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Marie-Antoinette - Édition Collector - DVD
Marie-Antoinette, 2006
Test DVD - Marie-Antoinette - Édition Collector
Rédigé le 07 mar 2007 par
Coralie Bru
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Sûrement en raison de l'invasion de pistes audio en tout genre (cf. plus bas), l'image de Marie-Antoinette n'est pas aussi parfaite que ce que le film aurait mérité. L'encodage présente quelques failles en basse lumière, qui conduisent à une définition incertaine (arrière-plans légèrement flous) et à l'apparition de quelques artefacts de compression. Hormis ces quelques défauts, l'ensemble est cependant d'un bon niveau global : le piqué de l'image et le grain de peau sont superbes, et les couleurs éclatantes utilisées par la réalisatrice resplendissent comme il se doit.

Comme dit plus haut, cette édition est royalement pourvue en configurations sonores avec deux pistes DD 5.1 et deux pistes DTS. Toutes sont excellentes (avec bien sûr un léger avantage pour le DTS), avec une superbe dynamique d'ensemble et une utilisation toute en finesse des possibilités surround pour répartir voix, effets sonores et évidemment musique sur l'ensemble des canaux. Sofia Coppola et sa tribu d'artistes rock-pop à domicile, c'est possible grâce à ce DVD !

Test des bonus
On découvre sur le second DVD consacré aux bonus, et par ailleurs très joliment présenté, les traditionnelles scènes coupées. La première (une nouvelle scène d'opéra) est notable pour son absence évidente d'intérêt, et l'autre beaucoup plus passionnante. On y retrouve la reine en proie à une profonde mélancolie pendant un des dîners interminables de la cour.

Le making-of bien que court est lui aussi plutôt intéressant. A l'image de celui de Virgin Suicides, il survole les thèmes principaux du film en évitant assez bien l'écueil du ping-pong extatique. On découvre l'ambiance détendue et studieuse qui régnait sur le tournage, et on note aussi, non sans intérêt, qu'entre les prises résonnaient sur le plateau les morceaux rock chers à Sofia Coppola et que l'on retrouve avec bonheur dans le film. Ces détails, ainsi que la désinvolture avec laquelle Mademoiselle Coppola mentionne que la maison Ladurée leur a fourni les montagnes de gâteaux présents constamment sur le plateau comme s'il s'agissait de la pâtisserie du coin de la rue, donne l'impression d'un tournage tout en douceur, feutré comme les décors majestueux de Versailles et comme les conseils presque chuchotés de la réalisatrice.

Pour ce qui est des bonus piqués à la télé, on est moins chanceux. Le documentaire historique BBC, doublé en français par le M. Audioguide du château sans doute, nous raconte avec un enthousiasme sous somnifères la vie de la reine, avec à la clef reconstitutions éclairées à la chandelle et scoops explosifs sur la vie de la jeune fille, tout cela porté par le rythme endiablé du clavecin. Dieu merci, les dommages collatéraux sont moindres pour ce qui est de King Louis'XVI cribs, puisqu'il s'agit d'une visite guidée de Versailles au bras du roi de France. Gageons que le château royal n'a jamais été filmé de cette façon. C'est aussi une occasion de voir l'acteur Jason Schwartzman un peu plus détendu que dans le film.

En marge de tout cela, le court-métrage Lick the star, réalisé juste avant Virgin Suicides, en annonce déjà les prémices puisqu'il met en scène de jeunes lycéennes. Il s'éloigne pourtant de tout ce qu'a pu faire la réalisatrice au niveau du ton : le film est tourné en noir et blanc et montre un lycée-jungle dont la reine peut changer du jour au lendemain. Intéressant, donc, de pouvoir le visionner même s'il aurait plus trouvé sa place sur le DVD de Virgin Suicides.



