Departed (The) - Blu-Ray

Infiltrés (Les), 2006

Alertes
Departed (The)
3,5
Image Star Rating 9
Son Star Rating 8
Interactivité Star Rating 4
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Test Blu-Ray - Departed (The)

Rédigé le 26 fév 2007 par Stéphane ArgentinStéphane Argentin

Avis image
Star Rating 9
Avis son
Star Rating 8
Avis bonus
Star Rating 4
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Test technique

Si l'on pourra légitimement se poser la question quant à l'image décevante du DVD zone 1 (lire notre test) au profit des deux versions HD, The Departed est en tout point une véritable petite merveille visuelle aussi bien en Blu-ray qu'en HD-DVD. Inutile d'ailleurs à ce niveau de chercher à distinguer l'un ou l'autre des deux formats concurrents pour la simple et bonne raison que l'image a été encodée en VC-1 à une résolution de 1080p dans les deux cas.

Et force est de reconnaître que l'emploi du codec VC-1 en lieu et place du MPEG-2 utilisé pour le DVD fait des merveilles. Exit les défauts de ce dernier (pixellisations et arrière-plans flous), l'image retrouve désormais toute sa splendeur originelle. À partir d'un master quasi-irréprochable (tout juste une ou deux micro-taches à droite à gauche au cours du film), le rendu vidéo nous délivre des couleurs riches et contrastées (des noirs somptueux), doublé d'une netteté d'image d'une grande précision quelque soit la direction dans laquelle le regard se porte, y compris à présent dans des arrière-plans d'une profondeur propre à la HD.


Pour autant, cette définition accrue ne nous prive aucunement du petit grain de pellicule nécessaire en vue d'obtenir un rendu naturel et d'éviter ainsi la chausse-trappe du « trop numérique ». L'on pourrait éventuellement reprocher quelques petits effets de rémanence dans certains arrière-plans mais ce serait alors chipoter pour pas grand-chose (il faut vraiment coller suffisamment le nez à l'écran pour s'en apercevoir) tant l'image de The Departed est de tout premier ordre en HD. Le genre de titre qui prouve de fort belle manière de quoi est réellement capable le support.


Ceux qui ont eu le plaisir de découvrir The Departed en salles dans de bonnes conditions acoustiques se souviennent sans aucun doute de l'ampleur et de la puissance qui se dégageaient de la bande-son du film de Martin Scorsese, notamment sur le plan musical ou encore lors des scènes « musclées ». Cette expérience se retrouve en grande partie sur support HD.

Passons tout d'abord rapidement sur la version québécoise au rendu certes identique à la version anglaise mais au doublage d'une incroyable platitude (so long pour le cabotinage grandiose de Jack Nicholson en VO) en plus de priver nos oreilles des doublages français usuels des différents stars à l'affiche du film (Nicholson, DiCaprio, Wahlberg, Baldwin, Sheen…) pour nous focaliser sur les versions originales, à commencer par la VO DD+ 5.1. Cette dernière, encodée à 640Kb/s, nous délivre une bande-son d'une ampleur et d'une puissance qui nous replonge littéralement au cœur du long-métrage de Scorsese. Les effets sont parfaitement localisés à chaque instant des 2h30 du film, les différents coups de feu « claquent » comme il faut (le tout premier à 4min 23s ne manquera pas de faire sursauter ceux qui l'aurait oublié) tandis que la bande originale ainsi que les compositions de Howard Shore savent parfaitement s'accaparer les différents canaux disponibles jusque dans les surrounds. S'il fallait constater une « petite faiblesse » à l'égard de ce mix 5.1, ce serait d'ailleurs une exploitation un peu trop timorée de ces mêmes canaux surrounds lors des scènes de fusillades. Un reproche minime qui ne nuit toutefois en rien aux qualités intrinsèques d'une bande-son qui ne manque jamais d'aplomb et conserve les nombreux dialogues parfaitement limpides en toute occasion.


Passons à présent à la véritable valeur ajoutée de cette édition Blu-ray : sa piste VO PCM 5.1 encodée à 4,5Mb/s. Une fois encore et sans véritable surprise, cette dernière distance assez aisément et dans tous les domaines (puissance, ampleur…) la VO DD+ 5.1. Les musiques / chansons s'ouvrent davantage sur les six canaux disponibles, les coups de feu claquent avec encore plus d'impact et c'est donc à l'arrivée face à une bande-son encore plus percutante et naturelle que l'on se retrouve confronté.

Test des bonus

Alors que The departed sort en zone 1 dans deux éditions distinctes (simple ou double disque), les deux déclinaisons HD (aussi bien Blu-ray que HD-DVD) ne reprennent hélas que les suppléments de l'édition DVD mono-disque (le tout en VONSTF), faisant malheureusement fi du magnifique documentaire d'une heure et demie Scorsese on Scorsese (lire notre test DVD). Une décision d'autant plus rageante que la moitié seulement des 50 Go d'espace disponible sur ce Blu-ray double couche sont occupés (26,6 Go pour être exact). On devine donc dès à présent se profiler à l'horizon une future réédition collector d'autant plus prévisible après le sacre du long-métrage de Martin Scorsese à la dernière cérémonie des Oscars (4 statuettes raflées dont celle du Meilleur film et du Meilleur réalisateur). Où quant les éditeurs n'ont pas su retenir la leçon des multiples rééditions à gogo en DVD dont les consommateurs n'avaient plus que faire…


Ceci étant dit, passons à présent aux suppléments à proprement parlé où le grand absent est bien entendu Martin Scorsese lui-même par le biais d'un commentaire audio (partie remise là-encore sur une future réédition ?). En désespoir de cause et sitôt passé la article-details_c-trailers, rabattons nous donc pour commencer sur les neuf scènes coupées. Un grand nombre de ces scènes se situait au début du film, et ont été retirées pour fluidifier cette partie très dense du récit. On trouve également deux séquences qui développaient la personnalité de deux rôles secondaires, ceux d'Alec Baldwin et de Mark Rolston. Comme le réalisateur du film n'est pas n'importe qui, toutes ces scènes sont réussies, en cela qu'elles parviennent à nous captiver sur les quelques secondes ou minutes qu'elles durent. Le meilleur exemple est « Billy smokes and thinks », qui nous montre en deux plans (une vue large de Boston, puis un contrechamp sans paroles sur le visage de Di Caprio) l'instant où Billy décide d'accepter la mission d'infiltration.


Viennent ensuite deux featurettes qui traitent du film par des chemins détournés, pour un résultat inégal. Crossing criminal cultures, retour élogieux sur les films du cinéaste consacrés aux mafieux, est purement anecdotique à l'exception du moment où Scorsese dévoile le clin d'œil fait dans The Departed au Scarface d'Howard Hawks.


Stranger than fiction est bien plus intéressant. Ce documentaire raconte l'histoire de la pègre de South Boston, et en particulier de son caïd Whitey Bulger. Aujourd'hui en cavale et numéro deux sur la liste des hommes les plus recherchés par le FBI, sa conduite a fortement influencé le personnage joué par Jack Nicholson : il recrutait des gamins du quartier par le biais de petits boulots bénins, était de mèche avec un agent du FBI auquel il refilait des tuyaux en échange de l'impunité… En montrant que le film de Scorsese ne prend pas uniquement ses racines dans Infernal affairs, ce bonus lui donne une dimension supplémentaire que l'on n'imaginait pas forcément et que l'on ne peut qu'accueillir avec délectation.

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