Vengeance des monstres (La)
Vengeance des monstres (La)- REALISATEUR:Larry Cohen
- ACTEURS:Michael Moriarty, Karen Black, Laurene Landon
- GENRE:Fantastique
- EDITEUR:Warner Home Video
- DATE DE SORTIE:20 octobre 2004
TEST TECHNIQUE
La recette appliquée est toujours la même, mais elle est cette fois-ci sans aucune saveur. Les péripéties s'enchaînent sans véritable surprise, même, oserait-on dire, sans âme. La séquence d'accouchement prégénérique devient un « gimmick ». Le côté eighties est marqué, car il est dû en grande partie à sa date de réalisation (1987, la même année que Hellraiser et The Hidden, deux morceaux de choix), mais aussi et surtout à la pauvreté de sa facture plastique, au choix d'une photo très inégale (pourtant signée Daniel Pearl, responsable de celle de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper), et dont l'unique scène d'amour pourrait en être le résumé, alors qu'il s'agit paradoxalement d'une des scènes les plus intéressantes pour ce qu'elle raconte (explication plus bas dans l'analyse du commentaire audio).
On retrouve cependant avec plaisir l'acteur Gerrit Graham, qui incarne ici le rôle d'un avocat opposé à la sauvegarde des nourrissons, autrefois célébré pour sa performance dans Phantom of the Paradise, dans lequel il finissait électrocuté sur scène.

Les monstres sont cette fois-ci retenus en captivité et ne sont pas à l'abri de leur poursuivants, tout en subissant des mutations génétiques qui réveillent la curiosité des scientifiques. C'est en fait celle du spectateur qui est délaissée, car l'ennui pointe vite devant ces pérégrinations plus « anthropologiques » que fantastiques. Le scénario est bien plus bancal et la mise en scène n'y peut rien. Les séquences d'attaque sont bien trop cheap pour fonctionner, que ce soit celle lancée contre les humains avec ces quelques plans gore, ou l'explosion très Z d'une maquette d'hélicoptère au-dessus de la mer. Les maquillages sont ratés pour les faciès animés en gros plan, et l'utilisation abusive des sempiternels plans larges pour les décors n‘arrange rien. Le pire est atteint lors de l'assaut des bébés monstres dans les scènes finales, avec un côté parodique triste à voir. L'interprétation fade de Michael Moriarty apporte un petit cachet « Les Jeudis de l'angoisse », sans arriver à atteindre la qualité de certains des téléfilms qui égrenaient ses diffusions, le ratio 1.85 n'empêchant pas cette impression de téléfilm à la photo standard.
Une conclusion qui reste difficile à avaler, tant la qualité décroît au fur et à mesure des épisodes pour se terminer d'une façon bien laborieuse.

Comme pour les deux autres titres de la série, excepté la présence de la article-details_c-trailers originale en VO non sous-titrée, qui s'apparente plus à un teaser, et un commentaire audio du réalisateur, l‘interactivité est inexistante. Pas d'animation pour les menus, qui sont fixes mais musicaux. Comme d'habitude, l'absence de sous-titres sur le commentaire audio réserve ce dernier aux seuls anglophones, qui pourront écouter un Larry Cohen bavard livrant bon nombre d'anecdotes, comme lors de son intervention sur le DVD du Monstre est vivant .
À l'image d'un de ses souvenirs, très intéressant du point de vue sociologique : dans la seule scène d'amour, le personnage féminin dit à Michael Moriarty : « Ne me touche pas ! », de peur d'être contaminé. Comme le réalisateur le dit lui-même, le virus du sida venait d'apparaître au tournant des années 1983-1984, et c'est l'un des premiers à en parler via la métaphore du couple qui, ayant des rapports, est susceptible de transmettre le virus, tout comme les femmes en accouchant mettent au monde des monstres. L'analogie sexuelle est indéniable et rappelle qu'un autre film l'évoquait de façon encore plus visionnaire, à savoir The Thing, de John Carpenter, réalisé en 1982.
Ce troisième épisode, et c'est logique car il est le plus récent, possède la meilleure copie. Toutefois, il perd tout le grain initial qui fait le charme du premier, Le monstre est vivant , lui donnant du même coup un cachet très téléfilm.
Le troisième opus, malheureusement le plus mauvais, rattrape un peu la donne en bénéficiant d'un Dolby Stéréo 2.0, parvenant à développer un semblant d'ambiance sur trois voix, mais reste tout de même très timide. La spatialisation des effets est donc très légère, mais rattrape une VF en mono sans aucune présence.
Michel Strachinescu
CETTE EDITION
Emballage: Amaray
Duree: 95 min
Format d'image: 1.85:1
Type de disque: 1 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL
DISQUE 1
Commentaire audio de Larry Cohen
Bande-annonce
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02/04/2007 19:49 par La Rédaction
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