'actualité ou des personnages périphériques qui ont toujours su dynamiser le récit quand il le fallait.

C'est ainsi que cette sixième et dernière saison (Attention spoilers !) voit Carrie tomber amoureuse de l'écrivain Jack Berger, qui la quittera via un post-it (mémorable épisode intitulé The post-it always sticks twice), et faire la rencontre d'un artiste russe qui l'emmènera à Paris, pour finalement tomber définitivement dans les bras de son M. Big venu expressément regagner son cœur (An American girl in Paris – 1re partie et 2nde partie, les deux derniers épisodes assez fades se déroulant dans un Paris de carte postale et donc caricatural). Samantha, quant à elle, lutte durant les vingt épisodes pour essayer de ne pas s'attacher au bel étalon et bête de sexe qui occupe dorénavant ses nuits, alors que Miranda, après son accouchement, redécouvre son corps et les hommes qui vont avec, surtout celui qui vient d'emménager dans son immeuble, alors que Charlotte a enfin trouvé l'amour mais doit encore pour cela se convertir à la religion juive.

Ce que l'on retiendra en fait de ce dernier tour de piste, c'est le ton résolument plus dur et moins axé sur la comédie que d'habitude. C'est que les années quatre-vingt-dix et sa trentaine insouciante semblent déjà loin. Chacune est à l'orée de l'âge fatidique de 40 ans, quand cela n'est pas déjà fait, et chacune sent bien que, si la ville a été une alliée, elle peut aussi devenir avec le temps leur pire ennemie en les momifiant dans leur rôle de trublion social. Les auteurs remettent malheureusement aussi un peu d'ordre et de moralité dans tout cela. Samantha est par exemple atteinte d'un cancer bénin du sein, comme une sorte de piqûre de rappel lui susurrant à l'oreille qu'il serait dorénavant bon qu'elle se « case ». Charlotte peut enfin donner libre cours à son tempérament maternel en adoptant un… chien, avant que le couple ne se voie récompenser de son attente et de sa persévérance en ayant la possibilité d'adopter un bébé chinois. Miranda découvre finalement que son seul amour est le père de son enfant, alors que Carrie, comme on le sait, retrouve son M. Big pour la satisfaction de tout le monde (protagonistes et téléspectateurs).

Ce bémol n'altère pourtant pas la qualité d'ensemble d'une saison encore plus rythmée par les soubresauts de la vie et de ses petites et grandes tragédies. On continue à rire, à réprimer quelques larmes, à s'entendre dire que tout cela est fort bien vu et à envier celui qui ne découvrirait que maintenant le premier épisode de la première saison.

On restera par contre plus circonspect, voire très en colère, devant l'absence totale de bonus. Si l'on voudrait croire que HBO, le diffuseur et l'éditeur outre-Atlantique de la série, ne semble pas très chaud pour faire profiter le détenteur des droits à l'international, en l'occurrence Paramount, des bonus présents sur ses DVD zone 1, il n'en reste pas moins qu'il est inadmissible de ne pas se fendre de quelques compléments qui ne pouvaient que prolonger le plaisir. Exit donc les commentaires audio sur certains épisodes, les textes de présentation bien utiles, ou encore la longue featurette de plus de trente minutes qui permettait de donner la parole à certains acteurs et actrices de la série.
On ne pourra même pas se consoler en se disant qu'au moins nous pouvons nous procurer en une fois l'intégralité de la saison six. En effet, si aux États-Unis il leur faut encore attendre le 28 décembre 2004 pour faire l'acquisition d'un second coffret couvrant les huit derniers épisodes de la dernière saison, celui-ci est tout de même annoncé comme comportant des scènes coupées couvrant toutes les saisons, quatre commentaires audio, plusieurs featurettes et surtout trois montages différents de fins non retenues.

La cerise sur le gâteau étant la présence de pistes en Dolby Surround, alors que le zone 1 propose, tout du moins en VO, un Dolby Digital en 5.1 certes peu mis en valeur du fait de la nature même de la série, mais qui a le mérite d'aérer les dialogues et de leur donner cette tonalité immanquablement plus chaleureuse. Ici, malheureusement, ne subsistent plus que l'intelligibilité d'ensemble et une VF qu'il faut proscrire absolument si l'on veut garder un tant soit peu du phrasé naturel new-yorkais associé à une qualité d'écriture menée à son plus haut niveau.
Reste une image au-dessus de la moyenne, en tout cas bien au-dessus des quasi-catastrophes des précédentes saisons, où artefacts de compression défiguraient un tout déjà bien bruité par le moindre mouvement de caméra (zone 1 comme zone 2). Ici, il semblerait que les leçons aient enfin été comprises, donnant donc à apprécier une compression maîtrisant son sujet pour un résultat caractérisé par une stabilité et une fluidité convaincantes sur l'ensemble de la saison.

La conclusion en DVD de cette série qui fera date dans le paysage télévisuel universel n'a donc toujours pas reçu le traitement qui devrait lui être dévolu. Il est à parier qu'elle ne le recevra jamais, sauf en se tournant sur les différentes éditions en zone 1, en tout point supérieures à ses consœurs de la zone 2, et qui proposent depuis le début presque toujours au moins des sous-titres en français sur chaque épisode.

Pour être complet, signalons enfin que Paramount, peut-être pour donner in fine le change, sort en même temps l'intégrale de la série, soit quatre-vingt-quatorze épisodes, dans un coffret proposant à la gente féminine (quoi de plus normal ?) un ensemble short et débardeur estampillé Sex and the city, ainsi qu'une édition dite « limitée et numérotée » (1 à 1 000) incluant entre autres choses un « phone bag Sonia Rykiel » (sic !).

CETTE EDITION

Disque 1: Sex and the city – Saison 6
Emballage: Coffret digipack
Duree: 591 min
Format d'image: 1.33:1
Type de disque: 5 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Contient les vingt épisodes de la saison 6 :

    To market, to market
    Great sexpectations
    The Perfect Present
    Pick-a-little, talk-a-little
    Lights, camera, relationship
    Hop, skip, and a week
    The post-it always sticks twice
    The Catch
    A woman's right to shoes
    Boy, interrupted
    The Domino Effect
    One
    Let there be light
    The Ick Factor
    Catch-38
    Out of the frying pan
    The Cold War
    Splat !
    An American girl in Paris (1re partie)
    An American girl in Paris (2nde partie)

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La Rédaction 02/04/2007 19:58 par La Rédaction

[DVD] Sex and the city – Saison 6 - Zone 2

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