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Eight below - DVD
Antartica, prisonniers du froid, 2006
3,5
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Test DVD - Eight below
Rédigé le 16 juin 2006 par
Stéphane Argentin
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Test technique
Inspirée de faits réels, l'histoire de cette bande de chiens de traîneau livrés à eux-mêmes en plein Antarctique avait déjà fait l'objet d'un premier long-métrage japonais, Antarctica, surtout connu pour les magnifiques partitions de Vangelis.

Vingt-trois ans après, les musiques de Mark Isham, un peu moins inspiré que d'habitude (dommage car son score pour Collision est sublime), ne parviennent pas à se hisser au niveau de celles du compositeur grec. Un résultat finalement en adéquation avec l'ensemble du film, globalement un ton en deçà de son prédécesseur nippon, la faute à un récit qui préfère désormais se focaliser davantage sur l'humain. Ainsi de l'hécatombe initiale (trois huskies parviennent à survivre sur une quinzaine au départ dans la version japonaise) à la dramaturgie amplifiée par les somptueuses compositions de Vangelis, il ne reste plus à présent que quelques victimes.

Pour autant, le réalisateur Frank Marshall, producteur de longue date, sait diriger sa meute et concilier les mots « histoire », « divertissement » et « scènes fortes » il a notamment produit Indiana Jones et le Temple Maudit, premier film PG-13 aux États-Unis (interdit aux moins de 13 ans non accompagnés). Marshall parvient ici encore à nous tenir en haleine (la fin est pourtant connue à l'avance) avec ce récit qui dresse un portrait aussi beau qu'implacable des grandes étendues glaciaires arctiques impeccablement reconstituées en studio.

Les amateurs de spectacles polaires type La Marche de l'empereur, La Planète blanche ou encore Le Dernier trappeur y trouveront assurément leur compte, sachant que cet Antartica version 2006 perd en dramaturgie ce qu'il regagne en divertissement familial (Disney oblige) sans pour autant que le résultat soit rédhibitoire.

Les suppléments du DVD (tous VONST) nous proposent du traditionnel mais solide avec tout d'abord un making of (10min 43s) qui, pour une fois, nous épargne l'auto-promo d'usage pour se focaliser sur le tournage en compagnie des chiens. Les 5 scènes coupées (2.35 4/3, 9min 31s) sont proposées avec un commentaire optionnel très pointu du réalisateur quant aux raisons de leur retrait et leur emplacement à l'origine dans le film. Le cinéaste est par ailleurs assez loquace dans les deux commentaires audio qui auraient toutefois pu être réunis en un seul et permettre ainsi de combler les quelques blancs. D'autant plus que, pour le second, Paul Walker n'est présent que durant une partie du commentaire (il part après 35 minutes pour revenir à 1h38), le directeur de la photographie Don Burgess prenant le relais aux côtés du réalisateur entre temps tandis que ce dernier est associé au producteur Patrick Crowley dans le premier commentaire. Dans un cas comme dans l'autre, les informations fournies ont le mérite de se révéler pertinentes sur les coulisses du tournage à défaut d'être soutenues.

Techniquement, les immenses étendues neigeuses et glacées de l'Antarctique ne pardonnent pas le moindre écart d'encodage et les différentes petites défaillances compressives ne s'en ressentent que d'autant plus, même si le résultat global rend plutôt bien justice au travail de Don Burgess. Deux heures de film, trois pistes 5.1, deux commentaires audio et 20 minutes de suppléments vidéo étaient peut-être un peu trop pour un seul disque. De leurs côtés, les pistes DD 5.1 assurent un rendu très ouvert sur l'ensemble des voies disponibles avec une belle dynamique d'ensemble qui profite surtout à la musique de Mark Isham tandis que les différentes bourrasques de vent s'engouffrent dans toutes les enceintes. La version québécoise offre un rendu techniquement identique à la VO.

