24 heures chrono - Saison 2 - DVD

24 heures chrono, 2001

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24 heures chrono - Saison 2
3,8
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Test DVD - 24 heures chrono - Saison 2

Rédigé le 13 oct 2004 par Stéphane ArgentinStéphane Argentin

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Star Rating 9
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Star Rating 6
Avis bonus
Star Rating 8
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Test technique

Un rendu tout aussi granuleux que la première saison, mais voulu comme tel de par un tournage essentiellement effectué caméra à l'épaule dans un style « live-documentaire ». La gestion des couleurs et des contrastes aux différentes heures de la journée (aube/aurore, plein jour, nuit) est par ailleurs toujours aussi bien maîtrisée, tandis que l'encodage se révèle plus abouti et ne présente plus (ou presque) de défaillances. À noter enfin qu'il s'agit, tout comme la saison 1 sortie en France l'an passé, de master US, comme en témoignent toutes les inscriptions en anglais à même la copie.


Attention : la note est la moyenne de la VO et de la VF
VO : 9/10
La simple et pourtant épatante piste Dolby Surround de la première saison laissait présager le meilleur pour un passage au 5.1. À l'arrivée, l'essai est plus qu'impeccablement transformé, d'autant que les nombreuses scènes d'action donnent tout loisir à la bande-son de pleinement s'exprimer, au travers de tirs fusant dans toutes les directions avec une grande précision (épisodes 9 : 16-17h et épisode 17 : 1-2h). D'une manière générale, l'ensemble des effets, et notamment les passages d'engins volants (hélicoptères dès le premier épisode), profite pleinement de cet apport.

Mais là ne réside (heureusement) pas tout le gain offert par le 5.1, puisque la musique, également beaucoup plus présente, bénéficie à son tour d'un surcroît d'ampleur, tandis que les dialogues demeurent pour leur part toujours aussi limpides, même lorsqu'ils sont murmurés. Dernier apport du 5.1, le 5.1, justement, soit le canal de graves qui sans en faire des tonnes profite lui aussi joliment de ce mixage, notamment lors des « arrivées » et des « départs » des split-screens, telle une lourde porte se refermant, ou bien, sans doute le summum de son utilisation, lors de la conclusion de l'épisode 15 : 22-23h et l'ouverture de l'épisode 16 : 23-24h.

VF : 3/10
Dès le tout premier épisode, le fossé qui sépare la piste VO et la piste VF est si énorme qu'on se demande tout d'abord si la seconde bénéficie bien d'un encodage DD 5.1, si quelque chose ne s'est pas déréglé dans son matos, et enfin si l'on s'est bien lavé les oreilles ce matin ! Vérification faite sur chacun de ces trois points, les épisodes suivants le confirment : la VF est d'une platitude consternante ! Dans le meilleur des cas, elle nous offre une façade avant faiblarde aux dialogues excentrés et sans le moindre effet Surround, et dans le pire… du mono ! Des exemples, parmi tant d'autres : l'hélicoptère qui fait le tour des enceintes à 4min 2s dans le tout premier épisode, l'utilisation des basses fréquences lors des ouvertures / fermetures de split-screens ou bien de l'explosion à la fin de l'épisode 15 : 22-23h, la fusillade à 18min 55s dans l'épisode 17 : 1-2h…

C'est littéralement tout l'impact de la série, et de cette seconde saison en particulier, qui en prend un coup. Et ce n'est certainement pas la seule différence de taux d'encodage qui justifie cette différence (VO à 448Kb/s et VF à 384Kb/s). Contacté à ce sujet, l'éditeur nous a expliqué que la VF était en fait un mixage 2.0 encodé en 5.1. D'accord ! Mais cela n'explique toujours pas pour autant une piste aussi exiguë ! La VF DD 2.0 Surround de la première saison était pourtant très percutante, et au coude à coude avec la VO. Les amateurs de VF en seront hélas pour leurs frais…

Test des bonus

Si le coffret de la première saison nous avait désespérément laissé sur notre faim avec pour tout supplément une simple fin alternative et un teaser-promo de la série, celui de la saison 2 corrige définitivement le tir en offrant à la fois aux fans et aux DVDphiles ce qu'ils attendaient (réclamaient) à cor et à cris : des bonus.

Packaging et menus : des progrès, mais encore du chemin à faire
De deux choses l'une : soit les concepteurs des coffrets DVD ne savent pas ce qu'ils font, soit, au contraire, ils ne le savent que trop bien et visent directement un public ayant déjà connaissance de la série et plus précisément de chaque saison. Comment expliquer autrement l'incroyable quantité de photos « spoiler » présentes sur les volets dépliants contenant les disques ou au sein même des menus ? Si, par rapport à la saison 1, ces derniers sont plus sobres, moins démonstratifs, avec à présent des menus fixes accompagnés du thème musical de la série, une fois le choix d'épisode effectué, le (sous) menu qui apparaît alors dévoile presque à chaque fois un moment clé de celui-ci ! On ne saurait donc que trop conseiller à nouveau (et comme pour la saison 1) soit de lancer l'épisode « à l'aveugle », sans regarder ledit écran (une fois le choix d'épisode effectué, le positionnement par défaut sur le menu suivant est l'envoi de celui-ci), soit de lancer la lecture intégrale du disque – auquel cas les quatre épisodes du DVD en question seront visionnés les uns à la suite des autres, sans qu'il soit nécessaire de repasser par les menus.

Mais une fois encore, pourquoi avoir choisi des photos aussi « parlantes » pour illustrer l'emballage et les menus ? N'y a-t-il donc pas suffisamment d'autres scènes, d'autres images dans la série pouvant servir, sans pour autant dévoiler la plupart des surprises ? Allez, encore un petit effort et le troisième essai (i.e. le coffret de la troisième saison) sera le bon.

Encore un petit effort de chapitrage
Autre point, lui aussi, encore perfectible : le chapitrage. Si ce dernier est à présent plus « fin » (douze chapitres par épisode au lieu de cinq pour la saison 1), il est en revanche toujours aussi regrettable que le second de ces chapitres ne soit pas encore systématiquement positionné après le résumé en début d'épisode. En effet, si une partie (environ la moitié) l'est ainsi, un petit effort reste encore à faire de ce côté-là également, afin que les personnes désireuses de visionner plusieurs épisodes (les quatre d'un même disque par exemple) puissent ainsi « passer » ces résumés. Mais assez discuté des « correctifs » à apporter au contenant, et parlons à présent du contenu, à savoir les suppléments en eux-mêmes (tous VOSTF).

Commentaires audio
Au nombre de six (un épisode commenté par disque), ces enregistrements ont été effectués au cours du tournage-même, comme il nous l'est précisé à plusieurs reprises. Si un tronc commun se dégage de tous (gros travail de [ré]écriture, utilisation des split-screens, des téléphones [portables], dramaturgie des personnages, jeu des acteurs…), chacun apporte son lot d'informations distinctes dans une ambiance toujours décontractée (les intervenants se marrent [très] souvent).


Sur le premier disque (épisode 4 : 11-12h), les trois acteurs Carlos Bernard (Tony Almeida), Sarah Wynter (Kate Warner) et Michelle Forbes (Lynne Kresge) sont sans aucun doute les plus « déchaînés » de tous (les deux actrices trouvent tout le monde « hot »), mais réussissent néanmoins entre deux éclats de rire à nous distiller quelques croustillantes anecdotes (la théorie du gentil / méchant à base d'IBM PC / Mac), à nous parler de la réaction des fans qui, on s'en doute, adorent le personnage de Jack Bauer (Sarah Wynter se fait réprimander par l'un d'eux à cause de l'une de ses répliques), ou bien, plus généralement, à nous confier leurs sentiments et expériences personnels sur la série : premier réflexe à la lecture des scénarios, regarder si son personnage ne meurt pas à la fin de l'épisode, les scènes de téléphone toujours filmées avec l'autre acteur donnant la réplique hors champ (plus facile à jouer), Michelle Forbes qui n'avait signé au départ que pour dix épisodes…


Sur le second disque (épisode 6 : 13-14h), on trouve le réalisateur Jon Cassar et l'actrice Sarah Clarke (Nina Myers). Le premier nous parle de son investissement croissant au sein de la série (il n'avait réalisé que deux épisodes de la première saison contre neuf dans la deuxième), de l'emploi obligatoire des split-screens afin de rendre les scènes téléphoniques plus vivantes, moins chiantes, les acteurs n'ayant d'ailleurs parfois que de telles scènes à tourner durant plusieurs jours d'affilée, ou encore de la dernière scène de l'épisode, prévue à l'origine comme ouverture du suivant. Sarah Clarke aborde à de nombreuses reprises les différences entre les deux saisons, au travers bien entendu de l'évolution de son personnage mais aussi du rôle « d'essuyage de plâtre » auquel tous ont tous dû faire face pour la saison inaugurale, par opposition à la « mécanique à présent bien mieux huilée », comme toute nouvelle série, mais un peu plus de par les « originalités » de 24.


Le troisième disque (épisode 10 : 17-18h) donne la parole à Joel Surnow (créateur, producteur et scénariste de la série) et à l'actrice Penny Johnson Jerald (Sherry Palmer). Leurs propos sont davantage « scéniques », la comédienne n'hésitant pas à dire lorsqu'une scène lui déplait aussi bien au niveau du montage, de l'action que des dialogues, alors que Joel Surnow nous précise les différentes scènes refaites ou bien tournées après coup afin d'homogénéiser l'épisode, tandis qu'il est le premier à reconnaître que la série n'aurait jamais pu voir le jour il y a seulement dix ans pour cause de l'absence de téléphones portables. Tous deux soulignent également l'importance du montage, de l'immobilité des personnages et du calme des dialogues, posés et à voix basse afin d'accroître l'intensité des scènes dramatiques.

Le quatrième disque (épisode 15 : 22-23h) fait intervenir Robert Cochran (créateur, producteur et scénariste de la série) et l'acteur Xander Berkeley (George Mason). Leurs propos rejoignent, ou plus exactement complètent, les précédents concernant les scènes dramatiques où le langage visuel y est primordial : « Les expressions du visage valent tous les mots. » Robert Cochran précise que tous les membres de l'équipe sans exception (acteurs, techniciens…) participent à la cohérence de la série, en pointant du doigt les défaillances des scénarios. Xander Berkeley, qui a effectué pas mal de recherches pour son personnage dans cette deuxième saison, évoque sa grande complicité avec Kiefer Sutherland dès le début de la série, car ils ont tous deux des antécédents dans le cinéma et non la télévision, mais aussi du fait que leur personnage respectif ont le même but mais pas les mêmes méthodes.


Sur le cinquième disque (épisode 20 : 3-4h), on trouve Kiefer Sutherland (Jack Bauer) et Joel Surnow – bien que celui-ci ne soit pas mentionné dans le menu du DVD. Dès le début, ils abordent les réactions difficiles des fans face aux évènements que traversent Jack Bauer dans cette seconde saison. Afin d'accroître encore davantage la tension, un soin tout particulier est apporté au niveau de la direction artistique, notamment par l'ajout de nombreuses petites touches de rouge. Ils justifient également l'absence des besoins vitaux (aller aux toilettes, manger…), soit l'un des principaux reproches à l'encontre de la série comme détournant la dramaturgie de celle-ci. Quelques anecdotes sont également de la partie : l'explication-justification scénaristique des béquilles de Carlos Bernard (Tony Almeida), blessé en réalité au cours d'une partie de basket (« la série s'adapte aux impératifs du quotidien », nous dit alors Joel Surnow), ou encore Lourdes Benedicto (Carrie Tuner) qui soudoie un agent de police, expliquant son retard pour son premier jour de tournage.


Dennis Haysbert (le président David Palmer) et Howard Gordon (producteur et scénariste de la série) concluent la rubrique commentaire audio dans le sixième disque (épisode 21 : 4-5h). Ils nous parlent du statut assez particulier et non conventionnel de l'épisode par rapport au reste de la série, car les deux tiers se déroulent dans une seule et unique pièce même si toutes les scènes, y compris celles en vidéoconférences projetées sur les écrans, ont en réalité été filmées en même temps sur quatre plateaux différents. Un minimum de crédibilité a également été de rigueur vis-à-vis de la constitution des États-Unis pour cet épisode, tandis que, dans un registre plus anecdotique, de nombreuses personnes abordent désormais Dennis Haysbert pour savoir s'il sera réellement candidat aux présidentielles un jour.

Scènes coupées
Ces scènes, éparpillées sur l'ensemble des six disques contenant les vingt-quatre épisodes, sont visibles soit individuellement, soit directement en cours de visionnage via le procédé de « seamless branching ». Toutes en 16/9 et Dolby Surround, ces scènes ne sont toutefois pas disponibles sur tous les épisodes (dix-huit en tout, pour être précis) et varient aussi bien en nombre (de un à cinq par épisode) qu'en durée (de 30s à 4min). Toutes ces séquences se retrouvent également sur le septième disque, consacré aux bonus, avec cette fois un commentaire audio de Jon Cassar (réalisateur) et de Rodney Charters (directeur photo) expliquant les raisons de ces coupes : ralentissement de l'action, redondance avec une autre scène, ou bien tout simplement épisode trop long.


Le reste des suppléments se trouve uniquement sur le septième disque, à commencer par une scène multi angles (trois, au total) d'interrogatoire (7min 53s), filmée avec deux caméras et nécessitant pas moins de vingt-quatre emplacements différents. On trouve ensuite le maladroitement intitulé On the button : The Destruction of CTU (13min 18s), où l'on découvre le travail de coordination entre cascadeurs (multiples répétitions des mouvements) et pyrotechniciens (air comprimé, propane et câblage), au cours des quatre jours de préparation de la séquence en question, pour une intervention au troisième épisode. Pour les raisons (habituelles sur la série) de budget serré, ladite scène, filmée avec quatre caméras, ne pourra être exécutée qu'une seule fois.

24 exposed
Le dernier bonus, et non des moindres, est le documentaire intitulé 24 exposed découpé (?) en deux parties (16/9, 45min 37s et 42min 19s), qui nous fait pénétrer dans les coulisses du tournage des deux derniers épisodes de la deuxième saison, tout en reprenant une des originalités de la série, à savoir l'emploi du split-screen, le plus souvent pour mettre en parallèle le plateau et ses coulisses. La première partie s'attarde principalement sur la préproduction, à commencer par le scénario. Chaque exemplaire de celui-ci est numéroté (une éventuelle « fuite » serait alors immédiatement connue) et imprimé sur papier rouge (rendant vaine toute tentative de photocopie). La fin des épisodes, et a fortiori celle de la saison, n'est toutefois dévoilée qu'à la toute dernière minute, au cours des réunions régulières qui font intervenir les différents départements. Malgré de telles précautions, les créateurs-scénaristes, dans leur infinie parano, vont même jusqu'à ne dévoiler qu'une fin partielle, voire erronée, à leur équipe, afin de brouiller les pistes (cf. la blague du 1er avril). Les repérages peuvent ensuite débuter (parfois même en cours d'écriture), avec la même échelle de temps pour chaque épisode : sept jours et demi pour préparer, et autant pour tourner et tout boucler (beaucoup plus complexe, le tout dernier épisode bénéficiera de deux semaines de tournage).


Présent dans de nombreuses séquences, et particulièrement lors du final, Kiefer Sutherland occupe par conséquent une large place dans cette préparation. Au-delà d'un entraînement de quatre jours pour une scène particulièrement physique de 40s à l'écran, il s'intéresse au moindre détail de son personnage (placements, déplacements, dialogues…), dont il débat avec le réalisateur Jon Cassar, car, en dépit de préparations assez minutieuses, les scénarios ne sont écrits que dans les grandes lignes et de nombreuses libertés sont laissées aux réalisateurs (il n'est pas rare d'observer jusqu'à une dizaine de changements dans le scénario en l'espace de deux-trois jours de tournage). Une tout aussi grande part du documentaire est consacrée aux acteurs de cette deuxième saison (autre que Kiefer Sutherland), ainsi qu'au casting des guest stars n'intervenant que dans une poignée d'épisodes.


La fin du documentaire est consacrée à la toute dernière scène de la saison. Et, à nouveau, le plus grand secret est maintenu sur cet épilogue puisque seules quatre personnes (le réalisateur, le superviseur du scénario et deux acteurs) en seront informées la veille du tournage. Mais, comme si de telles précautions ne suffisaient pas, ladite scène, tournée en présence de nombreux figurants, sera « camouflée » afin que d'éventuelles (inévitables ?) fuites se révèlent faussées. Si ce documentaire s'avère très complet, en suivant au jour le jour les coulisses du tournage, on pourra éventuellement lui reprocher de manquer d'approfondissement dans certains domaines : la photographie (donner l'illusion d'un horaire précis, quel que soit l'éclairage solaire réel), les costumes (harmonie colorimétrique avec les décors, les accessoires), les armes et le montage.


Au final, ce coffret de la deuxième saison effectue un quasi-sans-faute en corrigeant les « absences » de la première (5.1 et suppléments), mais dispose hélas à nouveau d'un packaging et de menus qui en dévoilent trop.

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