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Sept ans de réflexion - Édition collector - DVD
Sept ans de réflexion, 1955
Test DVD - Sept ans de réflexion - Édition collector
Rédigé le 22 nov 2006 par
Julien Foussereau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Les captures ci-dessous parlent d'elles-mêmes : nous avons là un clone de l'édition précédente (jusqu'au bitrate rigoureusement identique) Est-ce forcément un mal ? Non, évidemment. La restauration effectuée cinq ans plus tôt était d'un très haut niveau. Et l'on se doutait bien que l'éditeur n'allait pas rectifier le tir pour trois suppléments. Ce serait chipoter pour pas grand-chose, qui plus est. Donc, saluons le travail de restauration pour un master qui, comme le montre comparatif avant/après dans les bonus, en avait sacrément besoin. Il n'y a plus aucune tache ou griffures à déplorer, le rendu colorimétrique sait allier éclat et juste saturation. Les contrastes proposent une profondeur de noir tout à fait appréciable, le tout sans traces de halos de compression. Bien sûr, l'image peut paraître adoucie par endroits mais dans l'ensemble ce CinemaScope 2.55 rutilant est de toute beauté.






Pour une comédie quinquagénaire centrée sur les dialogues, il ne faut pas s'attendre à une dynamique fracassante. Par contre, ce Dolby 3.0 est vierge de tout parasite, souffle ou craquement. Nous avons là une belle restauration de la bande-son d'origine. Le doublage français mono ne souffre pas non plus de ce genre de problème. On regrettera une mise en avant excessive des dialogues, étouffant du coup les bruits d'atmosphères (impossible d'entendre le bruit du climatiseur quand Marilyn se rafraîchit.)

Test des bonus
Fox Pathé Europa nous propose un double DVD « mise à jour » en reportant l'intégralité des suppléments présents sur la précédente édition simple. Toutefois, le nouveau matériel vaut le détour, à commencer par le commentaire audio de Kevin Lally, biographe de Wilder de son état. Même si ces propos tendent à se répéter avec les autres bonus, Lally n'est jamais à court d'anecdotes sur la difficulté d'oser à l'époque du Code Hays et son cinéaste fétiche tel son respect obsessionnel du texte : dès que Monroe s'écartait ne serait-ce que d'une virgule, il entrait alors dans une colère noire.

Sur le deuxième DVD se trouve un gros morceau : Marilyn Monroe : les derniers jours (115 min, 4/3) Diffusé en 2001, ce documentaire retrace la genèse de Something's Gotta Give de George Cukor, le tournage infernal liée en grande partie par les retards et absences de la star (dont la fameuse escapade pour la birthday party de JFK à Madison Square Garden) sans oublier le catastrophique capotage du projet après que l'on a découvert le corps sans vie de Marilyn dans sa maison de Westwood. Certes, il est permis de douter de certains des intervenants ainsi que de la précision de leurs souvenirs trente-neuf ans plus tard (même si la colère irréversible de Cukor à l'égard de Monroe semble plausible. En même temps, il aurait été difficile de lui en tenir rigueur ) Mais les 37 dernières minutes que constituent l'étalonnage et le montage des rushes exploitables du film sont un trésor inestimable pour tout admirateur de l'actrice (voire même de la silhouette remarquablement conservée de Cyd Charisse) Certes, ces quelques séquences ne laissent nullement envisager une uvre marquant l'histoire du cinéma. Pourtant, voir Marilyn prendre son bain de minuit dans la piscine en tenue d'Eve s'avère être la plus belle des épitaphes pour la mémoire collective.

Dernier supplément inédit, Marilyn Monroe : la légende (51 min, 4/3) peut s'envisager comme une sorte de catharsis nationale pour un peuple ne parvenant pas à faire le deuil de sa star deux ans après les faits. Présenté et narré par John Huston, ce documentaire en noir et blanc tente de comprendre ce geste en remontant de l'enfance chaotique de Norma Jean Baker, abandonnée par ses parents, jonglant les familles d'accueil. Il mêle images d'archive et interviews de proche et met assez bien en évidence le schisme Jean Baker/Monroe ainsi que la souffrance d'une jeune femme incapable de trouver la plénitude intérieure. On devine que les auteurs de ce documentaire ont visionné Citizen Kane peu avant puisque le Rosebud de Marilyn serait un piano à queue blanc.

Enfin, cette édition collector reprend les deux scènes coupées (1min 19s + 2min 03s, 4/3) par la censure, la scène de la bouche d'aération version longue et la scène du bain dans laquelle le plombier fait tomber sa clé à molette dans une baignoire pleine de mousse et de Marilyn nue pour mieux y plonger la main ; le Movitone News de trente secondes de la première du film à New York ; le plus que dispensable documentaire L'histoire de Sept ans de réflexion (23min 23s, 4/3) diffusé sur American Movie Classic qui ne fait que répéter en moins bien ce qui a été évoqué plus haut et quatre affiches du film ainsi que le comparatif image avant/après restauration.

Cette interactivité saura ravir les fans du mythe Monroe. Pas sûr, en revanche que les possesseurs de l'édition simple aient envie de franchir le pas. Surtout que la technique ne change pas.
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