Night watch - DVD

Night watch

Night watch
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TEST TECHNIQUE

07 mar 2006 Par Stéphane Argentin

Alors le voilà, ce fameux film de vampires qui a explosé le box-office russe il y a de cela deux ans, au point de générer la mise en chantier de deux suites (syndrome de la trilogie, quand tu nous tiens…), existant déjà en librairie, il est vrai. Si à la rédaction d'Écran Large on essaie d'éviter les parallèles vaseux, on ne peut s'empêcher de rapprocher la vision de Night watch à la dégustation d'une salade russe. Avec comme ingrédients principaux, une bonne dose de Blade par son évocation moderne et urbaine du mythe du vampire, un bonne louche de Underworld par la lutte que se livrent deux sociétés secrètes de surhommes, un soupçon de Highlander pour une introduction historique et martiale, le tout copieusement arrosé d'une rasade de Matrix avec parcours initiatique pour héros ambivalent à la destinée prophétique et quelques scènes de bullet-time. Sans oublier des petits morceaux de Star wars dedans, avec sa lutte du bien et du mal, un mentor maléfique ou bienveillant et un protagoniste capable de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Ouf !


Ce procédé ultraréférentiel ne nuit en rien à une première moitié de film plutôt enlevée (on peut d'ailleurs s'amuser à égrener les divers emprunts), usant avec soin d'un cadre moscovite terne et réaliste, et s'appuyant sur une ambiance de fin du monde savamment distillée, sans oublier une bonne petite pointe d'humour (le Néo de l'Est carbure à la vodka, les cascades sont faites en camion !). Jamais avare sur le gore, et disposant d'effets spéciaux visuels et de maquillage de qualité, Night watch ne tient malheureusement pas ses bonnes ambitions sur la longueur. Car le réalisateur Timur Bekmambetov a inutilement compliqué son intrigue, et on se retrouve à suivre pratiquement trois intrigues parallèles qui, pour certaines, se résument à de longs tunnels scénaristiques, avec en sus, une amorce de film catastrophe, avec son avion de ligne en perdition au-dessus de Moscou. Tout comme la profusion de caractères de second plan qui sont trop prestement évacués sans que leur potentiel soit correctement utilisé (le duo Ours/Tigresse et la chanteuse vampire Alisa), donnant le sentiment de voir une longue article-details_c-trailers plutôt qu'un film pleinement construit (le syndrome de la trilogie cité plus haut).


Ce qui est dommage, car dans certaines scènes, Timur Bekmambetov se révèle être un metteur en scène plutôt inspiré (une scène de chasse au vampire invisible, dynamique et sanglante à souhait) qui sait également user intelligemment du numérique, comme le démontre le plan de la chute d'un boulon d'un avion directement dans la tasse à café d'un protagoniste. Mais la volonté de faire « cut » ne lui permet pas d'exploiter au mieux ses comédiens, qui se débrouillent plutôt bien dans ce foutoir ambiant. On déplorera aussi cette constance de vouloir ajouter inutilement du dialogue là où une ellipse narrative aurait été la bienvenue. De même, la mauvaise idée de faire un final très ambitieux, cumulant bataille épique interdimensionnelle et duel « épée contre néon » (!?) qu'un montage trop brouillon finira par plomber, démontre plus la volonté d'exposer un savoir-faire, façon d'en remontrer au cinéma hollywoodien, que celle de servir une histoire qui finit par aller dans tous les sens.


Il reste à espérer que pour les deux épisodes prévus à l'horizon 2006, Timur Bekmambetov, qui reste aux commandes, saura savamment rectifier le tir, et proposer un spectacle plus enlevé et maîtrisé. Car même pour faire une bonne salade russe, il ne suffit pas d'avoir les ingrédients et une recette éprouvée, il faut que le chef soit aussi bien inspiré.

Patrick Antona.


Le DVD n'apportera que très peu de lumière sur les coulisses de fabrication du film. En dehors d'une avant-première de Day watch (alias Night watch 2) où l'on nous annonce uniquement que le deuxième volet clôturera la partie russe de l'histoire (3min32s) et d'une article-details_c-trailers de Broken saints, dessin animé canadien pour le moins singulier (3min16s), le seul supplément digne d'intérêt aurait pu (dû) être le commentaire audio du réalisateur. Hélas, ce dernier n'aborde que très rarement l'aspect technique, et se focalise avant tout sur l'histoire, les acteurs et le tournage dans tel ou tel lieu, ses propos s'étiolant de plus en plus au fur et à mesure que le film progresse.


Techniquement en revanche, il n'y a pas grand-chose à redire. Le DD 5.1 se montre puissant et dynamique, avec une petite préférence pour la VO, mais aurait gagné à offrir une meilleure séparation des différents canaux. Quant à l'image, à l'exception d'une ou deux taches blanches sur la copie et d'une ou deux défaillances compressives, l'ensemble est quasi parfait et parvient à déjouer tous les pièges d'une photographie et d'une mise en scène facétieuses.

CETTE EDITION

Disque 1: Night watch
Emballage: Amaray
Duree: 110 min
Format d'image: 1.85:1
Type de disque: 1 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Commentaire audio
    Avant-première Day watch (alias Night watch 2)
    Bande-annonce de Broken saints

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La Rédaction 02/04/2007 20:57 par La Rédaction

[DVD] Night watch - Zone 2

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