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Departed (The) - HD DVD
Infiltrés (Les), 2006
Test HD DVD - Departed (The)
Rédigé le 27 fév 2007 par
Laurent Pécha
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Si l'on pourra légitimement se poser la question quant à l'image décevante du DVD zone 1 (lire notre test) au profit des deux versions HD, The Departed est en tout point une véritable petite merveille visuelle aussi bien en Blu-ray qu'en HD-DVD. Inutile d'ailleurs à ce niveau de chercher à distinguer l'un ou l'autre des deux formats concurrents pour la simple et bonne raison que l'image a été encodée en VC-1 à une résolution de 1080p dans les deux cas.
Et force est de reconnaître que l'emploi du codec VC-1 en lieu et place du MPEG-2 utilisé pour le DVD fait des merveilles. Exit les défauts de ce dernier (pixellisations et arrière-plans flous), l'image retrouve désormais toute sa splendeur originelle. À partir d'un master quasi-irréprochable (tout juste une ou deux micro-taches à droite à gauche au cours du film), le rendu vidéo nous délivre des couleurs riches et contrastées (des noirs somptueux), doublé d'une netteté d'image d'une grande précision quelque soit la direction dans laquelle le regard se porte, y compris à présent dans des arrière-plans d'une profondeur propre à la HD.

Pour autant, cette définition accrue ne nous prive aucunement du petit grain de pellicule nécessaire en vue d'obtenir un rendu naturel et d'éviter ainsi la chausse-trappe du « trop numérique ». L'on pourrait éventuellement reprocher quelques petits effets de rémanence dans certains arrière-plans mais ce serait alors chipoter pour pas grand-chose (il faut vraiment coller suffisamment le nez à l'écran pour s'en apercevoir) tant l'image de The Departed est de tout premier ordre en HD. Le genre de titre qui prouve de fort belle manière de quoi est réellement capable le support. Et le HD-DVD est encore plus à même de le prouver que son homologue Blu-ray puisqu'on a le droit à une édition combo proposant sur la face B l'image DVD. Passer de l'un à l'autre fait le même genre d'effets qu'à son époque de passer du laserdic au DVD.
Ceux qui ont eu le plaisir de découvrir The Departed en salles dans de bonnes conditions acoustiques se souviennent sans aucun doute de l'ampleur et de la puissance qui se dégageaient de la bande-son du film de Martin Scorsese, notamment sur le plan musical ou encore lors des scènes « musclées ». Cette expérience se retrouve en grande partie sur support HD.
Passons tout d'abord rapidement sur la version québécoise au rendu certes identique à la version anglaise mais au doublage d'une incroyable platitude (so long pour le cabotinage grandiose de Jack Nicholson en VO) en plus de priver nos oreilles des doublages français usuels des différents stars à l'affiche du film (Nicholson, DiCaprio, Wahlberg, Baldwin, Sheen ) pour nous focaliser sur les versions originales, à commencer par la VO DD+ 5.1. Cette dernière, encodée à 640Kb/s, nous délivre une bande-son d'une ampleur et d'une puissance qui nous replonge littéralement au cur du long-métrage de Scorsese. Les effets sont parfaitement localisés à chaque instant des 2h30 du film, les différents coups de feu « claquent » comme il faut (le tout premier à 4min 23s ne manquera pas de faire sursauter ceux qui l'aurait oublié) tandis que la bande originale ainsi que les compositions de Howard Shore savent parfaitement s'accaparer les différents canaux disponibles jusque dans les surrounds. S'il fallait constater une « petite faiblesse » à l'égard de ce mix 5.1, ce serait d'ailleurs une exploitation un peu trop timorée de ces mêmes canaux surrounds lors des scènes de fusillades. Un reproche minime qui ne nuit toutefois en rien aux qualités intrinsèques d'une bande-son qui ne manque jamais d'aplomb et conserve les nombreux dialogues parfaitement limpides en toute occasion.

Si le Blu-ray propose une piste VO PCM 5.1, l'édition HD-DVD possède elle aussi un mix inédit. Il s'agit d'une VO Dolby Digital TrueHD 5.1. Toutefois, si on dénote un réel plus avec la piste PCM du Blu-ray par rapport à la piste DD Plus, il n'en est rien ici, les mix VO étant du même niveau d'excellence.
Test des bonus
Alors que The departed sort en zone 1 dans deux éditions distinctes (simple ou double disque), les deux déclinaisons HD (aussi bien Blu-ray que HD-DVD) ne reprennent hélas que les suppléments de l'édition DVD mono-disque (le tout en VONSTF), faisant malheureusement fi du magnifique documentaire d'une heure et demie Scorsese on Scorsese (lire notre test DVD). Une décision d'autant plus rageante qu'à l'instar du Blu-ray, cette édition HD-DVD avait suffisament de place pour l'intégrer. Reste plus qu'à se préparer à voir débouler un jour (très) prochain une future réédition collector devenue presque inévitable depuis dimanche soir et la rafle à la dernière cérémonie des Oscars (4 statuettes raflées dont celle du Meilleur film et du Meilleur réalisateur). Le support change mais on continue à nous prendre pour de gentilles vaches à lait...Désespérant !

Ceci étant dit, passons à présent aux suppléments à proprement parlé où le grand absent est bien entendu Martin Scorsese lui-même par le biais d'un commentaire audio (partie remise là-encore sur une future réédition ?). En désespoir de cause et sitôt passé la article-details_c-trailers, rabattons nous donc pour commencer sur les neuf scènes coupées. Un grand nombre de ces scènes se situait au début du film, et ont été retirées pour fluidifier cette partie très dense du récit. On trouve également deux séquences qui développaient la personnalité de deux rôles secondaires, ceux d'Alec Baldwin et de Mark Rolston. Comme le réalisateur du film n'est pas n'importe qui, toutes ces scènes sont réussies, en cela qu'elles parviennent à nous captiver sur les quelques secondes ou minutes qu'elles durent. Le meilleur exemple est « Billy smokes and thinks », qui nous montre en deux plans (une vue large de Boston, puis un contrechamp sans paroles sur le visage de Di Caprio) l'instant où Billy décide d'accepter la mission d'infiltration.


Viennent ensuite deux featurettes qui traitent du film par des chemins détournés, pour un résultat inégal. Crossing criminal cultures, retour élogieux sur les films du cinéaste consacrés aux mafieux, est purement anecdotique à l'exception du moment où Scorsese dévoile le clin d'il fait dans The Departed au Scarface d'Howard Hawks.

Stranger than fiction est bien plus intéressant. Ce documentaire raconte l'histoire de la pègre de South Boston, et en particulier de son caïd Whitey Bulger. Aujourd'hui en cavale et numéro deux sur la liste des hommes les plus recherchés par le FBI, sa conduite a fortement influencé le personnage joué par Jack Nicholson : il recrutait des gamins du quartier par le biais de petits boulots bénins, était de mèche avec un agent du FBI auquel il refilait des tuyaux en échange de l'impunité En montrant que le film de Scorsese ne prend pas uniquement ses racines dans Infernal affairs, ce bonus lui donne une dimension supplémentaire que l'on n'imaginait pas forcément et que l'on ne peut qu'accueillir avec délectation.

Au moins, en terme d'interactivité et de bonus, impossible de faire la différence entre l'édition HD-DVD et l'édition Blu-ray. En est-il de même techniquement parlant ? La réponse ci-dessous :
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