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Azumi - DVD
Azumi, 2003
Test DVD - Azumi
Rédigé le 30 sep 2004 par
Stéphane Argentin
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
De très belles images, riches en couleurs et en contrastes, permettant une lisibilité optimale lors de séquences nocturnes, avec toutefois quelques petites traces sur la copie de temps à autre. Si la précision de l'encodage n'est pas à remettre en cause, on notera quelques artefacts assez visibles par endroits, comme par exemple la forêt en plan large ou bien les troncs d'arbres au tout début du chap. 6. En outre, les deux versions du film (courte et longue) disposent des mêmes qualités visuelles (et des mêmes petits défauts de compression) et de la même chroma, avec cependant un cadre légèrement plus « grand » sur la version longue.
Une bande-son ravageuse ! Les musiques profitent pleinement de l'ouverture offerte par tous les canaux du 5.1, tout comme l'ensemble des effets les plus discrets. Et quand la bataille fait rage à grands coups d'épées d'une enceinte à l'autre, ou bien d'explosions à grand renfort de basses, la sensation d'être au cur de l'affrontement est totale. Et c'est encore pire (pour vos voisins, mais mieux pour vous !) lorsque vous enclenchez le DTS, réservé à la VF sur la version courte et à la VO sur la version longue, cette dernière ne disposant pas d'un doublage français. La dynamique se trouve alors accrue d'autant, et les déplacements d'effets de voie en voie sont encore plus « coulés » et naturels. En comparaison, le DD 5.1 apparaît beaucoup plus sec et artificiel dans les effets et leurs déplacements, et moins harmonieux dans le rendu de la musique. On pourra toutefois regretter un petit manque de distinction gauche-droite à l'arrière dans le mixage de cette bande-son.
Test des bonus
Non content de nous offrir sur deux disques séparés la version courte (2h 03min) en VO et VF, ainsi que la version longue (2h 17min) uniquement en VO, l'éditeur CTV a adjoint à son magnifique coffret dépliant digipack un troisième disque, exclusivement réservé aux suppléments (tous VOSTF), et non des moindres.

Le premier est un making of (41min 06s) réalisé au cours du tournage, où l'on apprend que, malgré la grande complexité des combats, les chorégraphies de ces derniers étaient apprises au jour le jour. Les vingt premières minutes reviennent en détails sur la préparation du décor accueillant le combat final, à mi-chemin entre Mad Max au-delà du dôme du tonnerre et Waterworld (avec des petites touches de westerns spaghetti). On y croise même parmi les centaines de figurants un certain Hideo Kojima, le célébrissime papa de Solid Snake dans la série des jeux vidéos Metal Gear Solid. Le personnage de Bijomaru est également passé en revue sous tous les angles pendant 10 bonnes minutes (maquillage, costume, comportement ), sans oublier bien sûr son affrontement avec Azumi au cours duquel fut employée en première mondiale la « grue tournante ».

Le second documentaire, intitulé Au cur de la bataille (1h 24min 53s), divisé en dix chapitres d'une dizaine de minutes chacun est quant à lui rempli d'une incroyable quantité d'anecdotes couvrant tout le projet. Les trente premières minutes reviennent sur le choix de confier la mise en scène à Ryuhei Kitamura après que le producteur eut vu Versus (plusieurs réalisateurs avaient tenté l'adaptation depuis 1994 mais tous avaient fini par abandonner), puis celui de l'actrice principale Ueto Aya, choisie parmi trois cents candidates, et de ses compagnons d'armes. Les deux points délicats furent la rédaction du script : trois mois avant le début des prises de vue, il n'était toujours pas bouclé pour cause de conflits perpétuels entre Ryuhei, le producteur et l'auteur du manga Yu Koyama, puis l'entraînement des acteurs. Un apprentissage d'autant plus difficile que le réalisateur souhaitait qu'un maximum de scènes de combats soit exécuté par les comédiens eux-mêmes et non par des cascadeurs, bien que deux d'entre-eux furent engagés (pour bien peu de choses apparemment) pour épauler Ueto Aya.

Toute la seconde moitié du documentaire s'attarde ensuite sur le tournage à proprement parlé, qui débuta d'ailleurs, dès la première scène, par une blessure, heureusement sans trop de gravité, de la jeune actrice à qui l'on confia par la suite un sabre en bambou, plus léger et plus simple à manier. Près d'un quart d'heure est consacré exclusivement à la bataille finale avec d'inévitables répétitions par rapport au précédent making of, mais avec toutefois quelques précisions concernant les effets spéciaux et les désaccords (encore !) entre le réalisateur et son directeur de la photo. Les dix dernières minutes sont ensuite dédiées au montage : la première version durait plus de trois heures alors que le producteur, pour des raisons de séances ciné, souhaitait un film n'excédant pas les deux heures.

Le disque de bonus se conclut avec quelques croquis préparatoires, deux bandes-annonces, deux spots TV, et un clip. En définitive, si l'on peut dire que les deux documentaires délivrent leur lot d'informations, on pourra toutefois regretter qu'ils ne se penchent pas davantage sur les très nombreux effets visuels, ainsi que sur la musique très présente au cours du film.
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