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Dahlia noir (Le) - Édition Collector - DVD
Dahlia noir (Le), 2006
Test DVD - Dahlia noir (Le) - Édition Collector
Rédigé le 07 mai 2007 par
Julien Foussereau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Quelques mois plus tôt, la qualité d'image du DVD Universal était guère concluante. Impression confirmée avec cette présente édition à condition que l'on ne soit pas trop sensible au Digital Noise Reducer. Entendons nous bien. Ceux qui espèrent un surplus de définition seront déçus tant Seven 7 marche dans les traces de Universal. Le DNR va même jusqu'à atténuer le piqué tout en proposant une image plus lisse. Pourtant, le DVD Seven 7 est infiniment plus agréable à regarder parce que Le Dahlia noir gagne en homogénéité de par cette patine d'image, supprimant le bruit numérique pour mieux magnifier du coup les couleurs désaturées de Vilmos Zsigmond . De plus, le simple fait de reporter les bonus sur un deuxième disque explique le bien meilleur transfert. Hélas, caser cinq pistes audio peut poser problème, et il est vrai que certains problèmes compressifs peuvent apparaître lors de scènes sous-exposées. Ce défaut mis à part, Le Dahlia noir par Seven 7 propose une image de très bonne facture (voir les images haute résolution en cliquant sur l'onglet capture)
Zone 1 Universal
Zone 2 Seven 7
Zone 2 Seven 7
Zone 1 Universal
Zone 1 Universal
Zone 2 Seven 7
Mais le vrai coup de massue provient de la section sonore qui justifie à elle seule l'achat de cette édition (sous couvert d'aimer le film évidemment.) Dès les premières minutes, Seven 7 fait mordre la poussière à Universal. Le zone 1 produisait une VO DD 5.1 faiblarde, pour ne pas dire asthmatique. La VO DD 5.1 offre une dynamique fortement accrue et une ouverture des arrières plus nette sans étouffer la clarté des dialogues pour autant. Seven 7 délivre un mixage incontestablement plus présent et sexy. La VO DTS fait office de killer avec une ouverture des canaux maximisée et un regain d'énergie. On recommande chaudement le match de boxe et son usage énergique du subwoofer et la fusillade en plein air afin de redécouvrir la pleine puissance des coups de feu. Le bon doublage français du Dahlia noir jouit du même traitement : si l'on oublie quelques instants les sempiternelles voix trop mises en avant, les pistes DD et DTS VF méritent les mêmes éloges.
Test des bonus
Pour des raisons de droits, Seven 7 édite en France Le Dahlia noir alors que Universal s'en était chargé quelques mois plus tôt sur le continent nord-américain. Une précision qui a son importance quand on voit la différence de traitement : sortie d'un élégant double DVD collector pour le relatif succès commercial d'un auteur estimé par chez nous face à l'échec cuisant d'un réalisateur mal considéré donnant lieu à un DVD américain édité à la va-vite. Elle saute immédiatement aux yeux avec le lancement des menus franchement basiques sur le zone 1 Universal quand Seven 7 propose des menus animés hypnotiques (voir les menus en haute résolution en cliquant sur l'onglet captures)
Cela dit, Seven 7 reprend la quasi intégralité des suppléments du DVD Universal, à savoir le making of en 3 parties de Laurent Bouzereau. Comme à son habitude, Bouzereau s'évertue à décalquer illustrations, extraits, interviews, et images de tournage sur son armature de documentaire pour un résultat parfois intéressant quoique trop impersonnel pour réellement marquer les esprits (pour en savoir plus, reportez vous à l'interactivité du zone 1 en cliquant ici)... ce qui est loin d'être le cas du supplément exclusif à l'édition française, mais dans le sens le plus dépréciatif du terme !

Diffusé à la base sur 13eme rue, La Vérité sur le Dahlia noir (52 min, VF, 4/3) serait plus ou moins la synthèse télévisée de l'excellent livre Black Dahlia Avenger (paru en VO chez Harper & Collins, en VF chez Seuil Policiers) Ce livre dossier est l'enquête la plus sérieuse sur l'affaire réalisée par Steve Hodel, un ancien limier du LAPD, avec une conclusion des plus étonnantes : le meurtrier d'Elizabeth Short serait George Hodel... son propre père. Malgré un style un tantinet ronflant, Hodel dressait un L.A. plus glauque que n'importe quel cauchemar littéraire d'Ellroy et sa rigueur permettait d'établir un sérieux faisceau de présomptions grâce à une cinquantaine de preuves circonstancielles. Ce documentaire transforme son travail en un vague machin putassier dont les raccourcis impardonnables font presque passer Hodel pour un vieux cinglé. Lorsque, en plus, le manque de moyens tente vainement d'être dissimulé derrière une mise en scène atrocement sensationnaliste et un doublage affreux, il est normal qu'on en vienne à recommander la lecture du livre plutôt que le visionnage de cette m...(biiip !)

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