Assurance sur la mort - Édition collector - DVD

Assurance sur la mort - Édition collector

Assurance sur la mort
dvd note 3 country_flag

CLIQUEZ POUR LA JAQUETTE HD


FICHE DVD LIRE LA CRITIQUE FILM LIRE LE TEST DVD
LE FILMStar Rating 9
IMAGEStar Rating 7
SONStar Rating 8
BONUSStar Rating 9
CAPTURES VOIR LA FICHE FILM

TEST TECHNIQUE

04 nov 2006 Par Julien Foussereau

Carlotta a réutilisé le même master HD que Universal pour la sortie de son Zone 1 Legacy Series, à la griffure ou tache près. Certes, la copie n'est pas immaculée mais doit-on rappeler qu'il est extrêmement difficile de restaurer parfaitement des films aussi anciens, surtout lorsqu'ils ont été enregistrés sur des pellicules au nitrate d'une grande fragilité. Universal a choisi le compromis entre le nettoyage et le piqué de l'image même si l'on est tout à fait en droit de juger que ça crépite un peu trop par endroits (dans les scènes nocturnes notamment lorsque Walter Neff va au drugstore pour se créer un alibi). Mais une chose est sûre, Carlotta a récupéré de Universal la meilleure image d'Assurance sur la mort à ce jour, effaçant des éditions antérieures souvent calamiteuses.

Universal Legacy Series Zone 1

Carlotta Edition Collector Zone 2

Universal Legacy Series Zone 1

Carlotta Edition Collector Zone 2

Universal Legacy Series Zone 1

Carlotta Edition Collector Zone 2

Universal Legacy Series Zone 1

Carlotta Edition Collector Zone 2


La section sonore est la recréation exclusive de Carlotta puisqu'elle a envoyé à la restauration la piste Dolby VO du Zone 1 jugée (à raison) trop étriquée et a même créé pour l'occasion une piste DTS mono 1.0. Certains parlent déjà de gadget. Ils auraient tort. La piste DTS a pour très léger désavantage de remonter un peu plus de souffle que son homologue Dolby. En revanche, sa compression sonore, moindre que la Dolby, lui permet de déployer une très belle dynamique. Les voix se détachent parfaitement des bruits atmosphériques, leur amplitude est des plus agréables. Quant à la musique de Miklos Rosza, elle est bien mieux intégrée dans l'action. La VF, elle, semble avoir beaucoup souffert et s'il ne devait y avoir que deux mots pour la définir, ce serait "grosse fatigue". On perçoit toutefois un mieux assez sensible avant et après la restauration mais difficile de faire des miracles avec une piste sonore aussi endommagée.

TEST DES BONUS

04 nov 2006 Par Julien Foussereau

Qui dit Carlotta dit soin tout particulier apporté aux éditions DVD. Fidèle à sa réputation, l'éditeur fait honneur au film de Wilder en livrant un très beau produit au visuel aussi épuré que classe. Qu'en est-t-il de l'interactivité ?


Comme nous l'annoncions lors de la quatrième partie de notre dossier consacré à la production du DVD, Carlotta ne s'est pas contenté de reporter les bonus du Zone 1 Universal Legacy Series paru en août dernier : il a complété son édition en commandant à Allerton Films l'excellent documentaire La Dernière cigarette (35min, 4/3). Véritable travail analytique sur le film et son importance au sein du film noir, ce module signé Nicolas Ripoche se démarque très nettement des bonus habituels dans la mesure où il met brillamment en exergue des pistes thématiques que le spectateur soupçonnait à peine. Conduite comme une enquête privée de Sam Spade ou Philip Marlowe, cette réflexion impressionne par son accessibilité et justifierait presque à elle-seule l'achat de cette édition collector.


Pour prendre encore plus conscience de la qualité de ce supplément de luxe, on ne saurait trop vous conseiller de visionner à la suite Les ombres du suspense (37min, 4/3), déjà présent sur le Legacy Universal. Non pas qu'il soit inintéressant mais son approche plus factuelle et le formatage de sa forme en font un bonus industriel typique des majors dont la consigne s'énoncerait de la manière suivante : « Epoussetons ensemble un titre phare du catalogue ancien pour mieux en discuter entre gens de bonne compagnie. »… Et encore ! Peut-être pas d'aussi bonne compagnie : l'auteur de ses lignes ne prétend pas avoir la science infuse mais le doute est permis lorsque certains des intervenants affirment maladroitement (par leur propos ? le montage de ces derniers ? Mystère !) qu'avant Assurance sur la mort, point de film noir.



Celles et ceux qui aiment se faire mal regarderont le remake TV du film. Oui, vous avez bien lu, un téléfilm. Il n'était pas rare dans les années 70 que les studios retournent des versions « actualisées » de grands classiques de l'âge d'or. Assurance sur la mort en a donc fait les frais avec Richard Crenna dans le rôle de Walter Neff (Colonel Trautman pour Laurent Pécha et tous les Rambophiles de la planète). Après sa diffusion en 1973, Billy Wilder aurait appelé Barbara Stanwyck pour lui dire ces mots « Ils n'ont rien compris, hein ? » Oui Billy, ils n'avaient RIEN compris : à ma gauche Assurance sur la mort de Billy Wilder, chef d'œuvre tant sur le fond que sur le forme, 108 minutes ; à ma droite Assurance sur la mort de Jack Smight, ou comment remaker un monument du noir avec une esthétique sortie d'un épisode de Columbo, reprendre 80 à 90% des dialogues originaux et ramener le tout à 74 minutes.



Smight évacue tout le caractère vénéneux du film de Wilder et passe à la trappe les longues phases de dilemme de Neff à chaque fois que le cauchemar gagne du terrain quand il ne se contente pas de copier les échelles de plan de l'original. De plus, la disparition de ces 34 minutes est à l'origine d'un rythme bancal. Il manque là une vraie respiration dans la conduite du récit : tout va trop vite, rien n'accroche. On dénote de-ci delà quelques actualisations normales (Crenna en peignoir confirme que fornication il y a eu ; les 100 000 dollars de double indemnité passent à 400 000 dollars) mais on remarque surtout que le teleplay est signé Steven Boccho et que la musique est franchement ringarde, à cent mille lieux de celle de Miklos Rosza. Cela dit, on ne va pas reprocher la présence de ce téléfilm dans cette édition parce qu'elle constitue un témoignage historique des pratiques étranges des studios dans les seventies et des balbutiements d'une écriture qui s'imposerait deux décennies plus tard dans les séries télé. Puis, on peut toujours rigoler de Richard Crenna en vieux beau qui porte des cols roulés moulants et n'assume pas son âge (Walter Neff était censé avoir 36 ans, Crenna allait souffler ses 48 bougies).



On termine en précisant que Carlotta a éliminé le premier commentaire audio de Richard Schikel présent sur le Zone 1, trop concentré dans l'anecdote de tournage. Reste le commentaire audio réflexif de Nick Redman (un des quatre commentateurs sur les DVD Peckinpah) et Lem Dobbs (scénariste de L'Anglais de Soderbergh notamment) qui s'avère être passionnant de bout en bout. Voilà un complément idéal de La Dernière cigarette.

CETTE EDITION

Disque 1: Assurance sur la mort - Édition collector
Emballage: Digipack
Duree: 103 min
Format d'image: 1.33:1
Type de disque: 2 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Disque 1 :
    Commentaire audio de Lem Dobbs et Nick Redman
    Bande annonce
    Disque 2 :
    La version télévisée du film (75min)
    Documentaire sur le film : Les ombres du suspense (35 min)
    Réflexion sur la place d'Assurance sur la mort au sein du film noir : La Dernière cigarette (35min)

Captures


LIENS SPONSORISÉS

La Rédaction 02/04/2007 21:34 par La Rédaction

[DVD] Assurance sur la mort - Édition collector - Zone 2

Vous pouvez discuter ici du DVD/HD Assurance sur la mort - Édition collector. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/dvd-details-2942.php  LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter