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River king (The) - DVD
River king (The), 2005
3,2
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Test DVD - River king (The)
Rédigé le 22 aoû 2006 par
Erwan Desbois
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Avis son
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Test technique
Hypnotic, le précédent film de Nick Willing, avait à sa sortie fait son petit effet, et était parvenu à ne pas passer complètement inaperçu. Il semble toutefois que cela fut insuffisant puisque son nouveau long-métrage, The river king, arrive directement en DVD sans être passé par la case salles obscures. En même temps, celui-ci part avec de sacrés atouts dans sa manche pour être un direct-to-video digne de ce nom, à commencer par un scénario qui se hisse sans mal parmi les plus feignants de l'année.

Partant de la découverte du corps sans vie d'un étudiant dans une rivière gelée près d'une petite ville sans histoires du fin fond des Etats-Unis, le récit accumule tous les poncifs d'un thriller de série B tendance Stephen King du pauvre : secrets d'alcôve et influences souterraines (ici, celles de l'université prestigieuse où étudiait le défunt) qui régissent le fonctionnement de la ville, flic intègre qui se bat pour faire éclater la vérité, éléments inexpliqués et d'apparence surnaturelle qui apparaissent au cours de l'enquête On a même droit au souvenir d'enfance traumatisant qui hante le héros, et à l'histoire d'amour artificiellement greffée au scénario. Tous ces éléments sont jetés pêle-mêle à l'écran sans jamais être développés ou reliés entre eux, ce qui fait que « l'histoire » et ses protagonistes restent en permanence au point mort. L'arrivée du générique de fin déclenche alors un éclat de rire nerveux, tellement il ne s'est rien passé pendant quatre-vingt-dix minutes.

Pour aggraver les choses, personne n'a l'air de se donner la peine d'y croire ce qui n'est pas la méthode la plus efficace pour que le spectateur, lui, y croit. Willing s'escrime à ne donner aucun rythme au film par sa mise en scène, désespérément plate et sans inspiration. Les acteurs, empêtrés dans des situations et des dialogues caricaturaux, ne font pas mieux. La palme revient à Edward Burns, pas aidé il est vrai par la chapka qu'il doit porter dans quasiment toutes les scènes et qui ne lui va pas, mais alors pas du tout.

Aucune mention de ce couvre-chef bien encombrant n'est faite dans les interviews des acteurs, de la romancière et du réalisateur, qui sont aussi soporifiques et creuses que le film. Le making-of est un cran au-dessus de ce que propose par ailleurs ce DVD. Il montre en situation (préparation et tournage de quelques scènes du film) le travail des différents membres de l'équipe : cadreur, preneur de son, scripte, costumière, accessoiriste Le résultat est un document simple, sans fioritures mais efficace et plaisant à suivre.

Techniquement, le résultat est honnête tant pour l'image que pour le son. Les deux mixages Dolby Digital 5.1 pour les versions anglaise et française sont de même valeur, avec une belle dynamique et une bonne clarté des voix. L'image ne souffre d'aucun défaut majeur, avec en particulier un master parfait et un encodage de très bonne qualité. Les couleurs sont quelque peu atones, mais cela peut être le respect d'un choix du directeur de la photographie qui, dans ce cas, aura été le seul sur ce film à avoir fait preuve d'une volonté artistique.



