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Pusher - DVD
Pusher, 1996
Test DVD - Pusher
Rédigé le 22 mai 2007 par
Jean-Noël Nicolau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Image très granuleuse pour le premier Pusher, due au tournage en 16mm, un voile grisâtre, qui contribue à l’ambiance du film, est aussi omniprésent. Le résultat donne donc des couleurs délavées et une définition un peu faiblarde, mais tout ceci est d’origine. Pour ce qui est du transfert DVD, il est irréprochable.
Pusher II et III, tourné 7 ans plus tard, ont bénéficié du 35mm, ce qui se voit immédiatement. Si le grain est toujours très présent, luminosité, couleurs et précision sont nettement améliorés. Le côté sale de l'image est en fait plus maîtrisé, en une reconstitution de filmage amateur qui peut ainsi se permettre des choix plus esthétiques à certains moments.
Sur le premier Pusher, pour une fois les pistes VO danoise et VF, toutes les deux en DD 5.1 surround, possèdent des qualités quasi identiques. Le mixage des voix sur la VF est en particulier identique à celui de la VO, ce qui est rare. La VO possède cependant un peu plus de puissance et d’ouverture, en particulier sur les passages où la musique tonitruante occupe tout l’espace. C’est d’ailleurs essentiellement sur ces moments que le 5.1 est vraiment utilisé à plein.
Pour les deux suites, la VO possède une dynamique nettement plus importante que la VF, qui conserve néanmoins son équilibre tout à fait louable.
Test des bonus
Le quatrième disque du coffret Pusher contient un petit film étonnant : Gambler (1h20min). Mis en scène en 2003, il suit les affres du réalisateur Nicolas Winding Refn et de son producteur. Après les succès de ses deux premiers films Pusher et Bleeder, Refn s’était lancé dans un projet ambitieux : Inside job, avec John Turturro. L’échec critique et surtout public du film a coulé la maison de production de Refn, lui a laissé 15 millions de couronnes danoises de dette (dont 5,5 millions à titre personnel).
Gambler raconte donc une histoire assez similaire à celle de Pusher, la violence et le sordide en moins. Des types sont dans une merde noire, doivent du fric à tout le monde et ont peu de temps pour s’en sortir. De cette situation orageuse va naître Pusher II, à la base une suite « opportuniste » qui finira en un chef-d’œuvre d’urgence et de noirceur. Un making of comme nul autre, réaliste, lancinant, souvent drôle et qui humanise la trilogie en offrant un envers du décor particulièrement prenant.
Sur les disques des trois films, on retrouve la bande-annonce ainsi qu'une petite galerie de photos.


