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Queer as Folk - Saison 1 - DVD
Queer as Folk, 1998
1,8
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Test DVD - Queer as Folk - Saison 1
Rédigé le 04 oct 2006 par
Coralie Bru
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Avis son
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Test technique
On a dit de Queer as folk qu'il s'agissait du Sex and the city gay, mais c'était avoir trop vite jugé le monument. Là où Sex and the city dresse un portrait de la sexualité de quatre fashionistas new-yorkaises, ce même thème dans Queer as folk a passé l'état d'objet d'étude pour être la toile de fond d'une construction de personnages autrement plus complexe.

Avec cette première saison de la version américaine (adaptée directement de la version britannique éponyme), on tombe dans la vie de six personnages plus un, puisque dans le pilote, comme un guide pour le spectateur apparaît Justin, jeune lycéen en pleine découverte de sa sexualité, qui va tout au long de la série jouer le jeu du spectateur et découvrir puis s'attacher aux protagonistes pour devenir un élément-clef de la troupe, passant de boîte gay en troubles familiaux après son coming out assez mal accueilli.

Le jeune éphèbe a eu le malheur (on le croit du moins au début) de séduire le magnifique Brian, de douze ans son aîné. Brian est un tombeur sans cur, séducteur et consommateur de sexe, que ses amis et toute la population gay de Pittsburgh contemplent avec envie et fascination, et qui trouble même ses deux copines lesbiennes. Mais Justin ne se contente pas de son rôle de coup d'un soir, et voilà planté le fil rouge de la série, à savoir la relation ambivalente entre le sex-symbol et le jeune lycéen.

Queer as folk n'a ainsi rien à envier à ses concurrents hétéros/familiaux/hospitaliers, et c'est avec délectation que l'on assiste à l'émancipation du jeune Justin face à l'homophobie ambiante, au rôle de père de Brian, ou aux tentations hétérosexuelles de l'excentrique Emmett, en passant par les relations de longue durée de leurs copines lesbiennes. Les nuds entre chaque personnage sont solides et on s'emmêle volontiers avec eux. De soirées mousse en saunas gay, de gogo-dancers bodybuildés en scènes de sexe très, très fréquentes, miraculeusement, on trouve son chemin vers les curs de tout ce petit monde, qui ne battent pas avec moins de vigueur que ceux de certains personnages de Six feet under ou d'autres séries phares de ces dernières années.

Coté suppléments c'est marée basse, donc consolez-vous avec l'essence même de la série, servie par un son qui tient la route, avec une bonne répartition qui rend bien les ambiances de boites de nuit si fréquentes dans la série sans perdre au passage la clarté des dialogues. Le rendu visuel est par contre rien moins que catastrophique. Le master est maculé de tâches et d'impuretés en tous genres, l'image est extrêmement granuleuse, la compression besogneuse de bout en bout La palme revient à l'étalonnage, dont la médiocrité (blancs brûlés, couleurs ternes et qui bavent) fait peine à voir. On a beau être face à une série TV, il y a quand même certains standards de qualité à respecter.

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