Michael Powell & Emeric Pressburger - Vol.2 - A Canterbury Tale + Le Voyeur + I Know Where I'm Going (Édition collector) - DVD

Michael Powell & Emeric Pressburger - Vol.2 - A Canterbury Tale + Le Voyeur + I Know Where I'm Going, 1900

Alertes
Michael Powell & Emeric Pressburger - Vol.2 - A Canterbury Tale + Le Voyeur + I Know Where I'm Going (Édition collector)
4,0
Image Star Rating 8
Son Star Rating 8
Interactivité Star Rating 8
note 2 country_flag dvd

Test DVD - Michael Powell & Emeric Pressburger - Vol.2 - A Canterbury Tale + Le Voyeur + I Know Where I'm Going (Édition collector)

Rédigé le 25 nov 2006 par Erwan DesboisErwan Desbois

Avis image
Star Rating 8
Avis son
Star Rating 8
Avis bonus
Star Rating 8
Acheter Michael Powell & Emeric Pressburger - Vol.2 - A Canterbury Tale + Le Voyeur + I Know Where I'm Going (Édition collector) sur Amazon.fr
Test technique

La copie présentée par l'Institut Lumière pour Le voyeur est identique à celle du zone 2 Studio Canal et supérieure au zone 1 Criterion. Le master présente quelques poussières et taches, mais l'encodage est excellent. Les couleurs sont chaleureuses, les contrastes appuyés et la définition piquée. En bref, une superbe réussite.


Edition zone 2 Institut Lumière


Edition zone 2 Studio Canal


Edition zone 1 Criterion

Pour A Canterbury Tale et Je sais où je vais, le résultat à l'écran est tout aussi beau. Le master n'est certes pas immaculé, et la stabilité de l'image n'est pas toujours totale, mais la beauté de la restauration saute aux yeux : excellente gestion des contrastes, compression solide (sans pixellisation dans les arrière-plans). On apprécie surtout que l'image ait conservé un certain grain, qu'elle n'ait pas été complètement lissée par une utilisation abusive du réducteur de bruit. Le piqué et la texture obtenus sont du plus bel effet.


A Canterbury Tale


Je sais où je vais


A Canterbury Tale et Je sais où je vais sont proposés exclusivement en version originale mono, avec ou sans sous-titres. Même si elles accusent parfois leur âge (légères saturations, grésillements), ces pistes audio tiennent globalement très bien leur rôle et permettent de profiter pleinement de la richesse de détails sonores et des envolées lyriques des deux œuvres – le final de A Canterbury Tale dans la cathédrale, en particulier, est grandiose.


Le voyeur bénéficie en plus d'une piste doublée en français (mono également). Celle-ci manifeste plus de souffle et de défauts que la version originale, qui est au niveau des mixages présents sur les deux autres films.

Test des bonus

Le Voyeur

Voici une édition riche en suppléments qui vient aisement supplatnter celle de Studio Canal en 2004 (déjà de bonne qualité). L'Institut Lumière a crée pour l'occasion bon nombre de nouveaux suppléments qui viennet s'ajouter à des documents existants. En plus de la présence de Bertrand Tavernier les éditeur ont eu la bonne idée de s'adjoindre les « services » de Gaspar Noé – grand voyeur devant l'éternel qui vient nous parler du rapport trouble qu'il entretient avec le film de Powell et replacer Le Voyeur à sa juste place dans une historique des films hors normes et tordus. Le module consacré à l'affiche du Voyeur est plus anecdotique…


Bertand Tavernier – comme pour les précédents titres consacés à Michael Powell et Emeric Pressburger – apparaît une nouvelle fois comme un guide éclairé. Via sa présentation du film puis Les audaces d'un aventurier Tavernier replace le film dans un contexte historique et dans ceui de la carrière de Powell alors séparé de son accolyte de toujours Emeric Pressburger. Tavernier est passionnant et émaille son propos d'anecdotes personnelles (il a été proche de Powell durant ses dernières années).


Une nouvelle partie de l'entretien réalisé par Tavernier de Thelma Schoonmaker vient apporter un éclairage plus affectif sur l'impact du Voyeur sur la vie professionnelle et personnelle du grand réalisateur britannique. Elle parle ainsi de son absence de ressentiment vis-à-vis des critiques qui ont mis un terme prématuré à sa vie de cinéaste, sa joie d'être (re)découvert sur le tard, son statut de réalisateur passionné et conscient de la nécessité de se mettre en danger pour progresser dans son art... Ces Souvenirs de Michael par Schoonmaker reste un témoignage émouvant qui n'a qu'un défaut : celui d'être trop court. À quand en effet une intégrale de cet entretien maintenant découpé en 7 parties de 10 minutes…


Morceau de choix de cette nouvelle édition, le documentaire A very british Psycho qui se consacre en grande partie à la personnalité trouble et énigmatique de Leo Marks – scénariste du film – et héros de la seconde Guerre Mondiale dans le contre espionnage, tout en proposant une analyse du film et de la controverse qu'il suscita à son époque (1960) mélangeant les interventions de critiques ayant éreinté le fim à sa sortie (et toujours prompt à le trainer dans la boue 45 ans plus tard ) avec les propos des comédiens (Carl Boehm racontant l'avant première du film et le silence gêné qui tomba sur la salle suite à la projection, les invités évitant soigneusemnt Powell pour ne pas avoir à lui adresser la parole) . Un seul absent sur cette éditon : le petit documentaire « L'étrange regard de monsieur Marks » réalisé pour l'édition Studio Canal, où un psychiatre revient sur le film et développe la notion de scoptophie (la phobie d'être regardé).

Note : 09/10
Sébastien de Sainte Croix

Je sais où je vais

Les suppléments de Je sais où je vais se concentrent sur le personnage principal du film : la partie septentrionale aride et peu amène de l'Écosse qui lui sert de décor. L'adjectif « aride » revient d'ailleurs plusieurs fois dans la bouche des intervenants, à commencer par Bertrand Tavernier dans Les audaces d'un aventurier, son analyse du film pour le coup trop passionnée et finalement assez peu instructive. Avec Souvenirs de Michael et Films personnels de Michael Powell (des extraits de vidéos tournées par Powell pendant ses nombreuses randonnées en Écosse, qu'elle commente), Thelma Schoonmaker revient sur la passion de Powell pour cette région sauvage et coupée du monde, dans laquelle il revenait régulièrement. La veuve du cinéaste donne aussi des anecdotes croustillantes sur la méthode Powell, qui mettait quasiment son monteur au chômage technique en tournant un minimum de prises et d'angles de vue, et n'a pas hésité à recourir pour quasiment l'intégralité des scènes à une doublure pour son acteur principal Roger Livesey, retenu à Londres pendant le tournage.


De dos : la doublure de Livesey en Ecosse, et de face, Livesey en studio

Le dernier bonus, Vision d'un marin, est à la fois le plus original et le plus pertinent. L'Institut Lumière a en effet demandé une analyse de Je sais où je vais à… Roland Jourdain, marin breton de son état et novice en cinéma – il s'en amuse lui-même. Ses commentaires sur le tempérament des habitants des régions côtières et la représentation de la navigation (par exemple, le fait que le noir et blanc soit « la vraie couleur » d'une mer déchaînée) offrent un éclairage intéressant et neuf sur le film.

Note : 07/10

A Canterbury tale

Les quatre bonus de A Canterbury Tale sont autant de points de vue sur le film. Comme à son habitude, celui de Thelma Schoonmaker dans Souvenirs de Michael est le plus intime, entre détails techniques (la façon dont Powell variait la vitesse de prise de vues en fonction de ce qu'il filmait) et réflexions émouvantes sur la spiritualité profonde du cinéaste, qui ne s'exprimait dans aucune religion en particulier, et sur le rapport conflictuel qu'il entretenait avec ce film. On apprend ainsi que dans les premières copies tirées la traditionnelle flèche du logo des Archers n'atteignait pas le centre de la cible, exprimant l'insatisfaction des réalisateurs.


Avec Les audaces d'un aventurier, Bertrand Tavernier propose une étude beaucoup plus cinéphile et analytique du film. Il évoque le rythme du film, les jeux d'ombre et de lumière, la sensualité de l'héroïne, et décrypte ainsi un long-métrage qu'il qualifie tout à la fois de « mystérieux, original, fou, insolite » sans pour autant lui faire perdre une once de sa grâce. En s'aventurant sur les mêmes plates-bandes, Le cinéma britannique pendant l'effort de guerre déçoit par rapport à ce que l'on pouvait attendre d'une telle perspective. Les contraintes (les sujets des films devaient être proposés ou approuvés par le gouvernement) mais aussi les avantages (les financements étaient aisés à obtenir) de cette période de propagande sont trop vite expédiées au profit d'un examen somme toute superficiel des films des Archers.


Enfin, A pilgrim's return voit l'acteur John Sweet revenir à Canterbury cinquante-sept ans après le tournage du film. A côté de considérations thématiques sur A Canterbury Tale, ce témoignage est surtout précieux pour le point de vue moins glorificateur et plus terre-à-terre qu'il offre sur Powell. Sans descendre en flammes ce dernier ou son talent, Sweet précise simplement qu'il se montrait souvent impatient et directif, et résume son opinion en une phrase : « he ruled by fear » (« il régnait par la peur »).

Note : 08/10

Liens sponsorisés

Films attendus
W. - L'Improbable président
Mesrine : L’instinct de mort
James Bond : Quantum of Solace
Hellboy 2 : Les légions d'or maudites
Coluche
L'Echange
Harry Potter 6
Séries télé du moment
Heroes
Lost, les disparus
Desperate housewives
Prison break
Grey's Anatomy
Ugly Betty
24
Stars du moment
Jennifer Lopez
Paris Hilton
Jessica Alba
Britney Spears
Eva Longoria
Lindsay Lohan
Carmen Electra