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Une vérité qui dérange - DVD
Une vérité qui dérange, 2006
Test DVD - Une vérité qui dérange
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Le comparatif ci-dessous est suffisamment éloquent. Les deux transferts anamorphiques 1.78 sont quasi identiques, donc honnêtes mais pas renversant (léger avantage pour le Zone 1 concernant la définition). Il a été certainement difficile d'harmoniser l'ensemble lorsque l'on sait qu'une demi-douzaine de caméras de qualité variable a été utilisée. On est quand même un poil surpris de constater ça et là un manque de piqué sur les séquences plateaux dans la mesure où Davis Guggenheim a fait appel à des caméras HD dernier cri. Bon point en revanche, la présence de bruit vidéo est fortement réduite et les couleurs et la palette colorimétrique pointue.
Paramount Zone 2
Paramount Zone 1
Paramount Zone 2
Paramount Zone 1
Paramount Zone 2 Manque de pot, l'édition française supprime la piste VO Dolby Surround 2.0, la plus agréable. Il faudra donc se contenter de la VO 5.1 qui ne sollicite les canaux satellites que de très rares fois (applaudissements du public, trafic automobile quand Gore est en déplacement.) Cette piste ambiophonique a contre elle d'étouffer la voix-off de notre interlocuteur dans les phases biographiques. La VF 5.1, elle, pose le problème d'entendre Al Gore s'exprimer avec la voix très reconnaissable de Charles Berling, un parti pris plus troublant qu'autre chose
Test des bonus
On ne le répétera jamais assez : (re)voyez Une vérité qui dérange et tirez-en les enseignements nécessaires. Vous possédez déjà le Zone 1 ? Hé bien, re-insérez le dans votre lecteur par solidarité pour la sortie du Zone 2, authentique carbone de l'édition américaine. Sinon, ruez vous dans les bacs, informez vous et prêtez le à vos amis tant l'intelligibilité du signal d'alarme d'Al Gore, son refus de baisser les bras et le pragmatisme de ses solutions rendent Une vérité qui dérange indispensable (voir notre critique). Par respect pour les générations futures et le sol que vous foulez chaque jour, vous vous devez de voir ce film !
Pour le reste, hormis des sous-titres blancs affichables désormais partout, c'est bis repetita placent. Les deux commentaires audio sont toujours moyennement intéressant : Davis Guggenheim s'en sort à peu près en débitant des informations intéressantes du point de vue logistique (comme la durée totale du projet : 6 mois ce qui est extrêmement court pour un documentaire, les différentes caméras utilisées, le financement difficile, la construction du plateau, l'extrait de Futurama offert par la Fox, etc.), tandis que les quatre producteurs irritent à force de se contenter de louer lourdement l'abnégation de Gore et l'impact qu'il a eu sur leur manière d'envisager le monde depuis. Et Le clip de Melissa Etheridge et sa chanson I Need to Wake Up n'a pas gagné en légèreté lors de sa traversée de l'Atlantique.
Heureusement, le reste de l'interactivité rehausse la qualité générale grâce au making of du film qui, bien que relativement court (11min 07s, 16/9), a le mérite de reprendre pour les moins téméraires les informations les plus importantes des deux commentaires audio en plusieurs points clés (plateau, ingénierie du son, etc) ; sans oublier le bonus essentiel, la mise à jour avec Al Gore (32min 17s, 16/9), au cours de laquelle ce dernier revient sur les nouvelles découvertes scientifiques ou catastrophes climatiques survenues pendant l'année suivant le tournage du film. Au menu : records de chaleur pulvérisés, ouragans dévastateurs, glissements de terrain en corrélation avec la fonte du thermafrost... de quoi prendre conscience qu'il va falloir VRAIMENT se pencher sur la question. Le dernier bonus n'en est pas vraiment un, il s'agit d'un simple lien vers le site climatecrisis.net..

On saluera aussi Gore, Guggenheim et Paramount Home Entertainment de donner l'exemple jusque dans le packaging : une simple pochette cartonnée faite à 100% de matière recyclée après consommation à l'intérieur de laquelle on trouve les fameux 10 conseils simples pour réduire le CO2 (on profite de cette occasion pour informer les plus sceptiques qu'Al Gore a d'ores et déjà affirmé qu'il ne participerait pas à la compétition présidentielle de 2008)


