Toy story : The Ultimate Toy Box - DVD

Toy story : The Ultimate Toy Box

Toy story : The Ultimate Toy Box
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LE FILMStar Rating 9
IMAGEStar Rating 10
SONStar Rating 10
BONUSStar Rating 10
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TEST TECHNIQUE

24 nov 2004 Par Thomas Douineau

Toy story :
En ce qui concerne ce premier opus, les images sont sublimes, transfert « digital to digital » oblige. En effet, les images de synthèse issues directement d'un ordinateur pour créer un master anamorphique ne peuvent pas mieux s'adapter à un support numérique tel que le DVD. Et cela se ressent dans chaque plan. Tout est merveilleux : des couleurs aux contrastes, en passant par la définition. Difficile d'apercevoir la moindre ligne ou de prendre en défaut l'encodage et la compression. C'est une parfaite réussite qui donne vie à ces personnages virtuels. Le film étant en plus relativement court, les techniciens disposaient d'un taux de compression des plus raisonnables. Cela se voit et vous brûlera les rétines. Heureux possesseurs de grands écrans, vous serez aux anges !

Toy story 2 :
Pour le deuxième volet des aventures de nos deux héros, l'adage du film « Vers l'infini et au-delà ! » illustre très bien le propos. C'est la perfection absolue. Le spectacle est total. Tous les défauts du DVD sont gommés. C'est un déferlement incessant de couleurs chatoyantes. Et malgré le rythme trépidant des aventures de nos deux héros, jamais le DVD n'est pris en défaut dans la fluidité des mouvements ou dans la retranscription des détails. Un must pour un petit bijou de l'ère numérique.


Toy story :
Les deux bandes-son du disque sont excellentes, que ce soit l'anglais Dolby Digital 5.1 ou le français Dolby Digital 5.1. C'est une version québécoise qui ne gênera personne, sauf peut-être ceux qui ont vu le film en salles avec le doublage français original. Les dialogues sont un petit peu plus étouffés que la VO, mais n'empiètent en aucun cas sur la remarquable clarté de l'ensemble. Sur les deux versions, les effets sont nombreux et spectaculaires et bénéficient d'un mixage pointu et soigné. Les basses sont bien présentes sans être envahissantes, les effets sont précis, et on distingue nettement les nombreux détails qui donnent vie à ce dessin animé. La musique de Randy Newman est parfaitement mise en valeur et illustre à merveille l'histoire.

Toy story 2 :
À l'image de cette aventure encore plus trépidante, le son est époustouflant. Anglais Dolby Digital 5.1 EX et français Dolby Digital 5.1 (québécois) rivalisent de dynamisme. C'est hallucinant ! Rarement l'on aura vu une telle spatialisation des canaux, une telle richesse dans les détails, un impact aussi diabolique dans les scènes d'action alors que les scènes d'émotion passent tout en finesse. Il suffit pour s'en convaincre de lancer le générique. Attention à votre caisson et aux enceintes arrière, les membranes risquent de traverser votre salon. Passez ensuite à la chanson Jessie's song, et vous vous rendrez compte de la subtilité de la bande-son. En tendant l'oreille, vous noterez les références sonores des réalisateurs à des films comme Star wars, 2001 et bien d'autres encore…

Pour les amateurs, sachez que les films s'ouvrent sur les deux meilleurs logos THX. Le THX Tex pour l'épisode 1, et le THX Meuh ! pour l'épisode 2.

TEST DES BONUS

24 nov 2004 Par Thomas Douineau

Au moment de critiquer l'intégrale de Pixar en DVD, nous nous sommes longtemps demandé quelle version des Toy story nous allions tester. Bien que conscients que ces films s'adressent aussi à un public d'enfants voyant les films en VF, notre préférence est allée au zone 1, qui propose l'objet le plus beau et le plus complet sur les aventures de Buzz et de Woody. Hélas, le zone 1 ne dispose que de sous-titres anglais et est désormais introuvable ! Le zone 2, dans sa version ultime, est lui aussi épuisé et les deux films ne sont plus disponibles qu'en édition séparée.

Après ce préambule, venons-en à ce fameux coffret américain. Les trois disques sont présentés dans un coffret carton argenté doublé d'une enveloppe en plastique rigide, où sont imprimés les personnages du film dans de superbes couleurs. Le graphisme de l'ensemble des jaquettes est absolument somptueux et montre que les éditeurs américains ne laissent rien au hasard pour satisfaire le consommateur-collectionneur. Chaque jaquette représente un personnage du film. Sobres, elles ont été spécialement dessinées pour cette édition spéciale DVD. Ce coffret est une des éditions DVD les plus complètes qui existent, doublé d'une présentation luxueuse qui en fait aussi un bel objet. Et, tenez-vous bien, l'ensemble représente plus de neuf heures de programme, dont six uniquement pour les suppléments ! Pour vous y retrouver et ne pas vous acharner sur votre télécommande, ou pester contre votre lecteur qui charge les menus trop lentement (enrageant lorsque l'on s'est trompé d'accès !), l'éditeur a eu la bonne idée d'insérer une plaquette reprenant toute l'arborescence de l'interactivité. Cette bouée de sauvetage s'avère indispensable pour naviguer dans cette monstrueuse interactivité :

DISQUE 1 : TOY STORY
Le menu d'accueil est animé et sonore ; malheureusement, le reste de la navigation se fait par l'intermédiaire d'écrans fixes et muets. Ce dernier traitement est également réservé à la sélection des trente chapitres. L'interactivité commence dès les disques des films, puisque sur le premier vous pouvez, en plus de la bande sonore classique, sélectionnez la 5.1 sound effects only track. Un merveilleux plaisir qui, à l'image d'un Terminator 2 ultimate, vous montre l'énorme travail effectué par les ingénieurs du son pour donner vie, auditivement parlant, à des personnages imaginaires. Quand le film est fini, d'un point de vue son, rien existe si ce n'est les dialogues enregistrés avant l'animation pure. Il faut « habiller » entièrement les images !. Dans la section son, vous trouverez également un commentaire audio du réalisateur, John Lasseter, et de quelques-uns de ses proches collaborateurs (Ralph Guggenheim, entre autres). À noter qu'il est impossible de changer de piste en cours de lecture.

En bonus, vous découvrirez le court métrage Tin toy qui a propulsé Pixar et John Lasseter sur le devant de la scène animation. Dans le document suivant, on apprendra d'aiileurs que l'inspiration de Toy story vient de là. Ce document s'intitule The Story behind Toy story et s'apparente à un making of un peu fourre-tout, mais fort intéressant grâce à l'énergie et à la passion communicative de John Lasseter, grand gamin dans l'âme.

Vous pourrez visionner également les cinquante (!) Toy story Treats. Ce sont des petits sketchs d'une trentaine de secondes reprenant de façon plus ou moins détournée les personnages de Toy story. Certains sont très imaginatifs et drolatiques. John Lasseter nous les présente et nous explique qu'ils furent fabriqués pour la télévision. Ils s'accompagnent d'ailleurs de deux On set interviews de Buzz Lightyear et Woody sur le plateau de tournage « virtuel » du film. Chacun, dans leur siège de star, expliquent leur implication dans le film et résument l'histoire selon leur point de vue. Cela se termine évidemment par une prise de bec entre les deux protagonistes.

Le réalisateur, véritable guide, nous présente ensuite la Buzz Lightyear TV commercial, que l'on aperçoit dans le film et qui fait prendre conscience à Buzz qu'il est effectivement un jouet et non un héros de l'espace. Vous pouvez donc la voir en intégralité et en plein écran.

Une section multilanguage reel complète l'interactivité de ce premier disque. Cette section consiste à nous passer une scène dialoguée du film en alternant toutes les langues de doublage utilisées de par le monde. Tout à tour, les personnages s'expriment en français, allemand, italien, japonais, grec, coréen, slovaque… en passant par le castillan ou le thaïlandais.

DISC TWO : TOY STORY 2
Ici également, nous sommes accueillis par un menu animé et sonore qui deviendra fixe et muet par la suite. L'accès aux trente-cinq chapitres se fait par vignettes fixes et animées. Bien évidemment, comme sur le premier volet, le changement de piste sonore est impossible en cours de lecture. Là aussi, l'équipe du film s'est lancée avec passion dans l'exercice du commentaire audio. Les coréalisateurs (John Lasseter et Lee Unkrich) reviennent sur leur travail, accompagnés du scénariste Andrew Stanton et d'autres collaborateurs. Vous pourrez revoir avec plaisir le bêtisier / outakes déjà vu en salles.

Le réel bonheur vient du premier travail de John Lasseter pour Pixar, le fameux et splendide court métrage Luxo Jr. Quatres émouvantes minutes autour de maman-lampe et bébé-lampe qui se débat avec sa balle. La façon dont Lasseter arrive à des expressions de ces lampes de bureau de synthèse promet un bel avenir dans l'animation. On connaît la suite ! En cadeau, Disney et Pixar nous offrent la article-details_c-trailers en 5.1 de leur prochaine production Monsters Inc., qui met l'eau à la bouche.

DISC THREE : SUPPLEMENTAL FEATURES
Ce disque s'ouvre sur un superbe menu animé, qui fait place à John Lasseter pour sa présentation géniale de ce troisième disque. L'introduction est hilarante. Quel gamin ! Il apostrophe son équipe en hurlant, la motivant pour l'aider dans sa tâche : faire le DVD ultime qui révèlera tous les secrets de fabrication du studio Pixar. Quelle énergie communicative ! Cela vaut le détour ! Il faut le voir sauter partout, alpaguant ses collaborateurs : « Come on ! Come on ! We're doing the DVD ! Come on ! We love DVD ! » En quelques mots, il explique comment va se présenter l'interactivité de ce disque (« Really cool ! »). Son équipe laisse la place au menu d'accueil séparé en deux : d'un côté les suppléments de Toy story, de l'autre ceux de Toy story 2. Chaque section bénéficie d'un beau menu animé et sonore reprenant un élément, une situation ou un personnage du film.

Suppléments Toy story

History
Cette section rend compte de la genèse du film à travers le paragraphe history and developpement. L'early test est une bande-démo de test avec le personnage de Woody (qui n'a pas le look qu'on lui connaît) et qui permit à Pixar de convaincre Disney de la faisabilité du projet, notamment grâce aux progrès techniques et aux intentions artistiques de Lasseter qui font de ce premier test un aperçu de la crédibilité des personnages. L'original treatment présente les premiers développements de l'histoire. Un « traitement » est en fait un synopsis étoffé et décrit l'action du film. Plusieurs versions sont présentées. Les productions notes rendent compte sous forme de textes des origines de Pixar, de l'histoire de ses membres et de l'évolution de la collaboration avec Disney. Nous avons même droit à quelques lignes relatant la construction du studio. Cette section se termine sur le cast des voix, avec des filmo-biographies assez complètes de Tom Hanks et Tim Allen, doublées de leurs impressions et de notes explicatives sur leur participation au projet Toy story.

Story
Cette rubrique montre la façon dont les animateurs élaborent les différentes scènes du film. Le storyboard pitch, présenté par le storyboarder, est la première étape. Avant de passer à la réalisation sur ordinateur, les artistes travaillent sur storyboard pour voir si la séquence fonctionne et comment elle va être filmée. Lors des réunions, le storyboarder présente toute la scène à l'équipe entière et à John Lasseter. Il décrit l'action de la scène et dit à haute voix les dialogues en montrant ses dessins correspondant sur une grande planche où est étalée toute la séquence. C'est une des parties les plus intéressantes du processus, et on a l'impression que ce sont les storyboarders qui font le film. On n'a malheureusement pas les critiques de John Lasseter ou ses commentaires. C'est d'ailleurs le point faible de cet Ultimate Box : qui décide ? qui choisit ? Jamais on ne voit Lasseter diriger son équipe ou imposer des choix, comme s'il n'était là qu'en tant que superviseur. Cela doit être le lot de l'animation, c'est un travail d'équipe. On aurait quand même aimé voir Lasseter approuver ou désapprouver un élément. La rubrique editing explique la façon d'aborder le montage sur Toy story. Au début, les réalisateurs enregistrent leurs propres voix pour les dialogues et montent dessus les images du storyboard afin de se rendre compte du rythme de la scène. Ils voient ainsi si la séquence « fonctionne ». C'est ce qu'on appelle le « storyreel ». Un exemple de storyreel nous est présenté. Et l'on voit qu'au début, les réalisateurs se basent essentiellement sur les dialogues, fil conducteur logique du film. Une storyboard to film comparaison permet de se rendre compte que tout est travaillé avant même de commencer le travail à l'ordinateur, ce qui paraît logique mais reste assez étonnant. En effet, la vision du film est très précise et ce, à partir de dessin statique où l'animation n'est même pas encore entrée en jeu ! La dernière rubrique de cette section concerne les abandonned concepts. Trois scènes importantes ont été supprimées, dont deux réutilisées dans Toy story 2 (elles étaient très bien mais ne correspondaient pas au fil conducteur d'un premier volet). John Lasseter et ses collaborateurs expliquent donc pourquoi ils ont supprimé le « Buzzlightyear cartoon », la scène d'ouverture « Western Shoutout », et enfin le « Woody's nightmare ». D'autres scènes retranscrites ici, au nombre de quatre, ont été abandonnées ou modifiées car elles ne fonctionnaient pas de cette façon.

Design
À travers ce chapitre, vous saurez tout de la conception du film d'un point de vue artistique. Le character design reprend chaque personnage du film. On nous présente l'évolution de chacun d'eux tout au long de la préproduction à travers les premières esquisses, les maquettes, les premières modélisation 3D, et enfin le concept final et sa représentation dans l'espace. C'est passionnant et très richement documenté, entrecoupé de photos et d'extraits. L'équipe de Pixar commente également les premiers tests d'animation effectués par ordinateur. Ensuite, l'art design vous apprendra tout sur les choix graphiques de l'équipe. L'interview de l'« art director » précède le conceptual art (tous les dessins de préproduction) et le color script (une espèce de storyboard mis en couleurs pour rendre compte des textures et de la lumière). La rubrique environnemental design regroupe les dessins préparatoires des différents décors (Andy's room, Gas station, Pizza planet, Sid's room) et se complète d'un location tour sous forme d'une vue animée à trois cent soixante degrés des décors finalisés et modelisés.

Computer animation
Cette section nous projette au cœur du film et dans l'essence même de Toy story : l'animation et l'ordinateur. Le production tour propose une balade dans les bureaux de Pixar, où chaque étage correspond à une étape du film. Graig Food, superviseur des layout, présente les layout tricks. Le « layout » est l'étape suivant le storyreel : on entre dans l'ordinateur les éléments de l'image et on les déplace grosso modo suivant les mouvements de l'animation prévue. C'est à ce moment que sont résolus les plus importants problèmes techniques pour composer l'image voulue. La rubrique character animation est présentée par un animateur qui explique sa façon de procéder : il anime d'abord le corps et ensuite le visage. Si, déjà, les expressions passent à travers le corps, l'animation finalisée sera nettement plus réussie. La chef opératrice nous guide dans la rubrique shaders and ligthing. Elle décortique les différentes étapes : l'apposition des textures, des ombres, puis enfin les lumières. Building a shot nous montre de visu ces différentes étapes de la construction du plan, du storyboard au plan final, à travers la même scène sur le bureau de Sid. Cet exemple est commenté par la technicienne. Pour finir, la production progression nous montre la scène de la poursuite sous les différents angles du storyboard, du layout, de l'animation. La touche « angle » du lecteur permet aisément de passer de l'un à l'autre.

Music and sound
Dans le sound design, Gary Rydstorm (le sound designer) nous présente différents extraits d'une même scène avec uniquement la piste bruitage. Il donne des infos sur les éléments employés pour créer tel ou tel son et insiste sur l'approche réaliste du son, à l'exception de certaines exagérations logiques imposées par la dramaturgie. Une autre scène nous est présentée avec un prémix effets, un prémix dialogues, un prémix music et enfin le mix final. La rubrique Randy Newman demos est consacrée au compositeur de la musique et des chansons originales. Tout d'abord, Randy Newman nous est présenté au travers d'une filmo-bio très complète. Vous pouvez écouter ensuite les différentes maquettes préliminaires du compositeur pour les chansons du film. C'est lui qui chante, accompagné d'un unique piano dans la majorité des cas. Le DVD nous propose ainsi Plastic spaceman, Strange things, The Fool, I will go sailing no more et enfin l'instrumentale de l'excellent You've got a friend in me.

Deleted animation
Introduite par Lee Ukrich, qui s'exprime sur la difficulté de couper une scène sur laquelle des dizaines de personnes ont travaillé pendant des mois, cette section présente une série d'animations coupées, raccourcies ou refaites intégralement. La torture scene a été supprimée car trop violente, et la rain scene a été raccourcie car elle ralentissait le rythme du film. Quant aux sept autres scènes (Render bugs), elles ont été entièrement refaites à cause de bugs informatiques ou d'erreurs dans l'animation. Parfois hilarante, parfois « douloureuse », elles semblent toutes issues du film Freaks.

Publicity
Dans cette section, vous avez accès auxltrailers, aux quatre TV spots, à l'ad campaign (affiches, dont certaines sont magnifiques, encarts presse, trade ads, la série où chaque personnage a son poster doit être une pièce de collection sans prix !) et enfin au merchandising [gadgets, figurines, tee-shirts, livres, peluches, menus Burger King (!), chaussures de sport (!!), barres chocolatées Nestlé (!!!)].

Suppléments Toy story 2

History
L'interactivité s'ouvre sur John Lasseter nous expliquant les motivations d'une suite et la pression de l'attente du public après le succès du premier opus. Il nous confirme qu'au départ, cette sequelle devait directement sortir en vidéo. Ces arguments ne répondent pas vraiment à la question-titre Why a sequel ?. Dans the continuous world of Toy story, le réalisateur nous explique que plusieurs idées (comme le cauchemar de Woody) furent évoquées pour Toy story, mais non retenues bien que très intéressantes. Maintenant que le public était prêt à les accepter, il les a incluses dans le deuxième volet. Des liens vous proposent un accès direct à ces scènes déjà évoquées dans les suppléments de Toy story. Ensuite, les différents intervenants du film, des acteurs aux techniciens, en passant par les producteurs, nous brossent un John Lasseter profile moyennement intéressant où tout le monde le trouve gééénial ! Et JL conclu sur cette phrase : « Si vous aimez ce que vous faites, les gens aimeront ce qu'ils voient sur l'écran ! » (Mouais, bof ! Enfin, on veut bien le croire…) Le texte des production notes évoque ensuite les grandes dates du développement du projet, les idées retenues pour la suite, et se conclut par une bio-filmo de John Lasseter et un tour d'horizon des personnes aux postes clefs de la production de Toy story 2. La section the cast, outre les bios et filmos habituelles, s'enrichit d'interviews de Hanks, Allen, Cusak, Knight et d'extraits malheureusement beaucoup trop courts de ce beau monde au travail.

Design
Cette section s'articule exactement de la même manière que pour le premier opus. Character design nous montre toute l'évolution graphique de chaque personnage. Le production designer commente la section art design, où sont repris la majeure partie des dessins préparatoires permettant d'avoir un aperçu des textures et une base de couleur pour chaque scène (plus de cinquante « color scripts »). Le lighting guide étale une quarantaine de dessins préparatoires servant de repères aux chefs opérateurs pour construire les ambiances lumineuses voulues.

Story
C'est l'occasion de revenir sur deux scènes importantes de cette suite, à savoir Woody's nightmare et Jessie's song, toutes deux abordées sous l'angle du storyboard pitch et du storyreel déjà évoqués. À l'aide de la télécommande et de la touche « angle », nous pouvons passer de l'un à l'autre. Ce chapitre paraît un peu répétitif après le long passage déjà consacré aux storyboards dans les suppléments de Toy story. Dans tous les cas, cela renforce le fait que toutes les décisions artistiques sont prises au moment du storyboard, jusque dans les mouvements et les positions de caméra. En dehors de la lumière, on aurait presque l'impression que les phases suivantes ne sont plus que de l'exécution (ce qui est faux, il suffit de voir le chapitre consacré à l'animation).

Computer animation
Pixar reprend ici le procédé du production tour en nous expliquant les différentes étapes : storyboard, storyreel, layout, animation des corps, animation des visages et, pour finir, les textures, les ombres et la lumière. Dans la production progression, une scène de Toy story 2 est vue sous ces différents aspects, avec la possibilité de passer de l'un à l'autre rapidement avec la touche « angle ».

Special effects
Cette section est plutôt pauvre. Y aurait-il si peu d'effets que cela ? L'Associate technical adviser nous explique en quoi a consisté son travail sur la scène d'introduction « Buzz Lightyear's video game ». La scène est montrée sans les effets spéciaux, puis avec les différentes couches ajoutées (explosions, lasers…)

Music and sound
Ce chapitre sur la bande-son s'axe beaucoup sur le mixage. Outre the music, qui propose une interview de Randy Newman et de John Lasseter évoquant les trois chansons du film (entrecoupées d'extraits de l'enregistrement live des chanteurs et d'extraits du film), le passage le plus intéressant est bien évidemment le sound design. Le sound designer explique son travail et nous propose d'écouter la scène de la traversée de la route uniquement avec la musique, les effets puis le mixage final. Il parle de l'interaction des différents éléments sonores d'un point de vue dramatique, et évoque même le 5.1 Surround EX au hasard d'un détail sonore. Dans la mixing démo, vous vous amuserez devant un pupitre à combiner vous-même les différents éléments sonores de la scène hilarante avec Zurg (« I am your father ! »). Vous vous rendrez rapidement compte de l'importance de la musique sur ce type de film. Enfin, le DVD propose la music video, clip très moyen de la chanson country du film. En revanche, la Jessie's song demo, autrement dit la première maquette réalisée par Randy Newman, est nettement plus intéressante.

Deleted animation
Cela s'apparente aux scènes coupées des films live. Et comme pour ces derniers, l'intérêt est souvent limité. Le coréalisateur explique donc pourquoi ils ont changé le décor de la scène « Crossing the road ». En revanche, Godzilla rex est un moment très drôle où les jouets reconstituent une scène du film Godzilla, avec Rex dans le rôle titre, bien évidemment.

Publicity
Cette section regroupe ici tous les éléments commerciaux du film. Vous y trouverez les trailers (en 1.77 et stéréo) et les TV commercials au nombre de quatre. Dans Ad campaign sont repris toutes les superbes affiches et posters du film, avec en bonus une dizaine d'autographed pictures, une superbe série de photos noir et blanc dédicacées par les personnages du film (!!?).

The Toy Box
C'est un peu la boîte fourre-tout. Dans Who's the coolest toy ?, les intervenants sont soumis à un sondage pour savoir quel est le jouet le plus cool (un peu vain !). Hidden jokes, en revanche, décrit toutes les private jokes des artistes cachées dans les images du film. Aviez-vous repéré, au détour d'un plan, Heimlich, un des héros de Bug's life, perché sur une branche ? Ou bien noté que l'adresse de Al est en fait celle du studio Pixar ? Dans Woody'round up, les réalisateurs reviennent sur le film dans le film (c'est la fameuse série qui a rendu Woddy célèbre dans le film). Rien que pour cela, il y a déjà eu un boulot énorme d'un point de un artistique. Mais les auteurs assurent s'être bien marrés à inventer le TV Show (fait lui-même en images de synthèse, comme ils l'expliquent), le merchandising ou encore le clip video. Enfin, pour finir, l'international scene montre les deux versions de la scène où Buzz dirige les jouets devant un drapeau américain (un hommage à Patton déjà utilisé dans Small soldiers, de Joe Dante). Dans la version internationale, et donc en France, le drapeau est remplacé par un globe terrestre.

Cerise sur le gâteau, nous vous laissons découvrir, au hasard de votre navigation dans les différents menus de cet Ultimate Box, les trois menus cachés qui vont achever de détendre vos zygomatiques (Ah, ces animateurs ! quels blagueurs !).

Voilà, vous saurez tout de l'animation, et cela s'avère passionnant, instructif et imaginatif même si certaines sections peuvent paraître redondante ou fastidieuse. L'animation a quelque chose de magique et de poétique… Un tel DVD est l'occasion de profiter pleinenement de ces petits chefs-d'œuvre qui ont mobilisé près de deux cent cinquante personnes en permanence pendant trois ans ! En plus d'avoir révolutionné le cinéma d'animation, les gens de Pixar se proposaient également d'imprimer leur marque dans le monde du DVD, puisqu'ils sortaient là une nouvelle référence en matière de possibilité interactive et de contenu éditorial. On a cerné la politique Pixar : laisser son empreinte dans tous les domaines !

CETTE EDITION

Disque 1: Toy story : The Ultimate Toy Box
Emballage: Coffret 3 disques avec fourrea
Duree: 173 min
Format d'image: 1.85:1
Type de disque: 3 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: NTSC

DISQUE 1

  • DVD 1 : Toy story
    Commentaires audio de John Lasseter et son équipe
    Piste de bruitages isolés en DD 5.1
    Court métrage : Tin toy
    Making of
    Interviews de Buzz et Woody
    Toy story treats
    Aperçu des différents doublages
    Outils de callibrage Optimode

    DVD 2 : Toy story 2
    Commentaires audio des réalisateurs
    Piste de bruitages isolés en DD 5.1
    Court métrage : Luxo Jr.
    Premières images de Monstres & cie
    Bêtisier

    DVD 3 : Suppléments
    Documentaires
    Making of
    Scènes coupées
    Galeries d'images
    Bandes-annonces
    Et bien plus... (voir la section interactivité pour les détails)

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La Rédaction 02/04/2007 19:57 par La Rédaction

[DVD] Toy story : The Ultimate Toy Box - Zone 1

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